Antispécisme

Comment déstabiliser les vegans ?

Posté par Loupche 26 janvier 2020 0 commentaire

Une personne vegan est une personne refusant de participer à l’exploitation des animaux. De fait, elle ne mange pas d’animaux ni de produits issus d’animaux (lait, oeufs), et refuse également de consommer tout ce qui torturerait ou tuerait un animal (cuir, colle de poisson sur les chaussures, miel, cosmétiques testés sur les animaux, etc.). 

Si vous n’êtes pas vegan et que vous souhaitez argumenter en faveur de votre position, face à un vegan, ce guide est fait pour vous ! 

Partez d’un principe très simple : les vegans ont déjà tout entendu. De la question des protéines à l’extrémisme, vous ne pourrez pas surprendre un vegan avec ce genre d’argument, pour lequel il sera forcément bien rôdé. Il faut donc faire usage de son imagination de façon très pointue. 

Commençons donc par une liste non-exhaustive de quelques arguments qui ne marcheront pas. 

« Vous jouez le jeu du capitalisme »

Bon, soyons bien clair·e·s, le capitalisme récupère absolument tout. Que des carnistes s’offusquent que les vegans consomment des steaks végétaux ou des saucisses de la marque Herta reste quand même un non-sens, puisque l’impact des végétaux sur l’environnement restera toujours moindre que l’impact des produits issus d’animaux. En gros, entre un pot de rillettes acheté dans une AMAP et un pot de Ben et Jerry’s vegan, le pot de rillettes sera toujours plus polluant. 

On est d’accord, le capitalisme c’est pas bien, bouh on n’aime pas ça. Mais, actuellement, sa logique est implacable et imbibe toutes les strates de notre société. On peut donner l’exemple ici de la solution zéro déchet pour emballer ses cadeaux, qui est d’utiliser des chutes de tissu. Eh bien, je vous le donne dans le mille, vous pouvez maintenant acheter du tissu « spécial emballage cadeau » ! 

Donc, on ne va pas se priver d’un bon steak végétal sous prétexte qu’on joue le jeu du capitalisme. Parce que, la grande question est : qui ne joue pas le jeu du capitalisme ? 

« Franchement, avec votre soja transgénique, vous polluez tout autant »

HM HM, PARLONS CHIFFRES. Pour produire un kilogramme de soja, 2.000 litres d’eau sont nécessaires. En revanche, pour produire un kilogramme de viande de boeuf, 15.000 litres d’eau sont nécessaires. L’élevage est responsable de 70% de la déforestation mondiale. Et je vous invite vivement à lire cet article pour prendre conscience de la mesure des choses : http://veganimpact.com/pourquoi-etre-vegan/pour-la-planete/

Mais c’est surtout une question de logique. Le soja est d’abord cultivé pour nourrir les animaux, puis ces animaux sont tués pour devenir de la nourriture. Donc, si on sait réfléchir, quand on enlève le chaînon des animaux, et qu’on mange le soja directement, on pollue moins, car plus de nourriture pour nous et moins de forêts rasées ! 

« C’est quand même fou d’essayer de tout reproduire  ! Faux-gras, faux-mage, fausse saucisse, faux poisson… Si on veut changer d’alimentation, autant changer complètement ! »

Les vegans ne font que revisiter des recettes classiques qui ont bercé la plupart de leurs enfances, mais bon, s’il faut critiquer, allons-y, ce ne sera pas un facteur de déstabilisation pour un vegan. En effet, l’objectif du véganisme est tout de même de minimiser la souffrance animale. En ayant une alternative similaire de disponible, la transition du carnisme au veganisme devient plus simple. Rappelons-le, les vegans ne sont pas des personnes qui n’aiment pas le goût de la viande, du fromage, des gâteaux, de la glace… Le véganisme est un choix de vie qui implique de nombreux sacrifices, et le manque se fait parfois sentir. Dans ces moments-là, avoir accès à des similis est particulièrement bienvenu, pour ainsi ne pas se priver. 

Prenons mon exemple : moi, Lou, 24 ans, je suis accro au fromage (« bonjour Louuu »). Sans les délicieux fromages végétaux disponibles sur le marché, cela aurait été très difficile pour moi de transitionner vers le véganisme. Grâce à ces fromages (souvent à base de noix de cajou ou autres aliments très bons), je ne suis plus responsable de la souffrance animale. 

« C’est extrémiste »

Si refuser de faire souffrir et tuer des animaux pour son plaisir gustatif est extrémiste, alors je suis hyper hyper extrémiste, lol.

Vous l’avez compris, ça ne déstabilisera personne que de parler d’extrémisme. En effet, de simples faits nous prouvent bien que le réel extrémisme est dans la façon majoritaire de s’alimenter. Faisons donc une liste pèle-mêle de ce que provoque l’alimentation omnivore :

  • Les poissons ont un système nerveux plus développé que les humains. Les études actuelles supposent qu’ils ressentiraient deux fois plus la douleur que nous. Pourtant, ils sont torturés pendant de longues journées, car maintenus en vie sur les étalages du poissonnier. En effet, la glace sert à les hydrater, pour qu’ils restent « frais ». C’est comme si l’on vous donnait quelques gouttes d’eau par jour, pour que vous ne puissiez pas mourir totalement. Imaginez la souffrance, et multipliez-la par deux pour ressentir ce que vit un poisson pêché. 
  • Chaque année, des dizaines de milliers de tonnes de poissons sont rejetés morts à la mer, après avoir été pêchés. Bah oui, un filet de pêche, ça ne fait pas le tri.
  • Dans les élevages de cochons, il est très fréquent de voir, près de leur mère, des cadavres de porcelets en train de pourrir sur le grillage, écrasés par leurs congénères. 
  • Tous les mammifères pleurent les petits qu’on leur ôte, pour que nous puissions boire leur lait. Le deuil n’est pas exclusif à l’espèce humaine.

Voyons les choses sous un autre angle : et si nous étions une espèce dominée, et non l’espèce dominante qui a écrasé toutes les autres ? 

« Même les oeufs qui viennent du coin ? »

Manger des oeufs implique d’avoir participé à un élevage de poules, et donc d’avoir fait une sélection entre les mâles et les femelles. Manger des oeufs implique de broyer vivants des poussins mâles. Donc, oui, même les oeufs qui viennent du coin. 

Bon, arrêtons-nous là, la liste complète risquerait de faire la taille du Nouveau Testament. Voici le moment tant attendu, ce qui peut réellement déstabiliser les vegans ! 

Vous voulez être sûr·e de votre coup et vraiment faire tomber un·e vegan de sa chaise ? Voici quelques exemples de ce que vous pouvez lui dire :

  • « Tu as raison. »
  • « Ce que tu dis est juste, je ne veux plus faire souffrir d’innocents animaux. »
  • « Bien sûr, mon alimentation sera tout à fait équilibrée sans produits animaux, et mon plaisir gustatif n’est pas une excuse pour continuer. »
  • « Je vais dès maintenant changer mon mode d’alimentation et de vie pour ne plus tuer et exploiter des milliards d’animaux chaque année. »

A bon entendeur, salut ! 

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