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Ju le Zébu

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Lettre à mes règles (II)

Posté par Ju le Zébu 14 janvier 2018 0 commentaire

Salut vous,

Aujourd’hui j’ai une chose à vous dire : merde.

Alors oui, c’est sympa de passer. Surtout qu’étant donné mes états d’âmes et pics de stress des mois de décembre et novembre, ça ne devait pas être facile pour vous de préparer le terrain. Et puis avec cette pilule du lendemain, bombe d’hormones, prise en octobre, ça n’a pas dû être évident de rétablir l’équilibre. Vous étiez en avance et bien timides après ça. Je ne vous ai pas tout de suite reconnu.

Par contre, là pour janvier, vous avez mis le paquet. Jamais vous ne m’aviez réveillé si tôt le matin ou au milieu de la nuit pour me laisser me tordre, rouler et retourner pour essayer d’apaiser le tohu-bohu causé. J’ai été littéralement réveillée par le mal de ventre. Merci l’état de fatigue cumulé à l’inconfort général de votre arrivé. Merci bien. Alors certes, j’étais en vacances, posée à la maison et donc sans obligations sociales mais le lendemain vous étiez sensées vous calmer, laisser tranquillement le sang s’écouler. Mais non. Vous savez me rappeler que vous n’êtes pas aussi prévisibles qu’une machine. J’aurais cependant apprécié que la piqûre de rappel se fasse un autre jour que celui de mon déménagement. Transporter des cartons, le voyage chaotique sur les routes de campagne, mes parents qui font de leur mieux mais qui me tapent sur les nerfs… Et puis l’angoisse décuplée d’habiter seule pour la première fois. Y a pas à dire c’était un beau bazar émotionnel et hormonal dans ma tête et mon corps lorsque mon copain m’a rejoint le soir. Le moins qu’on puisse dire, c’est que j’étais à coté de mes pompes, pas dans mon assiette, un peu soupe au lait, une vraie madeleine. Merci bien.

Allez, bonne année et sans rancune,

Ju.

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« Ils disaient que j’étais flemmard » : interview d’un dys’

Posté par Ju le Zébu 4 janvier 2018 0 commentaire

Est ce que tu saurais définir ce qu’est la dyslexie ?

La dyslexie, c’est confondre certaines lettres, genre le b, le d et le p, ou encore le w et le v, à l’oral comme à l’écrit. Enfin pour moi personnellement. Et quand je lis aussi. Du coup ça me fait confondre des mots.

Comment tu t’en es rendu compte ?

C’est mes parents qui s’en sont rendus compte, vers 6 ans, donc au CE1. Ils s’en sont rendus compte dès que j’ai commencé à écrire, et m’ont envoyé voir une orthophoniste. Les professeurs, à cet age là, s’en sont pas rendus compte : ils disaient que j’étais flemmard, que je n’écoutais pas en classe. Plus tard, vers le CM2, la 6e par contre, les profs me disaient que j’étais analphabète, c’était assez violent. On me reprochait d’être feignant, mais aussi d’être plus bête que la moyenne.

Du coup, comment ta mère a réagi ?

J’avais des cours particuliers avec ma mère, ou j’écrivais beaucoup de dictées, et je lisais beaucoup pour compenser. L’orthophoniste m’a beaucoup aidé : elle me faisait jouer à des jeux pour ne pas confondre les lettres. C’était vraiment bien, parce qu’on apprend plus facilement en s’amusant et ça m’a permis de ne pas bloquer sur la lecture et l’écriture. Par exemple, on écrivait des histoires ensemble, et je devais écrire des bouts de l’histoire. On corrigeait ensuite ensemble.

Tu as fais combien de temps chez l’orthophoniste ?

Du CP jusque en 4e. Ma mère a vraiment remarqué tôt qu’il y avait quelque chose chez moi, et que ce n’était pas de la feignantise. Elle a vraiment assuré, surtout qu’elle ne connaissait même pas l’existence de ce handicap, c’était aussi un monde nouveau pour elle, et elle s’est vraiment battu pour que je puisse rattraper mon retard en lecture et écriture. C’était des amis à elle qui lui ont conseillé d’aller voir un orthophoniste, pour voir si tout allait bien.

Ensuite, c’est l’orthophoniste qui a diagnostiqué la dyslexie. Suite à ça, ma mère en a parlé aux professeurs, et ils ont eu du mal à l’accepter, ils comprenaient pas. Ils disaient que c’était des excuses au fait que je sois un mauvais élève, et ils ne reconnaissaient pas du tout que j’avais un handicap. Après c’était surtout en primaire qu’ils étaient comme ça. Ils s’en foutaient complètement. Quand je suis rentré au collège, certains profs ont commencé à comprendre.

Est-ce que ça se passait bien avec les autres élèves ?

Avec les autres élèves c’était compliqué. J’ai déménagé au collège, et du coup mes anciens amis savaient que j’avais des difficultés donc ils me faisaient pas de réflexions méchantes, mais les nouveaux élèves ne comprenaient pas : il y avait des moqueries, et surtout ils ne comprenaient pas pourquoi j’avais un tiers temps, ils trouvaient que j’étais privilégié et que j’en avais pas besoin. Sans se rendre compte que j’avais un handicap, parce qu’il ne se voit pas. En fait le tiers temps, il me sert beaucoup car ça m’épuise énormément de me concentrer pour pas confondre les lettres. Quand j’étais petit, après deux heures de contrôle j’étais super fatigué, j’allais me coucher directement après. Et puis avec le tiers temps tu es dans une salle à côté, du coup, les autres élèves comprennent directement que j’étais pas comme eux.

Après, à partir du lycée, j’ai arrêté de demander le tiers temps, car c’était plus simple les cours au lycée (j’étais en bac pro), et qu’il y avait moins de cours à l’écrit. Et puis j’avais pas envie de me mettre dans une pièce tout seul aussi.

Est ce que ça a un rapport avec le regard des autres ?

Oui carrément, le jugement des autres m’a beaucoup affecté. Quand je suis arrivé au collège j’ai pris une claque, j’étais nouveau, et les enfants jugeaient beaucoup. Les années collège c’était vraiment les pires. Mais c’est aussi parce qu’il n’y a pas assez de sensibilisation. Franchement, c’est le cas pour tous les handicaps, on n’explique pas aux jeunes ce que c’est et que c’est déjà difficile à vivre, parce qu’il faut compenser, mais en plus de ça, si les autres se moquent, bah ça devient vite invivable. On a tendance à voir que les grandes bases du handicap, mais on sait pas ce que ça recouvre vraiment comme réalité.

Après, les moqueries se sont calmées au lycée. C’est sûrement parce que déjà j’en parlais qu’à mes amis les plus proches. Je n’ai pas pris le tiers temps non plus et j’en parlais pas à tout le monde, car je voulais pas revivre les années collège. Et puis aussi, j’étais en Bac pro du coup il y avait moins l’élitisme de « il faut bien écrire sans faute » par rapport aux bac généraux.

Est ce qu’il y avait d’autres personnes dyslexiques dans les classes ou tu as été ?

Oui, il y en avait deux autres, mais qui ne le disaient pas non plus. Je m’en suis rendu compte, car elles faisaient le même genre de fautes que moi. Et eux, ça n’a pas été pris en charge, alors que moi oui. J’ai eu beaucoup de chance de ce point de vue la, car ça m’a vraiment permis de compenser, j’ai lu beaucoup de livres, et beaucoup de BD. J’ai lu tous les Gaston Lagaffe par exemple. J’ai pas mal de chance car encore aujourd’hui j’aime beaucoup lire, et c’est quelque chose que la plupart des personnes dys aiment pas du tout, car il y a un blocage, ou que c’est dur. Dans ma famille, tout le monde lit énormément. Ça aide.

Maintenant que tu es adulte comment tu le vis ?

Bah beaucoup mieux, déjà parce que c’est très rare que je sois obligé d’écrire maintenant. La plupart du temps, je demande aux autres d’écrire à ma place, parce que j’ai quand même un blocage vis à vis de ça. Je me dis que j’y arriverais pas, c’est compliqué.

Est ce que tu as moins de difficultés avec un téléphone ou un pc pour écrire ?

C’est plus simple, car il y a le correcteur orthographique : j’essaye de bien écrire les mots, et ensuite même si je confonds les lettres, le correcteur va bien me l’écrire donc c’est vachement mieux.

Propos recueillis par Sarah  (amatrice de Shakespeare, jeux de rôle et bon p’tits plats vegan), interview donné par Gabin (doué de ses 10 doigts, cap de tout et fan de Gaston).

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Petits pains au chou-fleur (vegan)

Posté par Ju le Zébu 31 décembre 2017 0 commentaire

Aux Pays-Bas, les grandes surfaces (qui sont souvent moins grandes que les nôtres) proposent des petits magazines dans lesquels on retrouve évidemment leurs produits mais surtout des recettes à réaliser avec ! Classiques, originales… Elles sont en tous les cas savoureuses ! C’est dans les pages du magasin Albert Heijn que j’ai trouvé une recette de petits pains au chou-fleur. Celle-ci contenait cependant des œufs et du fromages, voici une version végétalisée de cette bonne trouvaille (et traduite évidemment) ! Les petits pains sont étonnement moelleux et tout doux en bouche.

Saviez-vous que chou-fleur se dit Bloemkool en néerlandais ?

Pour une dizaine de petits pains il vous faudra :

350g de chou-fleur râpé (l’idéal est d’utiliser un robot)

275g de farine

1 sachet de levure

1 c.c. de thym

2 c.c. de graines de chia qu’il faut faire tremper 15 à 30min dans 90g d’eau

2 c.s. de lait végétal

1 c.c. de sel, du poivre

Huile d’olive

Pour plus de moelleux et un peu de gourmandise du tofu soyeux et/ou du fromage végétal râpé

Préparation :

Préchauffez votre four à 190°C.

Dans un grand saladier, mélangez la farine, le chou, le thym, le sel et le poivre.

Formez un petit puits et ajoutez-y le lait et les graines de chia (et leur eau qui doit être devenue un peu gélatineuse).

Mélangez le tout jusqu’à obtenir une pâte grossière (surtout ne la travailler pas trop longtemps!).

Formez les petits pains et posez les sur une plaque de cuisson (ou utiliser de petits moules).

Aspergez le tout d’huile d’olive et ajoutez un peu de thym sur le dessus des pains. Vous pouvez bien sûr laisser libre cours à votre créativité et préférer des graines ou autre chose !

Enfournez 25min environ.

Servez les petits pains chaud pour accompagner une soupe et dégustez-les avec un fromage (végétal bien;) ) à tartiner.

FoodRecettesVéganisme

Scones vegan : it’s tea time !

Posté par Ju le Zébu 20 décembre 2017 0 commentaire

Célèbres petits pains (ou gâteaux s’il y a du sucre) écossais, les scones se mangent à tout heure mais surtout avec le thé ! On en parle le plus souvent au pluriel, non pas parce qu’on n’en mange jamais qu’un seul (quoi que…), mais parce qu’ils étaient originellement coupés en quatre quarts que l’on appelaient scones alors que le pain entier était un bannock. D’ordinaire composés de lait et de beurre, les petits pains peuvent facilement être réaliser à partir d’ingrédients végétaux. Voici une recette de base, très simple, que vous pouvez au choix faire sucrée ou salée.

Temps de préparation : 15min

Temps de cuisson : 15 à 20min

Ingrédients :

540 g de farine

2 sachets de levure chimique

1 cuillère à café de sel

80 g d’huile (olive ou colza)

350 g de lait végétal

Pour une version salée vous pouvez ajouter les épices de votre choix (thym ou curry) et éventuellement un peu de « faux-mage »

Pour une version sucrée ajouter 50 gramme de sucre et pourquoi pas des éclats de chocolat ou des cubes de pommes avec de la cannelle.

Préparation :

Préchauffez votre four à 180°C.

Dans un saladier, mélangez la farine, la levure, le sel, (le sucre et/ou les épices).

Ajoutez le lait et l’huile et mélangez la pâte jusqu’à obtenir une boule de pâte un peu vulgaire.

Sur une plaque farinée, étalez la pâte (à l’aide d’un rouleau à pâtisser ou d’un verre fariné lui aussi) de manière à ce qu’elle soit épaisse d’environ 3 à 5 cm, puis à l’aide d’un  emporte-pièce formez les scones. Vous pouvez éventuellement faire de petites boules de pâte à la main (en cas de crise ultime de matériel, bien qu’un verre puisse faire office d’emporte-pièce). Enfournez pendant une quinzaine de minutes, jusqu’à ce que le dessus soit un peu doré.

Petit plus : vous pouvez badigeonner à l’aide d’un pinceau les petits pains d’un peu de lait végétal pour qu’ils soient un peu plus doré et fasse une belle croûte !

Servez-les chauds avec du thé (ou de la soupe!) et tartinez-les de margarine, fromage végé, confiture ou pâte à tartiner, selon vos envies sucrées ou salées 🙂

 

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Petites suggestions de libraire (pour les jeunes lecteurs)

Posté par Ju le Zébu 14 décembre 2017 0 commentaire

Et voilà, il ne reste plus que dix jours avant le réveillon. Soit vous faites partie de ces gens très organisés, qui depuis le 15 novembre on déjà tout emballé et étiqueté au nom de l’heureux destinataire, soit vous commencez à stresser grandement, notamment pour votre sœur de 15 ans ou votre filleul de 12 ans. Pas de panique, offrez des livres ! Ils font toujours meilleur impression que n’importe quel gadget jetable. Le livre a de la valeur dans le temps et surtout une portée symbolique importante (objet de savoirs, d’évasion…). Pour les grands lecteurs comme pour les moins aguerris il y aura une bonne option ! Voici quelques suggestions de ce que vous pourrez trouver en librairie au rayon romans et B.D. Recommandés par votre libraire :

* L’aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux

Ce soir-là, Nine, 16 ans, devait aller à la fête de son lycée mais sa mère, Titania, l’emmène dans une cabane isolée au bord d’un lac, où repose le secret de son passé. Tout au long de la nuit, la mère va reconstituer le fil de sa vie, l’histoire de sa famille, qu’elle avait dû cacher à sa fille jusqu’à présent. Il s’agit d’une épopée familiale drôle et parfois tragique, aux personnages attachants. Anne-Laure Bondoux nous emmène au bord du lac avec Nine et sa mère, avec qui on aimerait rester toute la nuit durant, bien accroché.e aux pages du livres !

À partir de 13 ans : L’aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux, Gallimard, 14,90€

* Les Marvels, Brian Selznick

L’apparence de ce livre, hybride entre roman et roman graphique, respire déjà le merveilleux : sa tranche dorée, sa douce couverture violette, . Très bel objet mais aussi palpitante intrigue sur un support original (la partie graphique est plus importante que la partie textuelle). Les Marvels était une illustre famille de comédiens, jouant générations après générations sur la scène d’un grand théâtre londonien. Une famille mythique, légendaire. Dans les années 60, le jeune Joseph rencontre son oncle pour la première fois et découvre cet univers que ce dernier prend soin de maintenir en vie dans une maison qui semble figée dans le passé.

À partir de 11ans : Les Marvels, Brian Selznick, Bayard, 19,90€

* Nouvelle Sparte, Erik L’Homme

Récit de sciences-fiction dans lequel le monde s’est redivisé en trois puissances, dont la Fédération. Les piliers de cette dernière reposent sur les principes philosophiques, intellectuels, religieux et politiques de la Grèce antique. La ville principale est Nouvelle Sparte, cité idéale où sévissent cependant de nombreux attentats. L’Occidie est soupçonnée d’en être responsable. Valère, tout juste fait citoyen, 16 ans, est envoyé en mission d’espionnage dans sa famille occidienne qu’il ne connaît pas encore.

On découvre avec plaisir et une certaine surprise les rites de ce monde (re)nouveau mais aussi et surtout la langue d’Erik L’Homme qui crée ici une ambiance particulière par l’utilisation de termes un peu « novlangue » (on pense à 1984) mais aussi la construction des phrases (parfois un peu à la Yoda!). Il crée ainsi l’illusion d’une certaine distance dans la manière de penser et ressentir et tout à la fois une nouvelle intimité avec une langue que l’on connaît déjà.

À partir de 13-14ans : Nouvelle Sparte, Erik L’Homme, Gallimard, 13,50€

Vous trouverez également la trilogie Génération K de Marine Carteron, La Belle Sauvage de Phillip Pullman ou bien encore Sauveur et fils de Marie-Aude Murail ou bien Le Journal d’Anne Frank adapté pour la première fois en BD, Enola Holmes (édition collector) ou Solo !

Surtout n’oubliez pas de demander conseil à votre libraire 😉

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Sinterklaas kapoentje, gooi wat in mijn schoentje…

Posté par Ju le Zébu 6 décembre 2017 0 commentaire

 Si vous n’êtes pas au concert de Disiz, et c’est bien dommage, il y a tout de même de quoi vous consoler car aujourd’hui c’est… La Saint Nicolas (vous pouvez encore improviser une petite soirée sympathique)! Voilà une fête que l’on ne célèbre pas beaucoup en France (sauf dans le Nord-Est) mais qui fait institution en Belgique, aux Pays-Bas et par endroit en Allemagne. Vous ne connaissez peut-être pas ce curieux bonhomme habillé en évêque rouge. C’est pourtant lui qui a inspiré le fameux Santa Claus d’une certaine marque de soda.

Les signes caractéristiques pour reconnaître Sinterklaas : le chapeau rouge pointu avec une croix dorée, la robe et la cape aux couleurs similaires, la barbe et les longs cheveux blanc, le sceptre doré, éventuellement, le cheval blanc

Ma mama néerlandaise m’a transmis la tradition. Aux Pays-Bas, il s’agit d’un événement très important pour les petits tout comme les grands. On raconte que le bon Sinterklaas (Saint Nicolas), saint patron des enfants, arrive d’Espagne (parce que c’est loin des Pays-Bas et qu’il y fait chaud!), dans un bateau chargé de gourmandises et de petits cadeaux. Il vient en compagnie de son assistant Zwarte Piet (Pierre le noir) et son cheval blanc. Ensemble, dans la nuit du 5 au 6 décembre, ils distribuent leur cargaison merveilleuse. Le 5 au soir, les enfants posent leurs chaussures ou chaussons devant la cheminé (ou le radiateur ou la fenêtre s’il n’y en a pas), dans lesquels ils glissent une carotte pour le cheval et un dessin pour le Saint. Ensuite, ils chantent ensemble quelques chansons pour l’occasion (voici un petit exemple exotique à vos oreilles).

Dans la semaine qui précède, dans les écoles, une visite du Saint (pas le vrai, quelqu’un de bonne volonté qui lui file un p’tit coup de main) et de ses acolytes est fréquente. Les enfants se déguisent aussi et défilent dans les rues du village ou du quartier.

L’arrivée du bateau est un grand moment (dans les villes portuaires, plus dans le Nord du pays).

En Belgique, la coutume est un peu différente, bien qu’on ne soit pas loin. Le père fouettard s’occupe des mauvais enfants alors qu’aux Pays-Bas, peut-être parce qu’ils sont très sages (ou plus gâtés), il n’y a que Sinterklaas et des cadeaux pour tous.

Vous avez peut-être vu fleurir les magasins de la chaîne néerlandaise Hema ( en France. Dans leurs rayons, on peut trouver quelques une des friandises que l’on reçoit à la Saint-Nicolas : les lettres en chocolat ou Chocoladeletters (celle de son prénom), des pepernoten, des speculaas mais aussi des pièces en chocolat et des clémentines (d’où l’Espagne peut-être!).

Bien sûr, passer un certain âge, on ne reçoit plus rien dans sa chaussure. Les adultes, en famille ou entre amis, ne se privent cependant pas de fêter la Saint Nicolas. Elle prend pour eux la forme de ce que nous appelons ici « un père Noël secret » à quelques différences prêt. On tire donc au sort le nom d’une des personnes présentes à qui l’on devra offrir un petit cadeau. Mais la mission ne s’arrête pas là ! Il faut en effet fabriquer un bel emballage qui raconte une histoire et accompagner le tout d’un petit poème (amateur). Mon petit frère, par exemple, m’avait offert le livre Lettres au Père Noël de J.R.R. Tolkien, qu’il avait glissé à l’arrière d’un traîneau miniature (en carton fait maison!).

(pour vous faire une idée, jetez un oeil par-là : https://www.pinterest.fr/liefebees76/sinterklaas-surprise/ )

La tradition rencontre aujourd’hui quelques critiques. En effet, le statut de Zwarte Piet (Pierre le Noir) pose problème pour des questions évidentes de racisme. Mais les institutions peinent à réglementer cette tradition bien ancrée depuis plusieurs siècles déjà et l’opinion publique n’est pas prête à lâcher le morceau. Petite, on m’avait raconté que Pierre était noir de suie (c’est lui qui passe par la cheminé) mais dans les illustrations et même dans les déguisements il a des traits assez caractéristiques. Ce n’est pourtant pas demain la veille que la loi parviendra à n’en faire qu’un simple Piet !

CultureLecture/Ecriture

Un petit tour à l’ère victorienne avec M-A. Murail : Miss Charity

Posté par Ju le Zébu 28 novembre 2017 0 commentaire

Chez Berthine, nous nous sommes rendu.e.s compte que nous sommes quelques un.e.s à avoir dernièrement lu ou relu Marie-Aude Murail. Découverte pour certain.e.s, relecture pour d’autres, vous aussi vous avez peut-être lu et adoré certains de ses ouvrages (ou tous!). Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore (et il n’est jamais trop tard pour tomber dedans), il s’agit d’une « écriviatrice » des plus prolifiques et dont la bibliographie est bien longue à défiler. Marie-Aude Murail écrit depuis l’enfance et a débuté dans la littérature « jeunesse » en 1985 avec Passage. Elle-même lors d’une rencontre déclarait que son public allait de cet âge-là, en désignant une petite fille d’environ sept ans, à celui-là, en serrant la main d’une dame sans âge et aux cheveux blancs. Avec une maîtrise pleine de ce qu’est l’écriture, elle touche à tous les univers, toutes les ambiances mais toujours pour mettre en avant les caractéristiques de ses personnages et de leurs trajectoires. Ils ont pour point commun d’être en décalage avec le monde dans lequel ils évoluent, un peu perdus parfois, et surtout portent en eux une sacrée force de subversion ! Touchant, drôle, émouvant (aux larmes par moments), le style de Marie-Aude Murail ne saurait que vous charmer. On devient boulimique de ses mots et de la vie qu’ils créent. Elle-même est un personnage à part entière, chemise et cravate masculine, une énergie débordante lorsqu’elle est en « mode représentation », la voir est autant un plaisir que de la lire. Elle est sa propre histoire !

L’un de ses auteurs favoris (heavenly father) n’est autre que le grand Dickens. Elle m’a confié lors d’une dédicace que lire des auteurs de l’époque victorienne est sa cour de récré. Car les contemporains sont parfois bien fatigants. Le livre que je faisais parapher était justement Miss Charity. Allons donc faire un tour dans l’Angleterre victorienne !

J’aime assez moi aussi fréquenter la cour de récré du XIXeme en littérature anglaise. Miss Charity est une véritable crème (sans rien d’écœurant comme dans les desserts), tout simplement un délice que vous ayez un faible ou non pour les rues poussiéreuses du Londres miséreux ou l’organisation de bals.

Il s’agit de la biographie romancée de Charity Tiddler, jeune aristocrate qui deviendra illustratrice (de lapins, souris, cochons et autres) et auteure, inspirée par Béatrix Potter. Dans un univers où les enfants sont surtout apprécier pour leur silence et leur absence, la jeune Charity développe dans le fond de sa nursery un goût prononcé et déjà bien scientifique pour l’étude, l’élevage et parfois le sauvetage (plus ou moins réussi dans ses débuts) d’animaux en tout genre (à savoir lapins, crapauds, souris, oiseaux…). Au milieu de cette ménagerie et d’autres observations du monde végétal et animal elle acquiert un véritable savoir jumelé à un talent pointilleux de sa représentation picturale. Elle n’excelle cependant pas vraiment dans les arts plus classiques destinées au beau sexe. En effet, ni la danse ou la conversation mondaine ne lui conviennent. Fort timide en public, mal à l’aise dans son corps à l’adolescence, Miss Charity est une excentrique qui pourtant ne se rebelle pas dans la violence. Au contraire, elle se crée sa propre place dans cette société où elle est née. Elle devient la grande amie des plus petits qui lui réclame des tours avec ses drôles d’animaux et plus tard des histoires. Et les plus grands ne savent pas vraiment se passer d’elle non plus. Ne faut-il pas quelqu’un de complètement décalé pour signaler aux autres quel est le « droit » chemin ?

Charity parvient à ses fins sans troubler complètement l’ordre établi. Elle publiera des livres, gagnera sa vie (largement) sans blesser son entourage que cela dépasse complètement et l’étiquète dès ses vingt ans de « vieille fille ».

Marie-Aude Murail dépeint d’une part avec énormément d’humour l’ordre établit et souvent absurde dans son protocole. La répétition de certains leit motiv est un clin d’œil pour le lecteur avec lequel se crée un lien de profonde réciprocité. La récurrence des personnages et de leurs traits de caractère significatifs est aussi un moyen de choyer et rire de ce monde. Ils sont tous très attachants, soit pour leur intelligence, leur bêtise ou bien leur compassion, à tous les niveaux. Marie-Aude Murail se réclame de la « ligne claire », on les reconnaît rapidement à leurs mimiques, gestes, tics ou bien intonation.

Cependant, biographie romancée ne signifie pas « tout rose » et « mignon embelli ». Bien au contraire, l’auteure a su dépeindre la rudesse et l’intolérance de cette aristocratie londonienne et le profond mal-être qu’elle entretient chez son personnage principal. Miss Charity bien que solitaire souffre de sa solitude et frôle régulièrement à partir de l’adolescence de symptômes qui pourraient se rapprocher de la dépression.

Le roman est tissé d’intertextualités et références à de nombreux auteur.e.s du siècle. On savoure la rencontre avec Oscar Wilde ou bien une scène qui ressemble drôlement à Jane Eyre. Pour les plus jeunes, cela représente une belle ouverture et découverte de ces textes. Pour les plus matures, c’est un plaisir de rencontrer et reconnaître ces bons amis de cette fameuse cour de récré.

Miss Charity, Marie-Aude Murail, 2008, L’Ecole des Loisirs, 15€

Société

Tour d’horizon sur l’autisme en France

Posté par Ju le Zébu 20 novembre 2017 0 commentaire

L’autisme est un handicap dont le nom fait écho pour la plupart d’entre nous. Au-delà de l’utilisation encore malheureusement courante du terme « autiste » de façon péjorative – nous en trouvons des émanations encore régulièrement dans les débats politiques – la situation pour les personnes avec autisme et leur famille est très compliquée.

Balade lugubre dans la vie d’une famille d’un enfant avec autisme

Lorsque les parents constatent des comportements spécifiques ou des difficultés chez leur enfant – le dépistage se fait à partir de 18 mois – ils cherchent à comprendre la situation et à pouvoir poser un diagnostic sur ce handicap. La plupart du temps, les médecins consultés rendent à cette étape un diagnostic erroné, et ce, pour plusieurs raisons : une méconnaissance de l’autisme par la plupart des professionnels de santé généralistes, une position française outrancièrement psychanalytique sur la question de l’autisme, qui fait de ce handicap un trouble affectif lié à des parents trop « frigides », ou encore une volonté de ne pas révéler l’autisme pour ne pas pousser les parents à ne pas renforcer le handicap de l’enfant de manière implicite.

Alors, soit les parents, rassurés, suivent les recommandations du corps médical, soit ils décident de creuser plus loin, d’aller voir d’autres professionnels,.

Dans le premier cas, ce seront plusieurs mois, années qui retarderont d’autant plus le diagnostic pour l’enfant.

Dans le deuxième cas, les parents vont consulter un spécialiste dans un des nombreux centres pratiquant des dépistages précoces, de doux acronymes institutionnels qui n’en finissent plus : CAMSP, CMP, CREA, CMPP … Parmi ces centres la plupart étaient jusque récemment d’obédience psychanalytique, alors même que la haute autorité de Santé concluait en 2012 que :

« l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur :

● les approches psychanalytiques ;

● la psychothérapie institutionnelle. »

Dans ces centres, un diagnostic d’autisme sera souvent posé à raison. Cependant, la méthode de prise en charge et d’intervention, non recommandées, ont pour conséquence le fait que l’enfant ne réalise pas de progrès pendant encore quelques années. Plusieurs parents d’enfants avec autisme témoignent de menaces de se voir retirer la garde de leur enfant de la part des équipes pluridisciplinaires, parce que les parents voulaient changer de méthode de prise en charge pour leur enfant.

Depuis quelques années cependant, il faut noter une amélioration du diagnostic des enfants avec autisme grâce aux Centre Ressources Autisme qui ont entrepris la démarche de former du personnel spécialisé dans le diagnostic de l’autisme. Cependant ces centres sont victimes de leur succès, et les listes d’attente peuvent être de plusieurs années avant l’obtention du diagnostic.

Une fois le diagnostic d’autisme posé, il est alors temps pour les parents d’entreprendre des démarches auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) afin que leur enfant soit reconnu en situation de handicap, et qu’il puisse bénéficier d’un accompagnement et d’une prise en charge adaptés à ses besoins. En effet, c’est la MDPH qui décide de l’orientation de l’enfant et des établissements dans lesquels il peut aller, mais aussi de l’allocation versée aux parents pour les frais supplémentaires inhérents aux accompagnements. De ce fait, les parents ne peuvent pas entamer de démarches tant que la MDPH n’a pas rendu sa décision et restent encore sans réponse institutionnelle.

Pour les parents donc, et surtout pour l’enfant, ce sont encore 4 mois d’attente – délai de réponse que la loi a fixé à la MDPH – où il n’est pas pris en charge.

La décision enfin obtenue, les parents envoient les demandes auprès des établissements désignés. Là encore, c’est la désillusion. En effet, beaucoup d’établissements sont saturés de demandes et ne peuvent plus accueillir de nouveaux enfants. Les listes d’attente peuvent s’élever à plusieurs années, ou pire, l’établissement n’est pas spécialisé dans l’autisme et ne peut donc pas recevoir l’enfant.

Les parents ont alors le choix de créer la prise en charge de leur enfant eux-mêmes : en allant voir des spécialistes (pour beaucoup non remboursés) en libéral, en faisant l’école à la maison, ce qui induit qu’un des deux parents est dans l’obligation d’arrêter de travailler. Certaines autres familles décident d’envoyer leurs enfants dans des centres en Belgique, qui ne sont pas saturés, et même remboursés par la sécurité sociale française. Cette solution permet d’offrir une prise en charge palliative à l’offre française, mais éloigne les familles de leurs enfants.

Alors, certaines familles, décidées à ce que ce scandale pour leurs enfants cessent décident d’agir en justice pour obtenir réparation des préjudices qu’elles ont subi : en effet, non seulement l’article L.131-1 du Code de l’éducation impose à l’Etat comme à la famille que les enfants soient scolarisés de 6 à 16 ans. Or, dans le parcours d’un enfant avec autisme, celui-ci pourrait ne pas être scolarisé dans aucune sorte de structure pendant plusieurs années. Mais les familles disposent également d’un moyen qui se révèle efficace en justice : l’article L.246-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles qui dispose que toute personne avec autisme doit être prise en charge de manière pluridisciplinaire tout au long de sa vie par l’Etat. Les tribunaux ont ainsi, depuis ces dernières années, régulièrement condamné l’Etat pour défaut de prise en charge adaptée aux besoins des enfants avec autisme, et indemnisé les familles pour les différents préjudices subis : financiers, moraux etc …

Lorsque l’on vit dans ce milieu, on entend régulièrement qu’entre la prégnance de la psychanalyse dans les milieux institutionnels, les difficultés pour l’Etat de prendre en compte l’augmentation considérable du nombre de personnes diagnostiquées avec autisme et donc de créer une offre adaptée, et les longueurs administratives, la France a 40 ans de retard sur d’autres pays comme la Belgique, les Etats Unis, où les enfants sont pris en charge très tôt (l’autisme peut être diagnostiqué dès 18 mois. En France, il l’est en moyenne à 5/6 ans …),et où les progrès de ceux-ci sont significatifs. Les enfants ne sont pas parqués dans des institutions spécialisées, renforçant le stigmate « handicap », mais intégrés dans des classes ordinaires, et accompagnés par un deuxième enseignant par exemple. Les méthodes de prises en charge sont nombreuses et variées. Elles existent.

Mais la France cependant, a décidé de s’endormir quelques dizaines d’années plus tôt. Quand va-t-elle se réveiller ?

 

Cet article a été écrit par Sara, juriste de formation (d’où le style dit-elle), gourmette qui n’aime pas trop les choux mais admire les vers de Shakespeare, entre autres.

CultureSérie

Anne with an E : parce qu’avec un E, cela fait plus distingué !

Posté par Ju le Zébu 14 novembre 2017 0 commentaire

Moira Walley-Becket (Prison Break) reprend un classique de la littérature canadienne Anne of Green Gables, de L.M. Montgomery (1908). Cette série dramatique est l’occasion de découvrir  la cote un peu plus douce de l’Est canadien (mais non moins majestueuse) et le portrait d’une famille atypique d’une grande sensibilité.

L’intrigue se déroule au début du Xxeme siècle, sur l’île du prince Edouard, sur la côte est du Canada. Anne, une orpheline de 13 ans, arrive chez Matthew et Marilla Cuthbert, frère et sœur célibataires, propriétaires d’une ferme isolée. Les Cuthbert attendaient un garçon pour aider à la ferme (ils sont tous les deux un peu vieillissants) et se retrouvent avec cette jeune fille rousse, un peu maigrichonne, à la langue bien pendue qui cite Jane Eyre et invente un milliard d’histoires merveilleuses. Une fille leur serait a priori d’aucune utilité et Anne doit repartir le lendemain. L’enfant, malgré son flot presque ininterrompu de paroles et ses manières un peu fantasques, est attachante et surtout courageuse. Son retour à l’orphelinat n’est pas si certain…

Anne et Marilla Cuthbert

Anne est un peu aux Canadiens ce que Laura Ingalls est aux Américains ou Fifi Brindacier aux Suédois. L’œuvre a été adaptée un certains nombres de fois, au petit écran notamment, dans un style un peu précieux (comme La petite maison dans la prairie). La nouvelle série nous propose un tout autre panorama, plus réaliste et de fait plus poétique. C’est aussi un véritable portrait de cette petite fille à l’imagination débordante et l’intelligence vive. Elle incarne tout à la fois marginalité et modernité d’esprit. Anne parle, parle et parle (et les mots ont une importance toute particulière à ses yeux, elle déclare : « les grandes idées s’expriment par de grands mots ! »). Ce faisant elle prend plus de place qu’une enfant banale (à qui l’on apprend à se taire) et questionne le monde entier. Elle revendique également une certaine égalité avec les adultes, les hommes, parce qu’elle ne voit pas de raison logique à certaines bonnes manières ou mœurs (l’épisode où Anne a ses règles pour la première fois est particulièrement réjouissant ! ). C’est un personnage hautement contestataire et transgressif. Cependant, elle souffre de ses différences, plus encore peut-être parce qu’elle est dans une période de sa vie où le regard des autres est central, et se retient régulièrement d’être elle-même dans une communauté où elle est doublement étrangère : elle vient de Nouvelle-Ecosse (du continent) et ses origines sont obscures. Son intégration à sa famille, puis la communauté sera houleuse. C’est une personnalité complexe, enfant par la taille et ses rêveries, adulte dans la langue et certaines expériences douloureuses. L’histoire d’Anne n’est pas rose. D’enfance elle n’a finalement jamais connu que le mot. En effet, trimballée entre l’orphelinat où elle était martyrisée et les familles « d’accueil » par lesquelles elle est exploitée et battue, elle n’a jamais été protégée ou aimée. Pourtant, et c’est là sa grande force, elle n’a rien d’un personnage pitoyable (son imagination est son arme).

La réalisatrice explique que la force réaliste de cette nouvelle adaptation est presque documentaire dans la précision des détails dans le décor mais aussi les costumes (la manière de griller le pain directement sur le poêle, les petits pots de yaourt qui refroidissent dans le ruisseau, le pardessus brodé du lit…). Les scènes de nuit sont éclairées à la bougie uniquement. Très régulièrement, on serait tenté de mettre « pause » pour observer l’image comme un tableau, portrait ou paysage.

La série est disponible en streaming sur Netflix depuis Mars et la saison 2 est prévue pour 2018.

La série est un délice, on la boit d’un trait et on y revient pour mieux voir encore. Un délice, « that’s the right name, I know it because of the thrill » (Anne to Mattew).

FoodRecettesVéganisme

Le Curry de dame Rami

Posté par Ju le Zébu 12 novembre 2017 0 commentaire

Le curry est un plat en sauce qui mijote (plus il mijote et mieux c’est [en règle générale]), originaire d’Inde. Les variantes sont nombreuses. Toutes les combinaisons sont envisageables. Nous avons parcouru environ 200 kilomètres pour rencontrer madame Rami qui nous a murmuré sa recette. La voici en exclusivité !

Pour 4 personnes :

Ingrédients :

1 oignon

2 gousses d’ail

1 demi chou fleurs

1 boîte moyenne de petit de petits pois (250g)

1 boîte de tomates pelées

100ml de crème de coco

1/2 cuillère à café de gingembre en poudre, 1 cc de cumin, 2 cc de gara massala (ou biryani), sel et poivre,

Facultatif : piment, 1 bouquet de coriandre fraîche

Temps de préparation : 20min

Temps de cuisson : 30min

1. Émincez l’ail et l’oignon. Faites de petits bouquets avec le chou fleur*.

2. Dans une casserole ou cocotte, mettez de l’huile à chauffer (olive ou tournesol). Faîtes revenir l’oignon et l’ail jusqu’à ce qu’ils dorent. Ajoutez progressivement le choux fleur, puis les petits pois. Incorporez les tomates pelées.

3. Recouvrez les légumes d’eau et ajoutez la crème de coco et les épices. Laissez mijoter environ 30min. L’eau doit légèrement bouillir.

4. Pour accompagner votre curry vous pouvez préparer du riz ou bien d’autres céréales comme le quinoa.

5. Pour les plus téméraires, la coriandre se parsème à la fin, au moment de servir sur les assiettes !

Bon appétit : )

Madame Rami en balade

* Ne jetez pas les fanes de votre chou fleur ! Conservez-les pour préparer un velouté (que vous pourriez servir en entrée). Retrouvez la recette sur Berthine dans les semaines qui suivent !