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Le meilleur cadeau de Noël par M.-A. Murail

Posté par Loupche 10 décembre 2017 0 commentaire

Chez Berthine, nous nous sommes rendu.e.s compte que nous sommes quelques un.e.s à avoir dernièrement lu ou relu Marie-Aude Murail. Découverte pour certain.e.s, relecture pour d’autres, vous aussi vous avez peut-être lu et adoré certains de ses ouvrages (ou tous!).

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore (et il n’est jamais trop tard pour tomber dedans), il s’agit d’une « écriviatrice » des plus prolifiques et dont la bibliographie est bien longue à défiler. Lors d’une rencontre, elle déclare que son public va de cet âge-là, en désignant une petite fille d’environ sept ans, à celui-là, en serrant la main d’une dame sans âge et aux cheveux blancs.

Elle touche à tous les univers, toutes les ambiances mais toujours pour mettre en avant les caractéristiques de ses personnages et de leurs trajectoires. Ils ont pour point commun d’être en décalage avec le monde dans lequel ils évoluent, un peu perdus parfois et, surtout, ils portent en eux une sacrée force de subversion ! Touchant, drôle, émouvant (aux larmes par moments), le style de Marie-Aude Murail ne saurait que vous charmer. On devient boulimique de ses mots et de la vie qu’ils créent.

La semaine dernière, on vous a parlé de Miss Charity, et aujourd’hui c’est au tour de Sauveur & Fils, sa dernière série, dont le quatrième tome sort en janvier !

Sauveur Saint-Yves habite à Orléans et est psychologue clinicien. Il habite avec son fils Lazare, 8 ans, dans une maison dont le rez-de-chaussée est son cabinet de consultation. Il y reçoit une ribambelle de patient.e.s, de 4 à 70 ans, des familles recomposées, des adolescent.e.s, des couples, etc. Par l’écriture de Marie-Aude Murail, on s’attache aux personnes en les observant à travers les yeux de Sauveur, qui les revoit toutes les semaines. Par exemple, Ella Kuypens, 12 ans, c’est le mardi. Ella, elle aime s’habiller en garçon, et Sauveur l’aide à comprendre pourquoi. Margaux Carré, 14 ans, elle se scarifie. Gabin Poupard, 16 ans, il ne va plus en cours le matin et il joue toute la nuit à World of Warcraft. Et la liste continue. Mais Sauveur a aussi ses propres problèmes, notamment un secret qui le ronge et met en danger son fils — suspens…

Pour faire simple, Sauveur & Fils c’est un roman jeunesse que les adultes adorent lire, l’écriture est légère même quand les sujets sont lourds, les personnages sont incroyablement attachants et on accroche du début à la fin. Tu sais ce que tu ressentais quand tu lisais Harry Potter tard le soir, et que tu devais éteindre la lumière mais que t’arrivais pas à lâcher ton livre même si t’avais école le lendemain ? Bah ça m’a fait pareil avec Sauveur & Fils. Cette série est un parfait cadeau de Noël qui accompagnera tout en douceur les longues soirées d’hiver sous le plaid.

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Viens voir Disiz à l’Olympia le 6 décembre !

Posté par Loupche 4 décembre 2017 0 commentaire

Comment ça tu ne connais pas Disiz ? Tu n’as jamais écouté J’pète les plombs, single sorti en 2000 que les gens connaissent encore par coeur ? Tu n’as pas écouté ses onze albums sortis entre 2000 et 2017 ? Même pas son album de rock perdu au milieu du rap ? Tu n’as pas lu ses deux romans, pas vu Dans tes rêves, film dont il est l’acteur principal ? Tu ne l’as même pas vu jouer Othello en 2013 ? Et du coup, tu n’as pas lu notre dernier article sur lui (parce que chez Berthine, on le kiffe) ?

Bon, comme tu le vois ça fait beaucoup. Mais ne t’inquiète pas, pas besoin de connaître toute son oeuvre pour apprécier ses concerts. C’est un artiste total, et il amène sur scène ce besoin de créer, d’aller au-delà d’un simple concert.

« Plus qu’un concert, un concept » (c’est lui qui l’a dit)

A l’Olympia ce mercredi 6 décembre, aura lieu un concert culminant de la tournée « Pacifique Tour » de Disiz la Peste. Son dernier album, Pacifique (t’aurais pu deviner le titre mais je te le matraque quand même parce que c’est vraiment super et que tu devrais aller écouter), est un mélange de genres qui défie toutes les catégories dans lesquelles on pourrait placer un chanteur. C’est du rap ? Oui. C’est de la soul ? Oui. De l’électro ? Aussi. Du rock ? Eh oui. On trouve également toutes sortes de sujets dans les 20 titres de l’album, de la situation actuelle des migrants en Méditerranée (Poisson étrange, clip juste en-dessous) à l’amour (Menteur menteuse, La fille de la piscine) en passant par la colère (L.U.T.T.E) et la difficulté d’exister (Splash, Qu’ils ont de la chance).

En plus d’être un incroyable artiste, il est excellent sur scène et t’emporte où il veut, quand il veut. Alors, tu es convaincu.e ? Non, pas encore ? Tu veux un peu sentir l’ambiance à ses concerts pour voir si ça vaut le coup ? Alors regarde cette vidéo (juste en-dessous) qu’il a sorti ce week-end, et viens sauter avec nous mercredi ! Oui oui, Berthine y sera !

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Le plat préféré de tes règles – Recette

Posté par Loupche 26 novembre 2017 0 commentaire

Quand tu as tout ce sang qui sort de ton utérus, c’est parfois compliqué de manger comme il faut. On va plus facilement enfiler une tablette de chocolat qu’un véritable repas, et vu comment nos ovaires souffrent on en a bien le droit !

Mais bon, quand même, perdre du sang signifie perdre du fer et de l’énergie, et il est important de récupérer des forces et de la chaleur par notre nourriture. Je te propose donc un bon plat plein de saveurs, de fer, de protéines et de douceur pour redonner le sourire à ton bas-ventre !

Tu vas avoir besoin de :

  • 200g de riz
  • 100g de haricots azukis (pleins de fer et de protéines)
  • 100g de lentilles vertes (pareil, vive le fer et les protéines !)
  • un oignon rouge
  • deux dents d’ail (booste le système immunitaire et le sang)
  • un peu de gingembre frais (encore un super coup de pouce à ton organisme)
  • deux cubes de bouillon de légumes
  • curry, cumin, curcuma, sel, poivre, huile d’olive

Mets les azukis à tremper entre 1h et une nuit. Émince l’oignon, l’ail et le gingembre et fais-les revenir dans de l’eau ou de l’huile dans le fond de la casserole quelques minutes, puis rajoute un très grand volume d’eau, le bouillon de légumes et fais-y cuire les azukis pendant environ 45 minutes. Le plus ils tremperont avant, le plus ils seront digestes et rapides à cuire ! Tu peux rajouter un peu de bicarbonate de soude dans l’eau de trempage et de cuisson pour faciliter la cuisson, mais c’est optionnel.

Après ces 45 minutes, rajoute dans la même casserole les lentilles et fais cuire le tout de nouveau pendant 20-30 minutes. N’hésite pas à rajouter de l’eau si elle s’évapore !

Dans une autre casserole, fais cuire ton riz dans un grand volume d’eau et avec un bouillon cube.

Voilà, c’est cuit ! Egoutte ton riz et rajoutes-y de l’huile d’olive et du cumin. Pour le mélange azukis-lentilles, tu peux utiliser l’eau de cuisson comme bouillon ou les égoutter. Mets une bonne dose de curry, de cumin, de curcuma, un peu de poivre et de sel, et tu peux servir tout ça !

Une bonne grosse assiette de ce plat et ton organisme sera beaucoup moins affaibli que d’habitude !

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Recette de Soupe – Butternut et Coco

Posté par Loupche 16 novembre 2017 0 commentaire

C’est la saison des courges, youhou ! A nous les gratins, les currys, les purées et tutti quanti ! Et surtout, vive les soupes de courges ! Quoi de mieux qu’une bonne soupe toute douce pour se réchauffer pendant ces longues soirées ?

Ce week-end, j’ai découvert une recette simple et délicieuse de soupe au butternut. Le butternut est une courge bien fondante avec un arrière-goût de noix, idéale pour ces soirées froides.

Pour cette soupe, tu auras besoin de :

  • un butternut
  • un poireau
  • 20cl de crème ou lait de coco
  • du sel, un bouillon de légumes et un peu de curry en option
  • un mixeur bien sûr

L’étape la plus difficile est de peler le butternut : c’est coriace ces bestioles ! Ensuite, c’est du tout cuit. Tu coupes ton butternut en petits morceaux, tu fais pareil avec ton poireau et tu mets le tout dans une casserole avec juste suffisamment d’eau pour recouvrir les légumes. Enfin, tu mets ton bouillon de légumes et/ou du gros sel et tu laisses cuire ! Ça devrait prendre entre vingt et trente minutes.

Deuxième étape, tu mixes le tout ! Rajoute de l’eau bouillante si la soupe n’est pas assez liquide, moi j’aime bien quand la texture est très lisse. Quand c’est fini, remets ta casserole de soupe sur le feu et rajoute la crème de coco et le curry. Et voilà, c’est prêt !

Hormis les traditionnels croûtons à l’ail, tu peux aussi agrémenter ta soupe avec un filet d’huile d’olive, des plantes aromatiques bien émincées (notamment basilic, persil et menthe) et même des oignons frits ! Perso, je mets tout ça sur le dessus de ma soupe et ça fait des explosions dans mes papilles !

CultureSérie

Jane The Virgin : la saison 4 disponible !

Posté par Loupche 10 novembre 2017 0 commentaire
Je profite de la sortie de la saison 4 de la série Jane The Virgin pour t’en faire la promotion, parce que c’est une série que je suis depuis des années ! Si l’une de mes principales motivations est d’admirer le sublime Justin Baldoni (Rafael Solano dans la série), il y a de nombreuses autres raisons d’y trouver son compte et de passer un bon moment !

C’est quoi Jane The Virgin ?

C’est l’histoire de Jane Villanueva, jeune adulte vivant avec sa mère et sa grand-mère à Los Angeles et qui a fait le voeu à sa grand-mère catholique de rester vierge jusqu’au mariage. Seulement voilà, dans les premières minutes de la série, Jane se fait artificiellement inséminée par erreur et tombe enceinte. Et comme cela ne s’arrête jamais là dans Jane The Virgin, il se trouve que le sperme appartient à Rafael Solano, le patron de Jane, et que le copain de Jane, Michael Cordero, va la demander en mariage. Ah, et tu sais quelle gynécologue a inséminé Jane ? La soeur de Rafael. Et là je ne t’ai spoilé que les trente premières minutes du premier épisode.

Pourquoi j’adore Jane The Virgin ?

  • Parce que ça ne s’arrête jamais, et quand tu penses que les scénaristes ne pourront pas aller plus loin, ils vont beaucoup plus loin.
  • C’est très drôle, mais aussi dramatique, tu ris et tu pleures, tes émotions sont très vite accrochées.
  • Le style de la série s’inspire des telenovelas latinoaméricaines (dont le personnage de Jane est fan). C’est donc une forme de parodie mais qui finalement nous transporte et nous fait marcher.
  • C’est féministe, antiraciste, anti-Trump, pro-LGBT et toutes ces belles choses !

Pourquoi tu devrais regarder Jane The Virgin ?

Si tu aimes les séries où tu t’attaches aux personnages, extrêmement divertissantes et hollywoodiennes, cette série est pour toi.

Si tu aimes les retournements de situation et les éléments perturbateurs toutes les cinq minutes, cette série est pour toi.

Si tu apprécies une esthétique bien lisse et une immersion dans la vie californienne, cette série est pour toi.

Si tu me fais confiance, tu vas aller regarder le premier épisode et te faire un avis par toi-même ! Moi je t’attends au troisième épisode de la saison 4, d’accord ?
CultureGeek

Pythagore : « Mon théorème m’a tuer »

Posté par Loupche 8 novembre 2017 0 commentaire
Dans cette deuxième édition des « Maths pour les nul.le.s », Swan nous explique comment l’école pythagoricienne a été dissolue, malgré le célèbre théorème de Pythagore encore appris par tous les élèves de cinquième.

La longueur de l’hypoténuse, élevée au carré, vaut la somme des carrés des deux autres côtés d’un triangle rectangle. Qu’on se le dise, c’est pas fou comme définition, quoi que bien pratique en géométrie (et encore, ça dépend laquelle), mais telle est la définition du théorème de Pythagore.

Mettons les choses au clair, Pythagore n’a pas dit que ça dans sa vie, mais si on s’en souvient encore, c’est parce que c’est un résultat qui s’utilise encore et qui à été maintes fois redémontré. En général, quelque soit l’époque, un penseur sera retenu dans l’histoire pour un résultat qu’il aura pondu (le théorème d’incomplétude de Göedel, le théorème de Thalès…), bien qu’il en ai pondu beaucoup d’autres.

C’est sans doute parce que tous les autres résultats finissent par être révoqués, et c’est le cas d’un grand axe de la pensée pythagoricienne, qui énonce que tout nombre (quel qu’il soit), toute quantité, peut être écrite sous la forme de fraction rationnelle (c’est à dire, un nombre entier (1 ou 4 ou 1500, mais pas 7,17) divisé par un autre. Un exemple vaut mieux que cent mots : 2 = 2/1 ou bien 7,5 = 15/2 ou encore 0,3333333333… = 1/3. Vu comme ça, ça se tient, et ce serait même cool que ce soit vrai (ça simplifierait bien la tâche aux mathématiciens).

Seulement un jour, un Grec s’est ramené et a montré aux disciples de Pythagore que c’était faux. Vous vous souvenez de son théorème ? On va l’appliquer à un triangle rectangle isocèle (2 côtés de taille égale, qui décrivent un angle droit) de côté 1cm. Combien mesure le 3ème coté ? On calcule donc que son carré est égal au carré de 1 plus le carré de 1, soit 1+1, ce qui vaut 2. Jusqu’ici rien de bizarre. Mais c’est le carré de l’hypoténuse qu’on a ici, et ce qu’on cherche, c’est juste l’hypoténuse. Alors on va « enlever » le carré en cherchant la racine carrée de ce carré. Pour faire court, le troisième côte vaut 2, et en français, « la racine carrée de 2 ». Ce nombre, selon Pythagore lui même, peut s’écrire comme une fraction rationnelle, seulement (et j’en passe la démonstration) 2 n’est pas un nombre qui peut s’écrire de la sorte, et c’est ce que ce Grec en question a montré aux disciples de Pythagore, détruisant ainsi un des piliers de leur pensée, grâce au théorème de son créateur. Suite à ça, horreur, dissolution de l’école pythagoricienne et suicides en masse. Bref, les maths à l’époque, c’était sacré chez les philosophes et leurs disciples.

CultureGeek

Maths pour les nuls / Une histoire de chaussettes

Posté par Loupche 29 octobre 2017 0 commentaire
Peut-on ranger ses tiroirs dans ses chaussettes ? Dans ce premier article de notre nouvelle série « Maths pour les nul.le.s », Swan nous explique comment il est possible, en mathématiques, de ranger ses tiroirs dans ses chaussettes. 

Quand je range mes chaussettes dans mon armoire, je prends une chaussette parmi toutes celles que j’ai à ranger, et je la mets dans un tiroir. En mathématiques, on appelle ça une fonction (et si je range toutes les chaussettes à ranger, une application) qui associe une chaussette à un tiroir.

Maintenant, on s’imagine dans une dimension parallèle un peu saugrenue, où on a pleiiiin de tiroirs, et qu’on range ses chaussettes dans tous les tiroirs, parce que c’est tout ce qu’on a à ranger, et qu’on a que ça à faire que d’étudier comment on range ses chaussettes. Imaginons un instant qu’on a autant ou moins de chaussettes à ranger que de tiroirs. On va ensuite mettre une chaussette par tiroir, pas plus. A la fin du rangement, quelque soit le tiroir qu’on ouvre, il y aura au plus une chaussette dedans. C’est, en mathématiques, ce qu’on appelle une fonction injective, c’est-à-dire que chaque élément de l’ensemble d’arrivée (le meuble à tiroirs) ne peut être associé au plus qu’à un élément de l’ensemble de départ (le bac à chaussettes).

Maintenant, imaginons qu’on a autant ou plus de chaussettes à ranger que de tiroirs. Ensuite, on va répartir toutes les chaussettes dans tous les tiroirs. A la fin, quelque soit le tiroir qu’on ouvre, il y aura au moins une chaussette par tiroir. C’est, en mathématiques, ce qu’on appelle une fonction surjective, c’est-à-dire que chaque élément de l’ensemble d’arrivée (le meuble à tiroirs) est associé au moins un à élément de l’ensemble de départ (le bac à chaussettes).

Et là, vous vous dites que c’est bizarre qu’en ayant autant de chaussettes que de tiroirs et en rangeant une chaussette par tiroir, on ait à la fois une fonction injective et surjective. Eh bien les mathématiques ont réponse à tout, et on appelle ce genre de fonctions des fonctions bijectives, qui à chaque élément de l’ensemble d’arrivée (le meuble à tiroirs) associent un et un seul élément de l’ensemble de départ (le bac à chaussettes). Et il se trouve que les fonctions bijectives ont une propriété intéressante, à savoir que l’on peut inverser les ensembles de départ et d’arrivée, pour en obtenir la bijection réciproque. Ici, il s’agirait de ranger chaque tiroir dans une chaussette (pour peu qu’on reste dans le cas où on a autant de chaussettes que de tiroirs).

Alors oui, pour peu que vous ayez autant de tiroirs que de chaussettes, vous pouvez ranger vos tiroirs dans vos chaussettes, et ainsi réaliser une bijection de l’ensemble des tiroirs à valeurs dans l’ensemble des chaussettes.

Société

Chronique d’un lundi matin à Paris

Posté par Loupche 22 octobre 2017 0 commentaire

Ah le lundi, le début d’une nouvelle semaine, de nouvelles aventures, tant de choses à vivre et à accomplir ! Il y a beaucoup de raisons qui motiveraient à se lever du bon pied le lundi matin. Pourtant, à Paris, c’est comme si tout le monde se levait du pied gauche. Au cas où tu aurais envie de découvrir la faune parisienne, permets-moi de te présenter : mon lundi matin à Paris.

6h30 – Le réveil sonne. Murf. Snooze.

6h40 – Allez courage et bonne volonté, levons-nous en faisant bien attention à mettre le pied droit par terre AVANT le pied gauche. Et merde, encore raté. Bon, ce n’est que superstition, de toute manière, c’est pas ça qui va déterminer ma journée.

6h42 – Hop hop hop, quelques mouvements de yoga, cinq petites minutes de méditation, un jus de citron, qu’est-ce qui pourrait aller mal si je fais tout parfaitement dans les codes de la bloggueuse lifestyle ? Non vraiment, je ne vois pas comment quelque chose pourrait aller de travers.

7h20 – Petit déjeuner bien garni, bon thé bien chaud, petite vidéo qui donne de la motivation le matin (France Culture, c’est surfait), j’arrose mon basilic et je vais m’habiller.

7h45 – Super, j’ai presque fini de me préparer et j’ai encore dix minutes avant de partir ! Décidément, tout va bien aujourd’hui, je peux tranquillement zoner sur Instagram et Facebook, bien assise sur les toilettes.

8h03 – Eeeeeh je suis en retard.

8h05 – Je comprends pourquoi tous les Parisiens speedent dans la rue : personne n’a vraiment envie de quitter le nid tranquille de l’appartement, alors on y reste le plus possible, on finit par être en retard, et on doit courir jusqu’au métro. Et moi ? Bah je suis devenue une Parisienne hein, je marche dans la rue comme si j’étais poursuivie.

8h10 – Rolala ce sprint, je bats des records d’optimisation ! Arrivée dans le métro, j’enlève mon manteau, mon pull et mon écharpe. A Paris, on finit par maîtriser parfaitement la technique de l’oignon, une grande quantité de couches de vêtements pour toutes les possibilités : les courants d’air dans les bouches de métro, la chaleur étouffante au bout d’un quai de la ligne 12, les fenêtres du wagon ouvertes sur la ligne 6, la sueur parce que les escalators sont en panne et qu’il faut monter les marches à pied, le vent glacial qui précède un soleil brûlant, etc. Ô Paris, quelle ville pleine de facettes !

8h13 – La chance me sourit, une place assise dans le wagon !! Un lundi matin !! Finalement, Paris c’est pas si mal, c’est vrai ça, je râle beaucoup mais au fond il y a de l’affection.

8h17 – Ah, une vieille dame rentre dans le métro. Montée sur ressorts je lui laisse immédiatement ma place et me retrouve collée à cette barre au milieu du wagon où tous les germes de la planète se concentrent. Beurk. C’est dégoûtant Paris. En plus on vient d’arriver à Montparnasse, tous les provinciaux qui ont pris les premiers trains nous rejoignent, je suis coincée entre deux trentenaires en costard pas repassés de plus d’1m90 dont je sens les aisselles vaporisées au déodorant Axe.

8h45 – Enfin sortie du métro, le soleil brille. Bon, ça va c’est cool. Il fait froid et je crache la pollution (et le déo Axe) de mes poumons, mais au moins y a du soleil.

9h – Bon, y a plus de soleil. C’était à prévoir.

Bien-être

5 cours de yoga pour guérir (de tout)

Posté par Loupche 15 octobre 2017 0 commentaire

Tout le monde le sait, le yoga ce n’est pas que des poiriers sur la plage et des filles en bikini. Le yoga est une pratique ancestrale de connexion à son corps. Utilisé comme outil de guérison, il s’avère très efficace ! J’ai donc sélectionné pour toi différentes vidéos (testées et approuvées) qui se concentrent sur une partie du corps ou un problème particulier. Ce sont des cours, tous issus de la même chaîne (Yoga With Adriene, absolument excellente), et même s’ils sont en anglais, ils sont tous sous-titrés et Adriene se fait très bien comprendre ! Je conseille réellement, la qualité de ses cours est sans pareille, ils durent entre 7 et 20 minutes, et c’est gratuit !

N°1 – Yoga pour les Migraines

Cette vidéo toute en douceur travaille sur la guérison des migraines et autres maux de tête. En début de vidéo, Adriene explique qu’il est possible de se couvrir les yeux et de simplement écouter la vidéo, ce qui est très pratique quand les écrans nous agressent ! J’ai la chance de ne pas être sujette aux migraines, mais dès qu’un mal de tête pointe le bout de son nez, je fais en sorte de mettre en route cette vidéo, dont les mouvements soulagent énormément.

 

N°2 – Yoga pour l’Anxiété

Encore un cours très doux qui va venir soulager les tensions du corps que provoque l’anxiété et les crises d’angoisse, mais va aussi chercher à ouvrir le coeur et la région du plexus. Notamment, la session de respiration du début de la vidéo est particulièrement efficace !

 

N°3 – Yoga pour le Cou et les Épaules

Cette vidéo est ma petite chérie. Je fais cette séance le plus souvent possible, parfois plusieurs jours d’affilée, pour calmer mes douleurs aux cervicales, aux épaules et à la base du crâne. Elle me permet de ne pas prendre un doliprane et de continuer ma journée sans avoir à m’allonger pour faire une sieste. Si tu as des tensions dans les haut du dos (qui n’en a pas?), je t’invite à essayer !

 

N°4 – Yoga pour les Psoas

Tu ne le sais peut-être pas, mais les psoas sont responsables de nombreuses douleurs dans le bas du dos, le bassin, les fesses et les jambes. C’est un très gros muscle qui se fixe sur la colonne vertébrale, traverse le bassin et s’accroche sur le devant de la cuisse. De fait, lui donner un peu d’amour (et d’étirements) soulagera forcément de nombreuses douleurs !

 

N°5 – Yoga pour Soi

Que demander de plus qu’une dizaine de minutes pour se recentrer, faire un petit peu d’automassage et d’étirements ? Cette séance n’est pas du tout extravagante, tout est très simple mais met de bonne humeur ! Encore une fois, j’y reviens très souvent.

CultureHistoire/PolitiqueLecture/Ecriture

Le roman de la semaine : Lavinia

Posté par Loupche 7 octobre 2017 0 commentaire

Le roman Lavinia, écrit par Ursula K. Le Guin en 2008 et traduit en France en 2011, mérite vraiment d’être lu ! L’auteure est américaine et reconnue dans le milieu littéraire depuis les années 1960. L’histoire de son roman se passe aux alentours du douzième siècle avant notre ère et parle de Lavinia, fille de Latinus, roi des Latins, et de sa ferveur à réaliser son destin. Le roman s’inspire librement des derniers poèmes de L’Enéide de Virgile, oeuvre classique fondamentale et référence importante encore trois millénaires après son écriture. Ne sois pas découragé.e, moi non plus je n’ai pas lu L’Enéide ! Par contre, j’ai adoré Lavinia, et je te donne ici ses grands points positifs, et son petit point négatif.

Points positifs :

– Il n’est pas nécessaire de lire Virgile pour comprendre Lavinia. Très accessible, le roman rend le monde semi-mythologique de Virgile facile à décrypter pour les profanes qui n’y connaissent rien à l’histoire antique — comme moi.

– L’intention de base du roman est en soi un point positif : donner de la place à une femme de L’Enéide qui n’occupe pas beaucoup d’espace. De quelques lignes d’un vieux poète illustre, une auteure écrit sur une femme. Si c’est pas #GirlPower ça, je vois pas ce que ça peut être.

– Lavinia est quand même une sacrée badass, fille de roi puis reine puis mère de roi, liseuse d’oracles, aventurière, d’un caractère doux comme c’est attendu d’une femme de son rang, mais faussement docile. Merci à l’agréable première personne du singulier qui nous donne l’impression de l’écouter nous raconter sa vie.

– Le récit accroche, il y a du suspens, de l’intrigue, on veut savoir la suite. On décrypte avec elle les oracles, on voit avec elle une armée marcher sur la ville de son père, on la voit traverser les épreuves de son destin, etc.

– Le monde de Lavinia est semi-imaginaire et donc semi-réel. La postface détaille un peu plus les libertés que l’auteure s’est permises en s’éloignant de Virgile pour être plus en accord avec les découvertes des archéologues, et vice-versa. Donne un mélange agréable et confortable d’une intrigue à moitié mythique, dans une région de l’Italie actuelle fidèle à la description.

Point négatif :

Est-ce le fait de la traduction française ou de l’écriture de l’auteure, mais certaines envolées lyriques intégrées dans l’intrigue semblent en trop. Cela ressemble parfois à un hommage à Virgile un peu loupé, une tentative d’être un poème alors que Lavinia est un roman. Ces quelques passages ne m’ont pas empêchée d’accrocher, mais m’ont tout de même repoussée lors des premiers chapitres, où l’on ne sait pas trop ce que l’on est en train de lire et s’il y a un but dans l’écriture. Le dernier paragraphe du livre m’a un peu déçue pour ces mêmes raisons.

Note finale : 7/10. Un très bon roman qui donne envie de tourner les pages, mais dont on aperçoit malheureusement les maillages censés être invisibles après le polissage final de l’écriture. Sans vouloir être trop lyrique.