Culture

Le fils de Richard O’Brien raconte Rocky Horror, et son documentaire sort juste à temps pour Halloween

posted by Vincent 29 octobre 2026
Affiche du documentaire Strange Journey: The Story of Rocky Horror, avec Tim Curry en Frank-N-Furter

Il y a des objets culturels qui refusent de mourir. Rocky Horror en fait partie. Un demi-siècle après le film, un documentaire passe sur Arte ce vendredi 30 octobre à 22h35, et le hasard du calendrier fait plutôt bien les choses.

The Rocky Horror Show, éternel, culte et transgressif. Le titre français en fait des tonnes, mais le sujet les mérite un peu. Derrière la caméra, on trouve Linus O’Brien, le fils de Richard O’Brien, celui qui a inventé tout ça. Autant dire que le regard est intime, parfois trop, et c’est aussi ce qui rend l’exercice touchant.

Petit rappel pour celles et ceux qui n’ont jamais chanté Time Warp à minuit, un verre à la main. En 1973, une petite comédie musicale est montée dans un théâtre londonien de seconde zone. Deux ans plus tard, l’adaptation au cinéma se plante en beauté. Et puis les séances de minuit arrivent, le public se déguise, répond aux répliques, balance du riz et de l’eau sur l’écran, et un bide se transforme en l’un des films restés le plus longtemps à l’affiche de toute l’histoire.

Le documentaire raconte ça très bien, avec Tim Curry, Susan Sarandon, Jack Black ou la drag queen Trixie Mattel qui défilent devant la caméra. 90 minutes, pas une de trop. On y comprend surtout une chose. Rocky Horror a offert un refuge à toute une génération qui n’avait nulle part où poser sa bizarrerie. Le glam rock, les bas résille, la liberté de genre affichée crânement dès 1975, c’était une vraie petite révolution déguisée en nanar du samedi soir.

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Le film n’est pas parfait. Il accumule un peu les témoignages, frôle par moments l’album de famille, et ceux qui détestent déjà la chose n’y trouveront aucune raison de changer d’avis. Mais pour les autres, c’est un beau moment de nostalgie intelligente. La critique anglo-saxonne ne s’y est pas trompée, l’accueil outre-Atlantique a été quasi unanime.

Ce qui m’a le plus touché, c’est la façon dont Richard O’Brien conclut. Il finit par lâcher que Rocky Horror ne lui appartient plus, qu’il est maintenant la propriété des fans. Venant du créateur lui-même, c’est une jolie leçon d’humilité.

Branchez Arte vendredi soir, ou attrapez-le en replay juste après. Et si possible, pas tout seul.

Crédit photo : Strange Journey – The Story of Rocky Horror (visuel officiel)

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