Culture

Deva Cassel hante l’Opéra Garnier, et la première adaptation française du Fantôme de l’Opéra arrive le 28 octobre

posted by Vincent 18 septembre 2026
Affiche du film Le Fantome de l'Opera (2026) d'Alexandre Castagnetti, avec Deva Cassel, Romain Duris et Julien de Saint Jean

Le roman de Gaston Leroux a plus de cent dix ans. Il a été porté à l’écran une bonne quinzaine de fois depuis 1916, monté en comédie musicale à Broadway, décliné à toutes les sauces du côté d’Hollywood. Et pourtant, aucun cinéaste français ne s’y était jamais collé pour de vrai. C’est chose faite avec le film d’Alexandre Castagnetti, à qui l’on doit Tamara, qui débarque en salle le 28 octobre après un premier report (il était calé au 23 septembre).

Le pari est osé. Castagnetti ne signe pas une reconstitution en costumes façon 1910. Il transpose l’histoire dans le Paris d’aujourd’hui. Anastasia, jeune danseuse, intègre l’Opéra national de Paris, répète un ballet inspiré d’un opéra maudit, tombe amoureuse d’un pianiste énigmatique, et les accidents inexpliqués s’enchaînent à mesure qu’approche la première. Vous connaissez la mécanique du Fantôme : la passion, l’obsession, le masque, les sous-sols noyés d’eau. Sauf que voilà, tout ça se joue désormais en baskets et en smartphones.

En tête d’affiche, Deva Cassel campe Anastasia, Julien de Saint Jean prête ses traits au Fantôme (le fameux Ernest Dupré) et Romain Duris joue le prétendant. Autour d’eux, un vrai atout : les danseurs étoiles de l’Opéra de Paris Dorothée Gilbert et Guillaume Diop, plus Axel Auriant. Le tournage s’est fait pour de bon à l’Opéra Garnier et à la Cité du cinéma de Saint-Denis, pour un budget de 18,45 millions d’euros. Ce n’est pas rien pour une production française.

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Là où ça se corse, c’est le ton. Les premières images renvoient une atmosphère très young adult, quelque part entre le thriller romantique et le fantastique, et certains y ont déjà vu comme un air de Twilight. On peut trouver ça casse-gueule ou franchement gonflé, selon votre humeur. Le film surfe clairement sur la vague des relectures de classiques français qui ont cartonné ces dernières années, du Comte de Monte-Cristo aux Trois Mousquetaires.

N’empêche que l’idée de filmer Garnier de l’intérieur, avec de vrais danseurs de la maison, a de quoi accrocher bien au-delà du public ado. Si le mélange prend, on tient une jolie porte d’entrée vers Leroux pour une génération qui ne l’a jamais lu. Si ça rate, ce sera un beau gâchis de décor. À vous de voir, en salle le 28 octobre.

Crédit photo : SND

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