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Diététique chinoise : Composition de l’assiette [4/8]

Posté par Loupche 30 juillet 2018 0 commentaire

Cet été, je te propose une petite introduction à la diététique chinoise, à travers huit règles fondamentales qui la régissent. La diététique chinoise est très facilement transposable à notre alimentation occidentale, même si elle implique de revoir certaines de nos croyances. Dans cette série d’articles, chacun dédié à une règle, je t’expliquerai, entre autres, pourquoi ne pas se frustrer est en soi un acte diététique, quels aliments doivent être consommés avec modération, comment manger un repas et composer son assiette, mais aussi (et c’est fondamental en médecine chinoise) comment s’hydrater et quelle quantité boire. A la fin de l’été, tu auras toutes les clés en main pour prendre en charge ta santé à travers l’alimentation. Prêt.e pour le voyage ?

Ceci est le quatrième article de la série, n’hésite pas à aller lire les premiers pour une meilleure compréhension (les liens sont à la fin de cet article).

Nous arrivons bientôt à la moitié de notre voyage autour de la diététique chinoise, et aujourd’hui nous attaquons la composition de l’assiette. Avant de commencer ce chapitre, je pense qu’il est très important de te rappeler quelque chose : la peur et l’angoisse sont parfois bien plus nocives qu’une mauvaise alimentation. Ainsi, stresser autour de la nourriture, faire qu’elle devienne le centre de notre vie, surveiller tout ce que l’on mange est souvent contre-productif. Il ne faut surtout pas arrêter de vivre pour appliquer ces règles à la lettre. La philosophie chinoise est de toujours faire les choses avec nuance, jamais de façon catégorique comme en Occident. Mon conseil : apprends la diététique chinoise puis donne-toi des mois voire des années pour intégrer ses règles. Tout en douceur, on a dit.

QUATRIÈME RÈGLE : LA COMPOSITION DE L’ASSIETTE

1.Les sucres lents

Il est fondamental d’intégrer des sucres lents à notre assiette midi et soir, puisque ce sont eux qui rechargent la batterie des Reins. Les sucres lents se divisent en deux catégories : les céréales (riz, pâtes…) et tubercules (pommes de terres, patates douces…). Le riz a la nature la plus neutre possible et est donc prioritaire par rapport aux autres sucres lents, même s’il est toujours important de varier. Par ailleurs, sur la question du riz complet, je me range du côté de Jean Pélissier, pour qui il faudrait préférer le riz blanc. En effet, notre digestion est bien trop lente en Occident, et nous ne mastiquons pas assez pour pouvoir supporter le riz complet. Ce dernier peut blesser l’oesophage et des morceaux risquent de se loger dans les villosités intestinales, ce qui, à terme, ralentit encore plus la digestion et cause différents maux de ventres et problèmes de santé. Le riz demi-complet est acceptable si l’on sait mastiquer longuement. Sinon, les sucres lents ne seront pas assimilés. Pour toutes ces raisons, je te conseille de préférer le riz blanc !

2.Les légumes

Nous devons manger la même quantité de sucres lents et de légumes ! Pas juste une petite feuille de salade pour dire qu’on a mangé du vert à midi, non non. En effet, les fibres qui composent les légumes sont obligatoires pour digérer. Un repas sans légumes bloque la digestion, et ça c’est pas joli joli.

Ceci étant dit, parlons de la forme que doivent prendre nos légumes. Déjà, il faut faire très attention aux crudités et en manger peu, car cela envoie un excès de froid dans l’Estomac (qui, rappelons-le, doit faire monter le bol alimentaire à 37°C pour pouvoir le digérer), notamment si on ne mastique pas bien (la mastication sera l’objet de mon septième article, si tu es curieux.se). Donc, il faut surtout manger les légumes cuits et varier les modes de cuisson : wok, vapeur, four, à l’eau, à la poêle… Il existe suffisamment de cuissons différentes pour apprécier un repas autrement qu’avec des brocolis bouillis !

3.Les protéines

Nous ne sommes pas tou.te.s de grand.e.s sportif.ve.s ! En Occident, nous mangeons beaucoup trop de protéines. En consommer un repas sur deux est largement suffisant. Par ailleurs, il est bon de privilégier les protéines végétales et réserver les protéines animales pour les repas de fête (cf Règle n°1). Il y a deux principales sources de protéines végétales : le soja et les légumineuses.

Pour le soja, l’idéal est de consommer du tofu (je t’assure qu’il en existe des délicieux, mon préféré est le Taifun au sésame !), mais attention, il faut bien savoir le préparer ! S’il n’est pas cuit une quinzaine de minutes cela peut devenir du poison pour l’organisme. L’idéal est de le couper en petit dés et de le faire cuire à la poêle, à feu doux pendant une vingtaine de minutes. Si tu le prends nature, fais-le cuire avec tes légumes, et n’hésite pas à rajouter des épices.

Quant aux légumineuses, il y en a de toutes sortes ! Lentilles, pois chiches, haricots… Toutefois, les légumineuses contiennent des protéines, mais aussi des sucres lents et des fibres. C’est donc un repas à part entière, il faudrait ne rien manger d’autre que des légumineuses. Personnellement, j’en suis incapable, je les mélange toujours avec du riz et des légumes. Mais bon, c’est un idéal ! Par ailleurs, si notre digestion est difficile, manger des légumineuses tous les jours n’est pas du tout la solution. Deux ou trois fois par semaine est amplement suffisant. J’ai d’ailleurs écrit un article pour t’aider à rendre tes légumineuses plus digestes, juste ici.

Et voilà, tu sais tout sur la composition de tes assiettes ! Le prochain article sera sur le Règle des 9 Jours, le suspens est insoutenable…

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