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2019, en rap : l’année des meufs ?

Posté par HeHo 31 mars 2019 0 commentaire

En 2017, je vous présentais un aperçu subjectif du rap francophone en cinq femmes. En 2019, je suis toujours de l’avis qu’il faut simplement écouter des femmes rapper plutôt que de continuer à se demander en boucle « qui est la nouvelle Diam’s ? ». Je vous propose donc ici, juste pour vous, une sélection de cinq rappeuses aux styles variés, en passe de se faire (re)connaitre. De mon côté, j’espère qu’elles vont marquer cette année.

Blu Samu

La jeune belge, originaire du Portugal, est mon premier pari pour l’année en cours. Elle rappe et chante en anglais et, pour moi, elle mixe un éventail large d’influence Hip-Hop et Soul avec une bonne dose de folie, le tout porté par une magnifique voix. Ça donne un univers génial qui s’exporte très bien sur scène. Vous avez de la chance elle fait son apparition à droite à gauche dans certaines salles et festivals de l’hexagone en 2019. Go !


Danitsa

Auteure du génial album « Ego » fin 2017, la suissesse est revenue en force le 8 mars 2019 (comme de par hasard). Danitsa est une chanteuse qui tisse des liens avec le Hip-Hop depuis ses premiers pas dans la musique, que ce soit avec Jihelcee records ou les petits prodiges du rap suisse Di-Meh et Slimka. Elle évolue plus du côté de la Soul mais rappe aussi très bien. Si elle fait davantage parler d’elle, vous ne pourrez pas dire que personne ne vous avait prévenu.

Fanny Polly

Après Danitsa et Blu Samu je vous amène doucement mais sûrement vers une musicalité plus rap. Fanny Polly est une danseuse Hip-Hop qui transpire cette culture et qui assume désormais sa (très bonne) plume en prenant le micro. Vainqueure Ile-de-France du Buzz Booster (tremplin musical de la scène rap), elle tentera de remporter le titre national à Marseille en mai 2019. Elle sortira dans la foulée son premier album intitulé « Toute une histoire ». Mon petit doigt te dit que ça va claquer comme un dunk.


Tracy De Sá

On reste du côté d’un gros Hip-Hop énergique avec la lyonnaise Tracy De Sá. Elle aussi a balancé du lourd le jour de la journée internationale des droits des femmes et s’est illustrée début 2019 par un featuring complètement zinzin avec KT Gorique (au passage une des meilleures rappeuses actuelles selon moi). Je lui souhaite de casser des murs et des plafonds de verre.

Lala &ce

Elle est la seule femme du collectif 667, regroupant une douzaine de rappeurs entre la France et le Sénégal, qui est un groupe protéiforme de la scène underground. La jeune française balance depuis quelques années une palette de sons variés dans un créneau très trap et cloud rap. Sa voix grave, son flow nonchalant et son charisme font d’elle une personnalité immanquable. Lala &ce, prononcer Lala Ace, vient de sortir le son Serena (Botcho) « parce [qu’elle] ace comme Serena sur chaque beat ». Awain.

Bonus

Je t’avais déjà parlé de Chilla donc je triche avec ce bonus. Mais si une rappeuse, produite par une grosse maison de disque, doit s’imposer en 2019 ce sera elle. Elle sort son premier album incessamment et a clairement haussé son niveau depuis les premiers morceaux que j’écoutais en 2017.


Post-scriptum 

Ce 29 mars 2019, Aloïse Sauvage a sorti son premier EP « Jimy ». Actrice, danseuse, circassienne et rappeuse, ce n’est parce que je l’aime moins qu’elle clos cet article, au contraire. Elle est tellement forte qu’elle a été adoubée par la plupart des médias culturels traditionnels, à raison, et n’a donc pas besoin de moi pour être davantage (re)connue. Bonne découverte si tu ne la connais pas encore !


Cet article ne prétend pas à l’exhaustivité et présente uniquement des artistes françaises, belges et suisses car ce sont elles que j’écoute le plus. Si tu veux découvrir d’autres noms et des rappeuses d’autres nationalités il y a le site Madame Rap

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