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Cet été, testez la pêche Vegan et dépolluante !

Posté par Maxima 26 juillet 2019 0 commentaire

Un article écrit par les voilactères

C’est l’été, il fait si chaud, vous avez envie de profiter de l’air frais qui se dégage des points d’eau. Vous avez comme un relent d’amertume quand vous pensez à vos journée pêche avec votre pépé Jacques. Mais voilà, vous êtes devenue vegan, ou tout simplement, vous n’avez pas le matériel pour pêcher. Et puis, vous avez envie de vous baigner à l’extérieur, c’est normal.

Mais, avant tout ça, on vous prévient, vous pourriez marcher sur un clou rouillé, des piles usagées jetées à l’eau, ou encore des armes de la seconde guerre mondiale.

En bonne écolo, vous devez alors vous dire « nos rivières sont si polluées que ça ?! ». On vous présente une méthode de pêche novatrice, dépolluant nos rivières, et 100% vegan.

Mais keskecest ?

Ce que nous appelons la pêche vegan est en réalité une forme de pêche qui ne fait aucune victime animale et qui, au contraire, permet de repêcher plein de déchets (et de trésors, si si !). Il s’agit en effet de pêcher avec un aimant puissant qui va attirer tous objets métalliques.

Parmi les objets que l’on trouve très régulièrement, on peut citer des centaines de clous, des morceaux de métal, des barres de fer. Dans les grandes villes, on peut trouver beaucoup de mobilier urbain : grille, vélo, caddie etc … De temps en temps il est possible de tomber sur des armes datant de la seconde guerre mondiale : armes tombées ou jetées par dessus un pont, grenades et obus, qui n’ont heureusement, pas touché leurs cibles. Enfin les plus chanceuses pourront trouver des trésors : bagues, armes blanches anciennes, de vieilles pièces de monnaie.

On n’a pas encore testé les puits, mais apparemment ce serait une mine à trésor !

Les outils pour faire de la pêche à l’aimant

D’abord, une bonne paire de gants (sans cuir, évidemment !) qui vous serviront à retirer ce que vous avez pêché de l’aimant, car les objets sont bien accrochés à l’aimant. De plus, cela vous permettra de ne pas vous brûler avec la corde que vous allez tirer à de nombreuses reprises. Enfin, cela évite les risques de coupures avec du métal rouillé.

Ensuite, une corde, épaisse et d’une vingtaine de mètres minimum.

Et bien évidemment, un aimant puissant, d’au moins une centaine de kilos (pas le poids de l’aimant hein, mais ce qu’il peut soulever !).

Comment faire ?

Maintenant, la partie la plus technique, la fixation de l’aimant à la corde. On vous conseille, si vous n’avez aucune connaissance, de vous référer à ce lien http://spv59.free.fr/images/huit_double_0.gif qui vous permettra de faire un nœud de huit.

Une fois l’aimant fixé à la corde, vous devez accrocher cette dernière à un point d’ancrage près de l’endroit ou vous souhaitez lancer votre aimant (poteau, arbre etc.). Votre point d’ancrage trouvé, faites un double nœud et voilà, vous êtes partie pour une pêche digne des meilleures pêcheuses vegan du globe.

Lancez corde et aimant le plus loin possible (pas jusque l’autre berge non plus hein, au milieu de la rivière c’est bien), attendez quelques secondes que l’aimant tombe au fond de l’eau, et ramenez le tranquillement avec la corde.

Normalement, vous allez forcément faire bonne pêche. Bon, même si ce sont des objets sans intérêt, voici ce qu’on a récupéré en une quinzaine de lancers avec un petit aimant (les gros objets se décrochant systématiquement, mais on en a senti dans la petite rivière en face de chez nous).

Mais pour info, en se baladant sur les quais de Seine à Paris, nous sommes tombés sur d’autres pêcheurs dépollueurs. Voici leur butin :


Pas mal hein !

Maintenant, le point législatif*

Oui, parce que trouver un obus peut être excitant pour certaines, mais non désamorcé, il peut toujours potentiellement exploser. Dans ce cas précis, nous vous conseillons de contacter la gendarmerie, qui vous expliquera la marche à suivre, voire interviendra. Sachez que selon l’article L.542-1 du code du patrimoine, si le but de votre pêche est de trouver des objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, vous devez faire une déclaration à la préfecture/mairie de votre ville.

Bon, dans l’ensemble, très rares sont les personnes qui vont faire cette déclaration, la pêche à l’aimant jouissant d’une image très positive grâce à son impact écologique fort. Si jamais on vous demande des comptes, il suffit de dire que l’unique but de votre pêche est la dépollution et non de trouver des trésors archéologiques.

Et pour bien finir, comme le dirait Perceval de Galles :

 » Moi la canne, ça m’aide. Je visualise le caillou dans l’eau, j’ai l’impression de faire partie d’un tout, moi, le caillou, le fil, le lac, le ciel, c’est entier, vous comprenez ? « 

  • *Législatif : en rapport avec la loi

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