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Parlons de temps et d’univers

Posté par Loupche 29 décembre 2017 0 commentaire

Dans cet article nous retrouvons Swan qui essaie désespérément de pré-digérer des petits bouts de sciences dures pour nous. Aujourd’hui, on parle relativité

   Le temps est quelque chose d’assez difficile à saisir et est, au final, sujet à l’interprétation. Aujourd’hui, nous en avons une conception scientifique : le temps est un outil de mesure, une valeur numérique autour de laquelle on s’organise (conception dont il est délicat de se détacher). On peut aussi en avoir une conception plus relâchée, personnelle, une conception que l’on tient de l’art par exemple, où le temps n’est que l’enchaînement des états de conscience auxquels nous sommes sujets. Ainsi, comme ces derniers sont entremêlés les uns dans les autres, le temps n’est plus mesurable, on ne peut plus en extraire un intervalle borné qui ne contiendrait qu’un état de conscience.

  Scientifiquement, ce temps est délicat à manipuler, aussi on l’écarte et on l’oublie, pour ne se focaliser que sur les 9 millions d’oscillations d’énergies d’un électron d’un atome de césium qui forment une seconde.

   Mais ca ne veut pas pour autant dire que le temps est constant dans son écoulement. Faisons donc un détour du côté des objets lourds de notre univers : les trous noirs. Il est une théorie bien fondée qui stipule que le temps s’écoule plus vite à proximité d’un trou noir (rappelez vous du film Interstellar, dans la scène où les personnages passent un bref instant près d’un trou noir, instant pendant lequel des années passent sur Terre).

Cette théorie, qui s’appelle la relativité générale, explique la gravité d’une façon plus compliquée que simplement l’attraction de deux corps disposant d’une masse. Selon cette théorie, les corps disposant d’une masse très élevée ont un impact sur la vitesse à laquelle s’écoule le temps. Ainsi, le temps se révèle être influencé par la masse des objets, et donc n’est plus cette valeur numérique à l’évolution constante, mais une sorte de “nappe” déformée, étirée par les objets les plus lourds de notre univers.

Enfin, une autre théorie, la relativité restreinte, stipule que le temps s’écoule de façon différente pour des objets en mouvement relatif. Une particule de masse très petite, se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière, subira l’effet du temps d’une façon différente que l’observateur immobile sur terre, et parcourra une distance supérieure à celle qu’elle devrait parcourir par rapport à l’observateur immobile.

   Mais alors la masse et la vitesse ont un impact sur le temps, comme on l’a vu. Une masse minuscule et une vitesse colossale nous amène à un déplacement spatial qui “s’affranchit” du temps. Des objets au contraire très classiques, mais dont la vitesse est très grande, vont effectuer un déplacement dans le temps, mais aussi dans l’espace.

   Et où est l’humain dans tout ça? L’être humain subit le temps “normalement”, ne le déforme pas. Mais sa vitesse est ridicule par rapport à celle des objets célestes, aussi peut-on assimiler le déplacement humain à un déplacement exclusivement temporel, car son déplacement spatial est négligeable. Pourtant il est difficile de le ressentir (il est en effet constant pour nous), mais ce n’est pas impossible.

   Asseyez-vous, restez immobiles, respirez, méditez. Vous êtes certes à l’arrêt dans l’espace, mais pas dans le temps. Alors essayez donc de sentir ce déplacement temporel, à la vitesse d’une seconde par seconde.

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