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Angoissé·e·s du déconfinement : vos témoignages

Posté par Maxima 14 mai 2020 0 commentaire

Suite à notre article sur l’angoisse du déconfinement, vous avez été nombreux et nombreuses à réagir en interpellant notre rédactrice, en lui faisant part de vos peurs, de vos désillusions… C’est pourquoi lundi dernier nous vous avons proposé de témoigner sur votre rapport, votre sentiment face au déconfinement que nous vivons en France cette semaine. Voici donc quelques textes qui nous ont été envoyés.

Je suis aide-soignante. Avant le début du confinement cela ne me faisait pas peur, j’étais assez sereine, puis le temps du confinement venu bizarrement je me suis dit que cela était peut-être comme une pause : l’occasion de se reposer, faire des choses dont je n’avais jamais le temps… comme une parenthèse dans une vie très active. 
Les premiers cas ont commencé dans la structure où je travaille et j’ai commencé à ressentir un sentiment de devoir quelque-chose : je me devais d’être là, d’être rassurante. Tout le monde s’est mis à parler des soignants comme des héros et je me suis mise à me sentir mal car je n’avais rien demandé. Mon métier m’a mise dans une situation difficile mais pour autant je me sentais mal à l’aise de voir tous ces gens proches me dire « tu as du courage » alors que au fond je faisais juste ce que j’avais l’habitude de faire dans des conditions très compliquées et il n’y avait rien de courageux. J’ai vu des chambres se vider, des couloirs vides et je me suis alors demandé si la vie normale allait reprendre. Des images tournent en boucle dans ma tête et un sentiment fort d’impuissance d’avoir vu des gens partir seuls sans famille ; cela me marquera. 
Ensuite vient le déconfinement, ce sentiment de pouvoir revoir sa famille mais la peur de transmettre ce virus avec lequel je suis en contact. Il m’a rendue fragile j’ai douté, je me suis sentie démunie. Mais lorsque je me sens mal je me dis que d’autres ont vécu pire et que finalement malgré tout ça j’ai la chance de ressortir de cette période plus forte qu’au début. 

Laurène

J’ai lu, vu et entendu parler plusieurs fois de l’hypersensibilité. Je ne sais pas tellement à quoi associer cela. M’étant et ayant toujours été considérée comme une personne sensible, je n’ai jamais vraiment nuancé les degrés que cette caractéristique pouvait proposer.
Après l’annonce du confinement et du sentiment d’injustice dû au fait que mes concours seraient retardés, je me suis sentie sereine. Sur le papier, étant en première année de médecine, ce temps-là ne changerait pas grand-chose à mon quotidien. Sur le papier. Puis les premières semaines sont passées, et l’impression croissante d’être coincée entre les murs de ma chambre m’a value une première crise d’angoisse.
Mes émotions décuplées et le sentiment de ne pas les contrôler. Les crises de larmes à répétition, sans vraiment réussir à comprendre leurs sources. Et chaque jour qui passait, chaque minute, chaque seconde, l’impression de perdre mon temps, de courir, tête baissée vers une vie qui ne me correspondait pas. Je ne m’étais jamais posée de questions sur mon avenir, mais comme beaucoup sûrement, cette perte de repères m’a amenée à réfléchir, à penser, beaucoup trop. Une remise en question de tous les éléments de ma vie, en commençant par mon alimentation jusqu’à mon futur boulot, en passant entre autres, par les voyages et mon rapport à l’écologie.
J’ai été prise au ventre par la peur de passer à côté de ma vie. Ce qui a probablement accentué ma douleur était la sensation de ne pouvoir confier à personne ces questionnements. L’angoisse, comme toujours, de ne pas être prise au sérieux. À partir de là, j’ai plus ou moins erré dans la maison, attendant que l’on me vienne en aide. J’ai analysé cela comme un sentiment de solitude extrême, mais je crois qu’en fait, mon cerveau s’était mis en veille automatique pour ne pas que je surchauffe.
Pourtant, cette angoisse silencieuse quasi permanente, sur laquelle je ne pouvais même pas mettre de mots, n’a fait que grandir, et je considérais devoir la prendre au sérieux. J’avais probablement peur de la direction que ma vie prenait, mais plus encore, je crois que j’avais peur de toutes celles qu’elle ne prenait pas. J’étais effrayée de ce que je loupais.
Aujourd’hui, à l’aube du déconfinement, ce que je ne veux surtout pas, soit que le fait de reprendre ma vie là où je l’ai laissée me fasse changer d’avis et me force à croire que ces douloureux moments de doutes ne soient en fait qu’un caprice.
Comme la sensible que je suis, mon manque d’assurance me fait penser que je ne devrais pas tenter ces choses auxquelles j’ai réfléchi toutes ces semaines. Que cela ne vaut pas le coup, que c’est trop dangereux. Parce que oui, je sais ce que je suis amenée à perdre, mais pas ce que je pourrais gagner. L’humain entretient la peur de l’inconnu, mais mon cerveau, à force d’entrainements intensifs, le fait bien mieux et me garde clouée au sol. Alors si je dois espérer, pour ce déconfinement, j’espère de tout cœur, pour moi, pour vous tous, et je le demande même aux étoiles, de nous donner la force de réaliser nos rêves, de ne pas prendre nos angoisses à la légère, de ne plus les minimiser, et de ne plus jamais accepter, sous prétexte que ça ira, de stagner dans la banalité, mais plutôt de s’envoler
Léa

Le stress fait partie de mon éducation. J’ai grandi avec la peur de tout, ce fut un sacré combat de déconstruire tout cela. Je ne dis pas que c’est parfait ou terminé loin de là et le confinement a ravivé cela. Avant même de penser au coronavirus, le confinement a été pour moi une période de crise existentielle à son paroxysme. J’ai 26 ans, je suis encore étudiante en préparation de concours (qui aurait dû être pour avril) et mon sujet de mémoire que je viens à peine de terminer porte sur le déchet. Avec un état des lieux alarmant pour notre planète et notre avenir, beaucoup de questions reviennent sans cesse me pourrir mes journées… A quoi bon repartir travailler si rien ne change ? A quoi bon lutter ? Quel monde construisons-nous ? Qu’allons nous laisser aux plus jeunes ? J’ai envie d’hurler, de pleurer. La migraine envahit ma tête, je n’arrive plus à réfléchir. Voilà mon quotidien. Il y a un mois un diagnostic m’est tombée dessus. Un traitement lourd et fatiguant s’impose. J’avais déjà des problèmes de performances à cause du stress. Gérer confinement, cette nouvelle maladie et mes études. J’étouffe. On nous dit qu’on a de la chance, on reste chez nous et qu’on est payés à rien faire. La réalité ce n’est pas ça. Faire face à son quotidien, ses pensées et à la vie elle-même. Au début du confinement, pendant une micro seconde j’ai eu naïvement espoir que cette pandémie changerait notre société, sans penser à toutes les conséquences économiques et sociales. Mais très vite la réalité est venue de plein fouet. Une pandémie qui tue et on nous renvoie travailler, risquer notre peau. Et pour quoi ? La rentabilité, productivité, appelez-la comme vous voulez… Alors oui, je suis une étudiante j’ai de la chance je ne sors pas. Mais j’ai peur. Chaque jour mon compagnon sort travailler, ma famille aussi. Pourquoi sortent-ils ? Pour gagner de l’argent, pour se nourrir (et donc vivre). Mais quel paradoxe est-ce là ? Sortir pour vivre et risquer mourir/tuer autrui ?! Je suis en colère envers notre gouvernement. Je discute avec des connaissances, on me dit que ça a toujours été comme ça, que ça ne changera jamais. Tant d’injustices normalisées, que les gens avalent comme une pilule contre leur volonté. Cette pilule-là je ne veux pas l’avaler d’ailleurs j’ai essayé mais je n’y suis jamais arrivée. Certains me trouvent même dérangeante à parler d’éthique et d’engagement pour des causes. Des fois, cela semble plus simple de se contraindre à ne pas poser toutes ces questions, à ne pas parler de sujets engagés. J’ai bien conscience que nous avons une place de « privilégiés » où nous avons le temps de penser, de s’engager dans des convictions et de vivre « confortablement ». La mort et les injustices existaient déjà dans les pays les moins chanceux depuis tellement longtemps que l’on a presque banalisé cela. On vit avec puisque c’est loin et que cela ne nous concerne pas en frontal (moi la première).
Alors non le confinement n’a pas été des vacances et le déconfinement est pire… Comment faire comme si de rien était ? Comment oublier ? Comment tenir lorsque notre système est empoisonné ? Je ne suis pas quelqu’un de négatif habituellement loin de là (et ce malgré mon stress). Mais je n’ai plus envie que nous repartions « au charbon » dans le silence le plus absolu. J’ai envie de croire et que tout peut changer. Alors que faire pour aller mieux ? Que faire pour que tout change ? Oui j’ai envie de sortir, de voyager, voir ma famille et mes amis. Mais toutes ces pensées existent et subsistent. Mon but était de vous dépeindre une image de moi assez négative, mais en réalité malgré ce stress je suis quelqu’un de joyeux, qui aime vivre et rire. J’aime la vie par-dessus tout. C’est pour cela que l’avenir de la planète me terrorise, celui de l’humanité aussi et le confinement a ravivé ce questionnement. J’ai peur pour ce(ux) que j’aime. Alors soyons forts s’il-vous-plaît. Et soyons unis pour tout ce(ux) que nous chérissons !!! Prenez soin de vous.
Avec tout mon amour,
Laura

Moi, je suis étudiante et contrairement aux trois quarts des élèves de mon école ne suis pas rentrée chez mes parents pour le confinement. Déjà il a fallu que j’accepte ça. Que j’accepte d’être face au fait que moi je ne puisse pas rentrer à la maison, parce que la « maison », ça n’a jamais vraiment existé pour moi, parce que ma « maison » je me la suis construite et déconstruite seule, au rythme de mes études et de mes déménagements, au fil des colocs que je rencontre et avec qui j’apprends à vivre pour un petit bout de temps, fonder une famille temporaire, éphémère avant le prochain déménagement. Parce que ma mère et moi c’est explosif, ça hurle, ça s’énerve, ça pleure, ça ne se remet pas en question, ça ravive les douleurs du passé, d’avant que je fuis la maison. Parce que mon père est malade et que ma belle-mère a beaucoup fait pour que je n’ai pas ma place chez mon père, chez lui, dans sa vie, et que lui n’a pas lutté pour y remédier.
Le déconfinement c’est le retour à la réalité, le retour de tous mes ami(e)s qui ont passé deux mois en famille, qui ont pu profiter, qui vont maintenant revoir leur conjoint(e). Le retour de ma prise de conscience que je suis célibataire et que je me sens seule. Alors oui, on l’entend souvent « nous n’avons pas besoin d’être en couple pour être épanoui(e), nous devons apprendre à être heureux sans seul(e) ». Mais quand sur le plan familial c’est compliqué, qu’on est enfant unique, qu’on a peu d’ami(e)s, le mot « seul(e) » est beaucoup plus lourd, beaucoup plus vrai, beaucoup plus effrayant. 
Et le déconfinement c’est aussi de me replonger dans la sphère du réel : voir mes colocs recommencer à sortir tous les soirs avec leurs amis et leur conjoint(e), ne pas l’avoir vu venir et avoir pensé, crédule, que l’après confinement nous laisserait autant de temps entre nous qu’avant. Avoir peu d’amis, qui en ont d’autres que moi, sortent, vont en soirée, s’amusent, pendant que je n’y suis pas la bienvenue, tenter le plus que possible de m’occuper, de voir des gens, d’oublier, de me cacher à moi-même que je suis seule, que je n’ai pas de copain, que je suis triste parfois. Tenter de voir le plus de monde possible pour oublier ça, retourner sur les sites de rencontres pour passer le temps et me rassurer « tu ne finiras pas seule et brisée, tu t’en sortiras, tu trouveras quelqu’un qui te montrera qu’une famille ça peut se choisir, se créer en chemin, quand celle qu’on nous a donnée est toute ternie », mais parfois se heurter à la réalité : je SUIS seule.
Le déconfinement c’est le retour à la réalité qui était en pause depuis 2 mois. Le retour de cette sensation de vide dans la poitrine qui martèle, résonne, fait écho à mon coeur qui bat pour me rappeler qu’il n’y a personne avec moi.

Constance

Je vous écris ces quelques mots pour contribuer à vos témoignages concernant le déconfinement. Pour resituer un peu le contexte, dès l’annonce du confinement, j’ai travaillé en télétravail. C’était facile, je suis graphiste et j’avais tout l’équipement à la maison. Je voyais la plupart de mes collègues et mon boss en visio. Idem pour mes proches. Mais je me suis rendu compte, qu’en fait j’étais dans une bulle… pendant tout ce confinement. Je ne sortais pas, vraiment que pour l’essentiel : pour se nourrir et sortir mon chien. Je ne regardais pas les informations à la télé ou même sur les réseaux sociaux. Et je ne les regarde toujours pas.
J’ai perdu mon grand-père pendant le confinement. Ça a été très spécial. J’ai pu lui dire au revoir une dernière fois, mais l’ambiance dans la famille était aussi spéciale. Nous avons fait l’enterrement et je suis repartie chez moi juste après… Je n’ai pas encore eu de retour à la réalité. J’ai l’impression que mon grand-père n’est pas décédé.
Pour l’instant, je ne suis pas encore retournée voir ma famille, et j’ai peur. J’ai peur de tomber de haut et de voir la réalité m’arriver en pleine face sans rien voir venir. Et que toute ma tristesse remonte d’un coup. C’est ça qui me fait le + peur. Un peu comme une bombe à retardement.
Ma famille me manque beaucoup et nous sommes très fusionnels, je dis MERCI à la visio grâce aux smartphones. Mon père est une personne à risque, et je sais que pour l’instant le voir ne sera pas envisageable. Ça le rend triste, et du coup ça me rend triste de le voir ainsi et de ne pas pouvoir le prendre dans mes bras. Mais pour ça, je me sens prête à attendre pour son bien et sa santé.
J’ai un peu de répit avec le travail, je suis en congés, donc encore dans ma bulle. Je suis sortie faire quelques achats dont j’avais besoin du coup… Mais de la culpabilité m’envahit quand je sors car je suis là, à me demander : Est-ce que j’en ai vraiment besoin, est-ce que je dois quand même sortir au risque de me mettre en danger ou de mettre en danger les gens qui m’entourent même si je n’ai rien? J’ai l’impression d’être jugée, même si je suis sortie équipée d’un masque, de gant et gel hydroalcoolique. Est-ce que la situation est réellement grave ou non ? Est-ce que j’exagère ?
Avec ce virus, je n’avais pas envie de m’arrêter de vivre, du moins d’arrêter mon train-train quotidien. C’est égoïste, j’avoue. Mais nous n’avons pas eu le choix, tout a été chamboulé et va l’être encore dans les prochains mois. Et je trouve ça injuste. Et c’est là que je me dis : comment puis-je être encore aussi égoïste sur ce point, alors que des gens sont morts à cause de ce virus… Des familles sont meurtries, et non rien elles n’ont rien demandé elles non plus… Et moi je pense à mon plaisir personnel. C’est comme si j’avais le « cul entre 2 chaises » et que je n’arrive pas à opter pour la meilleure option, si il y a en une. Est-ce que je suis une personne bienveillante ou non ? Beaucoup de questions trottent dans ma tête… auxquelles je n’arrive pas à répondre encore et à faire de « bon » choix.
Je sors de ce confinement sur une note mitigée, je vais attendre, encore, voir comment tout cela va se passer… et c’est le fait d’être dans cette incertitude qui me préoccupe.
Magali

Je viens rajouter ma pierre à l’édifice pour ce témoignage des angoissés du déconfinement ! Votre article m’a beaucoup parlé, je m’y suis beaucoup retrouvée. Comme Loupche j’ai vécu un confinement très privilégié. J’ai donc passé deux mois à la campagne dans une grande maison. Je suis surveillante dans un lycée à mi temps donc je n’ai pas du tout travaillé durant ces deux mois et j’ai touché l’intégralité de mon salaire (merci petit jésus de l’éducation nationale !). Donc vraiment j’ai eu le confinement parfait, sans souci financier, avec de l’espace et entourée de gens que j’aime. Les premières semaines j’ai eu un peu de mal à me faire à cette vie. Je me levais tard, on mangeait à des heures super décalées, j’arrivais pas à me concentrer pour lire… Mais au fur et à mesure j’ai pris un rythme qui me convenait parfaitement. J’allais me balader, je me suis mise à lire beaucoup, je faisais du yoga deux fois par jour (ça a été ma grande découverte du confinement!), je me suis remise à la course à pieds, je cuisinais des plats que j’avais jamais cuisinés auparavant, j’ai écouté tous mes podcasts en retard… Je me sentais vraiment bien, et surtout je n’étais pas du tout angoissée. La vie quotidienne m’angoisse assez, même sans raison valable, même si j’ai l’air de quelqu’un de très détendue. Je suis stressée par mon travail alimentaire, par ma (non) recherche d’emploi, par mes recherches d’appartements, par mes finances, par les gens qui klaxonnent pour un rien au volant de leurs voitures, par mon avenir flou… Et là je me suis rendue compte à quel point c’était salvateur de passer plusieurs semaines sans obligations et responsabilités professionnelles, sans stress du quotidien, sans emploi du temps surchargé, sans culpabilité de pas sortir assez (soit par manque d’envie, soit par manque d’amis). Et je l’ai notamment ressenti à travers mon rapport à la nourriture. J’ai un rapport un peu complexe, quand j’étais ado et jusqu’à mes 23 ans je compensais toutes mes émotions négatives pour la nourriture. Encore aujourd’hui ça m’arrive mais moins. Mais pendant le confinement je n’ai pas ressenti le besoin de manger en dehors des repas, de manger des gâteaux… Et c’était fort plaisant.Je suis rentrée à Montpellier dans la ville où j’habite lundi 11 mai. Je ne bosse pas encore mais ça m’a assez déprimé de rentrer. De retrouver notre appartement tout gris, avec vue sur le parking. Je me suis forcée à faire du yoga avant-hier et hier mais la motivation n’y est plus. Quant à courir je n’y pense même plus parce que j’avais déjà essayé de courir à Montpellier et c’est vraiment pas un environnement agréable pour ça. Et pourtant c’était deux choses qui m’ont fait beaucoup de bien pendant ces deux mois. Ensuite, je suis sortie hier acheter quelques livres à ma librairie pour les soutenir et me faire plaisir, et en voyant tout les gens dans la rue ça m’a fait rendre compte à quel point j’apprécie le calme de la campagne haha, et à quel point en ville tu es tout le temps poussée à la consommation. Je suis allée m’acheter un tapis de yoga chez gosport et je suis passée devant le centre commercial, des gens faisaient la queue devant pour y rentrer. Et ça m’a rendue un peu triste de voir qu’on retournait à nos habitudes d’avant, de surconsommation, d’utilisation de la voiture… et j’en faisais partie avec mon petit tapis de yoga made in China. En plus, comme je ne gagne pas très bien ma vie pour l’instant (je suis en recherche d’emploi) ça m’a fait du bien en confinement de ne dépenser que pour la nourriture et de ne pas angoisser à la fin du mois en vérifiant mon compte en banque. En ville la qualité de vie est quand même moindre et on le ressent d’autant plus quand on n’a pas un gros salaire. C’est assez sombre comme tableau mais j’ai bon espoir de retrouver le moral bientôt. Sinon je suis quand même très contente à l’idée de revoir des amis à moi qui habitent dans le département et de la réouverture des librairies !
Mathilde

Merci à toutes (oui seules des femmes ont témoigné, on ne va pas faire les étonné·e·s…) pour vos envois et vos témoignages précieux en cette période si particulière.

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