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Loupche

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Qu’est-ce que l’écoféminisme ? 6 mots-clés

Posté par Loupche 20 février 2018 0 commentaire

Cet article se fonde sur le recueil de textes écoféministes Reclaim, et particulièrement sur son introduction, rédigée par Emilie Hache, philosophe française. Elle y développe principalement l’écoféminisme des Etats-Unis, où il est le plus développé, bien qu’il existe également en Europe (en Angleterre, Italie et Allemagne notamment).

L’écoféminisme est une branche du féminisme extrêmement controversée, mais qui apporte de nouvelles façons de répondre aux problèmes que présente le système patriarcal actuel. J’ai décidé de te présenter ici une série de 6 mots-clés qui présente l’écoféminisme. Bien évidemment, je t’invite à lire le recueil Reclaim si tu souhaites avoir plus d’informations ; cet article ne peut pas être exhaustif au vu de la richesse du mouvement !

ÉCOLOGIE ET ANTI-CAPITALISME DES 80’s

Si l’on veut comprendre l’écoféminisme, il faut remonter à ses origines, dans les années 1980. A cette époque, le contexte politique est marqué par le début d’une crise écologique : course à l’armement nucléaire pendant la guerre froide, déforestations massives sur plusieurs continents, nombreuses famines en Afrique, etc. Les femmes se retrouvent pour manifester et révoquer le système de valeurs et politique actuel. De cette revendication résulte de nombreux textes volontairement non-académiques, c’est-à-dire des textes hybrides qui lient plusieurs disciplines (la théorie politique et la poésie, par exemple), dans le but de prendre le contre-pied du moule académique masculin.

NATURE

Dans le féminisme classique que nous connaissons tou.te.s, l’émancipation des femmes se perçoit comme un arrachement à la nature, au biologique, à tout ce qui nous rattache à notre corps. Le problème que voient les écoféministes, c’est que cette version de la libération des femmes exclut toutes celles qui ne rejettent pas cette identification et finit par condamner comme aliénées les femmes qui défendent ces tâches féminines ou féminisées (comme prendre soin des enfants). Il apparaît fondamental, dans l’écoféminisme, de construire un mouvement populaire, non-élitiste, ce pourquoi exclure la majorité des femmes est inenvisageable. Il faut donc créer un féminisme qui combine féminité traditionnelle et militantisme féministe radical.

Pour les écoféministes, ce n’est pas la nature en tant que telle qui pose problème, mais la dualité patriarcale nature/culture qui est imposée dans notre société, où l’identification des femmes avec la nature signifierait que les femmes sont inférieures parce qu’elles sont du côté de la nature, et la nature est inférieure parce qu’elle s’oppose à la culture (et qu’elle est féminine). Face à cela, le but de l’écoféminisme est de reclaim, à savoir se réhabiliter et se réapproprier la nature détruite, dévalorisée, et modifier sa perception. Il n’y a pas de notion de retour en arrière ou de position réactionnaire, mais de réparation et invention dans le présent. Par ailleurs, les hommes ne sont pas exclus de cette lutte politique ou de la nature même. La conclusion est simple : les femmes sont proches de la nature, les femmes font partie de la nature, et si les hommes rejettent leur propre appartenance à la nature, c’est qu’ils ont un problème !

CORPS

Dans la culture patriarcale où nature et culture sont impossibles à marier, les femmes ne sont jamais gagnantes ! Soit on est un corps sans esprit, soit on est un esprit sans corps. Et il est assez constant de maintenir tout au long de sa vie un rejet voire une haine de son propre corps. La première étape de la réappropriation de notre féminité, selon l’écoféminisme, est d’apprendre à aimer son corps en tant que corps de femme : apprendre à ne pas dénigrer ses menstruations, son pouvoir de donner la vie ou encore l’entrée dans la ménopause, aimer tous les différents corps féminins et les multiples désirs sexuels.

SORCIÈRES ET DÉESSE

 A l’aube des religions, dieu était femme. Vous en souvenez-vous ? »               – Merlin Stone

Cette partie de l’écoféminisme est particulièrement rejetée en Europe, car elle délégitimerait la cause pour son aspect spirituel. Pourtant, refuser la réécriture du divin par les écoféministes serait tronquer le mouvement d’une partie essentielle. Ainsi, elles reconstituent les récits religieux au fondement de notre culture, c’est-à-dire la séparation du sacré et du monde qui crée un dieu transcendant à l’origine de la destruction de la nature et des femmes. A cause de ce récit commun aux religions monothéistes actuelles, la nature devient la servante de dieu et, symétriquement, les femmes deviennent les servantes de l’homme créé à l’image de dieu. Pour résumer, les écoféministes dénoncent un dieu mâle, une religion patriarcale qui a volé le sacré au monde et qui hait les femmes.

Ce serait donc par la redécouverte du culte de la Déesse pré-indoeuropéen (qu’on retrouve dans des travaux archéologiques en Europe, en Inde et dans certaines cultures africaines et amérindiennes) que les femmes pourront se reconnecter avec ce qui nous rend puissantes. Cette Déesse païenne a été rapidement détruite après l’apparition des grandes religions monothéistes, mais se souvenir de son existence permettrait de se souvenir d’un passé non-patriarcal. Cela ne veut pas dire que toutes les écoféministes sont néopaïennes, mais la redécouverte de ce passé est fondamental pour saisir le mouvement dans son entièreté. C’est d’ailleurs de là que vient le surnom que se donnent les écoféministes, « sorcières ». Par ce titre utilisé dans le passé pour vénérer la Déesse (avant que sorcières et sorciers soient considéré.e.s comme des suppôts de Satan), les écoféministes revendiquent la richesse féminine d’un savoir sacré, ancré dans la nature et une connaissance au-delà de l’académique.

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TGVmax : ça vaut vraiment le coup ?

Posté par Loupche 10 février 2018 0 commentaire

Après 7 mois d’abonnement à TGVmax, Berthine et moi avons décidé de te faire un petit bilan de notre expérience, de ses avantages et de ses inconvénients, pour que tu puisses décider de t’abonner en toute connaissance de cause !

 

Cékoi TGVmax ?

C’est un abonnement à 79€ par mois, disponible pour les moins de 27 ans, qui te permet d’accéder à une sélection de trains gratuitement. Par exemple, pour un Poitiers-Bordeaux, tu auras 5 trains à 0€ sur les 15 trains qui font le trajet dans la journée. Il y a deux restrictions : tu n’as pas le droit à plus de 6 réservations à la fois, et les trains compris dans l’abonnement TGVmax ne sont donnés qu’un mois à l’avance. Mais ça te permet de voyager dans toute la France à moins de 80€ par mois, ce qui est moins cher qu’un seul aller-retour Paris-Bordeaux.

 

Pourquoi la SNCF a fait TGVmax ?

Faut pas se leurrer, c’est pas par compassion pour les jeunes loin de leurs familles et de leurs potes qui veulent les voir plus souvent ou qui veulent profiter de leur jeunesse pour découvrir la France hein. Non, c’est plutôt pour remplir les trains qui d’habitude sont vides. Ça leur permet de rendre plus attractifs des trains en milieu de journée ou très tôt le matin, ou en milieu de semaine, enfin des trains qui ne sont pas trop remplis quoi. Par ailleurs, le nombre de places TGVmax dans un train est limité, c’est grâce à cela qu’ils se font de la marge, en vendant plus d’abonnements qu’il n’y a de places disponibles — en gros. 

 

TGVmax n’est pas pour toi si tu n’as pas d’autre choix que de prendre le train le vendredi soir et de rentrer le dimanche soir. Parce que clairement, tout le monde prend ces trains, ce sont les plus chers, donc ils ne sont pas compris dans l’abonnement TGVmax. Autant prendre la carte Jeune qui te permet de les avoir à 30% ou 50% moins cher.

TGVmax est pour toi si tu voyages plus d’une fois par mois et que tu as une plus grande flexibilité. Par exemple, si tu veux prendre le train le week-end, tu auras l’aller le vendredi matin et le retour le lundi matin, ou l’aller le samedi matin et le retour le dimanche matin. L’idéal est de faire des trajets en semaine, bien sûr, là tu auras un choix très large. Dans ces cas-là, ton abonnement sera très rapidement optimisé.

 

Nos petits conseils pour profiter à fond de ton abonnement :

  • Si tu veux absolument prendre un train avec une forte affluence, disons le 14 mars, jour de la fête nationale de Loindissi, fais en sorte d’être sur ton application le 13 février à 23h59, pour ne pas louper les places TGVmax dès leur mise en ligne.
  • Si tu n’as pas le Paris-Bordeaux que tu voulais, regarde d’autres combinaisons qui ne soient pas proposées par l’application en faisant une escale à Poitiers ou Tours. Par exemple, un Paris-Poitiers puis un Poitiers-Bordeaux. Faut jouer avec le système mon petit, mais oui.
CultureGeek

Stérilité, boîtes et brosse à chiotte [Maths Pour les Nul.le.s]

Posté par Loupche 2 février 2018 0 commentaire

“Supposons l’existence des licornes. Alors il existe un territoire, que l’on appellera le bois des licornes, dans lequel elles habitent. Mais alors, puisque les licornes habitent ce lieu, elles existent!”

En lisant ceci en diagonale, on serait presque tenté d’y croire. Mais ce problème présente une faille : il suppose la propriété qu’il veut prouver pour la prouver ! Autrement dit, ici, cela revient à dire : “si les licornes existent, alors elles existent”. Pas très logique, car le but de la logique est de supposer un ou plusieurs éléments de base pour en déduire de nouveaux, et non pour prouver ces éléments de base (en maths, on parlera d’axiomes).

Prenons un autre exemple de raisonnement stérile. Soit (mot magique des mathématiques au caractère presque divin) deux barres parallèles verticales. On suppose qu’il existe un barreau horizontal entre ces deux barres à une hauteur quelconque. À l’aide d’un argument dont la nature n’est pas intéressante (par exemple, le constructeur de cet édifice ne savait pas s’arrêter), il suffit de prouver qu’un autre barreau suit ce barreau initialement supposé pour montrer qu’il existe un barreau à n’importe quelle hauteur de l’édifice, devenu à présent une échelle infinie, ce qui est pourtant totalement faux.

Le problème du raisonnement vient du fait qu’on a encore une fois supposé la propriété qu’on voulait prouver (“à une hauteur quelconque, on trouvera un barreau”). Que manque-t-il alors ? Il manque un élément initial dont on est sûr de l’existence et qui justifie alors tout le raisonnement ! En effet, il suffit de vérifier qu’il y a un barreau en bas de l’échelle et de refaire le raisonnement pour prouver qu’il y a un barreau à n’importe quelle hauteur! Car du premier barreau on déduit l’existence du second grâce au raisonnement, et ainsi de suite.

Un tel raisonnement s’appelle le raisonnement par récurrence (la brosse à chiotte qui récure, le raisonnement récurrent, t’as compris le titre lol) qui permet de prouver une propriété pour tout élément se suivant selon un itérable (un nombre naturel qui augmente de 1 à chaque rang de la propriété). Dans l’exemple de l’échelle, l’itérable est la hauteur considérée.

Une récurrence suit les étapes suivantes :

  • L’initialisation : on met en évidence un élément initial (en général le premier qui existe) qui respecte la propriété.
  • On suppose la propriété à un certain rang quelconque.
  • L’hérédité : on montre de façon logique que la propriété est vraie au rang suivant.

Et c’est gagné, la propriété est vraie à tout rang.

Et concrètement, à quoi ça peut servir une récurrence ? Eh bien, l’existence même de l’ensemble infini des nombres naturels (0,1,2,3…) est prouvée grâce à un raisonnement par récurrence. Pour le prouver rigoureusement il faudra supposer de façon axiomatique qu’il existe une infinité de boîtes (éléments différents des nombres sinon la démonstration n’a aucun intérêt), qu’il existe des boîtes ne contenant rien, et qu’on peut parmi toutes ces boites en piocher une (les matheux auront reconnu l’axiome du choix)

Si l’on prend une boîte vide, il y a 0 éléments dedans. Si maintenant on met cette boîte dans une autre boite, on a à présent une boîte contenant une boîte. Ce qui prouve l’existence du nombre 1 et initialise la récurrence.

Soit maintenant, au rang n, la propriété P(n) suivante : “si le nombre n existe, alors en mettant une boite contenant n boites dans une autre, cette dernière en contient n+1 et le nombre n+1 existe”

Pour l’hérédité, il suffit de remarquer qu’il existe une infinité de boîtes. On met donc la boite supposée qui contient n+1 boîtes dans une autre. Cette dernière contient évidemment n+1 boîtes, plus la boîte qui les contient, donc au total n+2 boîtes, et ainsi le nombre n+2 existe. Ceci prouve P(n+1) et achève la récurrence.

On a ainsi prouvé que chaque nombre entier est suivi d’un autre, plus grand de un, ce qui est une des bases fondamentales des maths.

Allez salut,

Swan.

PS : Cet exemple n’est pas logiquement irréfutable, mais pour un souci de compréhension, il faut accepter l’existence d’une infinité de boîtes pour prouver l’existence d’une infinité de nombres…

Bien-êtreCultureGeekLecture/EcriturePerso

6 mois avec Audible : Bilan

Posté par Loupche 26 janvier 2018 0 commentaire

Audible est un service de livres audios proposé par Amazon, qui te permet d’écouter des livres enregistrés (souvent avec la voix de leurs auteur.e.s) depuis une application sur ton téléphone. Après 6 mois de tests de l’abonnement à 9,95€/mois (oui c’est 10€ euros quoi), je te propose de partager mes impressions !

Les termes de l’abonnement sont simples : le premier mois est gratuit,  puis tu commences à payer 9,95€. Chaque mois, tu as « 1 Crédit Audio » qui te permet d’acheter un livre. Si tu veux plus de livres chaque mois, tu dois les acheter à leur prix réel, hors de ton abonnement. Pour ma part, un livre par mois me suffit largement !

Qu’est-ce qui m’a poussé à m’abonner à Audible ? Au début, je voulais simplement profiter du premier mois gratuit sans engagement pour écouter un livre dont j’avais entendu parler depuis longtemps. Puis, je me suis rendue compte de l’étendue de l’offre, et à quel point cela augmentait ma consommation de livres !! Parce que oui, malheureusement, quand c’est pas les vacances, je lis moins. Si j’ai pas les doigts de pied en éventail sur une chaise longue, je n’arrive pas à lire plus d’un livre par mois. Hors maintenant, je peux en lire un et en écouter un autre ! Ce qui double ma consommation de livres, développe mon esprit critique, me transporte, et les mille autres bénéfices de la lecture, qui sont conservés dans ce format audio.

Bien sûr, tu n’as pas le doux contact du papier et le coin de canapé dans lequel tu te recroquevilles pour partir dans ton bouquin, mais à la place tu peux l’emporter dans la rue quand tu marches, sans te prendre de lampadaire, ou dans le métro/bus/tram comme un bouclier face au trajet quotidien qui commence à te barber. Je trouve que c’est un avantage suffisamment grand pour me faire sacrifier le format papier.

En 6 mois, j’ai donc écouté six livres audios, et je ne compte pas m’arrêter là ! Mes conseils pour profiter au maximum d’un abonnement Audible :

  • Profiter de toute manière du premier mois gratuit sans engagement en cliquant ici
  • Si tu t’abonnes, fais en sorte de prendre des livres qui coûtent chers avec ton crédit audio ! Je me débrouille pour en acheter qui coûteraient normalement 20 à 30 euros, alors que je ne les paye que 9,95 euros !
  • Cherche des livres audios qui durent plus longtemps. Je préfère ceux qui durent au-delà de 7 heures, idéalement 9 ou 10, pour qu’ils me tiennent le plus longtemps possible avant mon prochain crédit.

Le point négatif principal ? Bah c’est Amazon quoi, c’est sûr que c’est pas chouette pour l’entreprise du livre. C’est pour cela que je fais en sorte de n’y consommer que des best-sellers écrits par des auteur.e.s qui ne manquent pas d’argent, et que je ne réduis pas mes achats auprès des librairies indépendantes de mon quartier ! Ce n’est qu’un bonus !

BeautéBien-êtrePerso

Faire son propre dentifrice – Zéro Déchet

Posté par Loupche 20 janvier 2018 0 commentaire

Si j’avais su que faire son propre dentifrice était aussi simple, j’aurais arrêté d’acheter des tubes en plastique chers et plein de cochonneries depuis fort longtemps !

Quels sont les avantages de faire son propre dentifrice ?

  • Tu fais moins de déchets : pas de carton, pas de tube en plastique, pas de transport et pas de production à la chaîne !
  • Tu dépenses moins : tu verras que le dentifrice que je te propose de faire coûte bien moins cher que ceux en tubes.
  • Tu ne participes pas à la surconsommation capitaliste et tu prends le dessus !

 

Notre dentifrice se compose uniquement de trois ingrédients :

  • L’huile de coco : c’est la base. Beaucoup de personnes se brossent les dents uniquement avec de l’huile de coco. Ses propriétés nettoyantes et blanchissantes sont très reconnues, c’est un must-have de l’hygiène dentaire !
  • Le bicarbonate de soude : avec ses propriétés assez décapantes, il ne faut pas en abuser et en acheter du « cosmétique », c’est-à-dire très fin, pour qu’il n’agresse pas trop les gencives.
  • Des huiles essentielles (biologiques, sinon ça peut être carrément toxique et sans propriétés) : j’ai choisi ici la menthe poivrée pour l’haleine fraîche, et le tea-tree pour ses propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoires.

Et maintenant, quelles quantités ? Après quelques essais, je me suis arrêtée sur cette recette :

  • 3 cuillères à soupe d’huile de coco
  • 1 cuillère à soupe de bicarbonate : il se trouve que mes gencives sont très sensibles, et il m’a semblé raisonnable d’en mettre peu, mais libre à toi d’augmenter la dose si tu as les gencives de Thor !
  • 15-20 gouttes d’H.E de menthe poivrée
  • 5-10 gouttes d’H.E. de tea-tree

Tu mélanges tout ça, tu le mets dans un petit pot, et le tour est joué !

Comment l’utiliser ? Forcément, ça ne va pas mousser, mais on s’y habitue très vite. Pas besoin d’en mettre beaucoup, trempe juste ta brosse à dents à l’intérieur. Pour te donner une idée, cette quantité de dentifrice me dure au moins trois mois !

 

AdressesFood

Manger vegan à Paris, les meilleurs restaurants

Posté par Loupche 16 janvier 2018 0 commentaire

Tu arrives à Paris pour du tourisme, pour y vivre, pour un week-end avec des potes, et tu es vegan ou vegan-curious ? Cet article est fait pour toi ! Je te présente 5 restaurants (entre des dizaines) testés et approuvés par la maison Berthine qui vont transformer ton séjour à Paris en marathon-nourriture !

La Brasserie de Lola

Ambiance de brasserie traditionnelle, la Brasserie de Lola a une place particulière dans mon petit coeur amoureux des frites. On peut y manger des croque-monsieurs, des burgers, des moelleux au chocolat, des bananas splits, etc. La carte est bien fournie, pour tous les goûts et pour tous les moments de la journée !

 

Cloud Cakes

Cloud Cakes est l’endroit rêvé pour un petit-déjeuner, un brunch ou un goûter. Leurs croissants sont à tomber par terre, sans parler des pancakes et des dizaines de gâteaux et de cupcakes disponibles ! Leur brunch est d’une grande qualité (petites pommes de terre, guacamole, salade de saison, tofu brouillé aux légumes, etc.) et il y a toujours de nouvelles choses à tester.

 

H.O.P.E. – Home Of The Plant Eaters

Alors là, c’est le chic ultime. Non mais vraiment, des copeaux de parmesan végétal sur un risotto de coquillettes crémeux ?? Avec ses plats extrêmement savoureux, servis dans une ambiance branchée, H.O.P.E. est très recommandable !

 

Hank Pizza

Si tu n’étais pas encore convaincu.e que c’est très simple de se faire une orgie de nourriture en étant vegan, c’est à Hank Pizza qu’il faut aller ! Des pizzas avec des garnitures tellement riches qu’on ne sait pas par où commencer, des desserts où on n’ose pas compter les calories, cet endroit ravit tous les palais : pizza à la truffe ou une bonne montagnarde, au choix ! Perso, j’ai voulu tout goûter.

 

Hot Vog

Hot Vog, c’est la régression, le retour à l’enfance par la nourriture. Freud en salive déjà. Un hot dog plein de fromage végétal coulant et d’oignons frits, avec une énorme gaufre en dessert ? Moi je dis oui ! En plus, tu as une option sans gluten pour le pain, trop chouette.

 

Évidemment, le marathon vegan à Paris ne fait que commencer ! Il y a aussi Wild & The Moon, la Brasserie du Deuxième Art, Hank Burger, Vegan Folies, Laelo, Comptoir Veggie, Tien Hang, Le Bichat, et je suis sûre que la liste est encore longue ! Alors, tu viens les tester avec moi ?

Bien-êtrePerso

Comment tenir ses résolutions 2018

Posté par Loupche 8 janvier 2018 0 commentaire

Le début de l’année est toujours un moment de grande réflexion, on en profite pour regarder en arrière et en avant, faire des projets, mais surtout écrire notre liste de grandes résolutions pour 2018. « Faire plus de sport », « obtenir une promotion », « acheter une voiture », « voir plus mes ami.e.s », « appeler ma grand-mère toutes les semaines », la liste peut être très longue. C’est le moment parfait pour se confronter à ce que l’on voudrait être, cet idéal de nous-même qu’on projette dans le futur.

Adepte des listes, des objectifs et de la planification, je te donne mon plus grand conseil pour que cette liste de 2018 dure plus longtemps que les deux premières semaines de janvier : ne pas faire de résolutions.

Déçu.e ? Je comprends, moi aussi j’aurais été déçue si j’avais cliqué sur cet article qui ENFIN allait me donner la clé, le secret que tou.te.s ces hustlers et to-do-listers semblent détenir. Mais non, voilà, désolée.

Pour moi, le véritable secret est de ne pas attendre le début d’une nouvelle année pour faire des résolutions. J’adore les listes, j’en écris presque tous les jours et j’ai même une grande liste d’objectifs de vie que je souhaite atteindre, un jour. Tu ne trouves pas ça libérateur ? Pas de deadline, pas d’obligation d’agir immédiatement ! Mais, tout de même, à partir du moment où c’est écrit sur un papier (ou inscrit dans ton esprit) et que tu relis ces objectifs (plus que des « résolutions »), tes actions vont tendre progressivement mais plus facilement vers l’accomplissement de cet objectif.

Par exemple, tu veux arrêter de fumer, ç’aurait été ta résolution 2018. Mais tu ne te sens pas capable d’arrêter tout de suite, dès le premier janvier. Que faire alors ? En faire un objectif sur le long-terme ! Si cet objectif est dans ta tête, tes actions s’accorderont avec ce dernier, en diminuant très progressivement, en ne te flagellant pas si tu rechutes, et finalement en arrêtant dans un mois, un an ou dix ans.

Autre exemple, tu veux être propriétaire d’une belle maison en bord de mer, mais tu n’as pas encore de salaire et tu vis dans le Massif Central. Clairement, ce n’est pas un objectif atteignable en un an. Mais si c’est inscrit dans ta tête, tu vas faire plus d’économies, déménager plus près de la côte, en parler plus autour de toi, et ce qui n’était qu’un rêve pourrait très bien se réaliser avec les années qui passent !

Et voilà comment, sans faire de résolutions 2018, tu peux quand même avoir des objectifs clairs vers lesquels faire tendre tes actions. Il me semble important d’avoir un idéal de nous-même vers lequel on tend, mais il serait contre-productif d’aller trop vite et de se décevoir sans cesse. Ma solution pour ne pas se décevoir ? Moins de pression, plus de tolérance, moins d’autodestruction et plus de persévérance. Et bonne année 2018 ! 

CultureGeek

Parlons de temps et d’univers

Posté par Loupche 29 décembre 2017 0 commentaire

Dans cet article nous retrouvons Swan qui essaie désespérément de pré-digérer des petits bouts de sciences dures pour nous. Aujourd’hui, on parle relativité

   Le temps est quelque chose d’assez difficile à saisir et est, au final, sujet à l’interprétation. Aujourd’hui, nous en avons une conception scientifique : le temps est un outil de mesure, une valeur numérique autour de laquelle on s’organise (conception dont il est délicat de se détacher). On peut aussi en avoir une conception plus relâchée, personnelle, une conception que l’on tient de l’art par exemple, où le temps n’est que l’enchaînement des états de conscience auxquels nous sommes sujets. Ainsi, comme ces derniers sont entremêlés les uns dans les autres, le temps n’est plus mesurable, on ne peut plus en extraire un intervalle borné qui ne contiendrait qu’un état de conscience.

  Scientifiquement, ce temps est délicat à manipuler, aussi on l’écarte et on l’oublie, pour ne se focaliser que sur les 9 millions d’oscillations d’énergies d’un électron d’un atome de césium qui forment une seconde.

   Mais ca ne veut pas pour autant dire que le temps est constant dans son écoulement. Faisons donc un détour du côté des objets lourds de notre univers : les trous noirs. Il est une théorie bien fondée qui stipule que le temps s’écoule plus vite à proximité d’un trou noir (rappelez vous du film Interstellar, dans la scène où les personnages passent un bref instant près d’un trou noir, instant pendant lequel des années passent sur Terre).

Cette théorie, qui s’appelle la relativité générale, explique la gravité d’une façon plus compliquée que simplement l’attraction de deux corps disposant d’une masse. Selon cette théorie, les corps disposant d’une masse très élevée ont un impact sur la vitesse à laquelle s’écoule le temps. Ainsi, le temps se révèle être influencé par la masse des objets, et donc n’est plus cette valeur numérique à l’évolution constante, mais une sorte de “nappe” déformée, étirée par les objets les plus lourds de notre univers.

Enfin, une autre théorie, la relativité restreinte, stipule que le temps s’écoule de façon différente pour des objets en mouvement relatif. Une particule de masse très petite, se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière, subira l’effet du temps d’une façon différente que l’observateur immobile sur terre, et parcourra une distance supérieure à celle qu’elle devrait parcourir par rapport à l’observateur immobile.

   Mais alors la masse et la vitesse ont un impact sur le temps, comme on l’a vu. Une masse minuscule et une vitesse colossale nous amène à un déplacement spatial qui “s’affranchit” du temps. Des objets au contraire très classiques, mais dont la vitesse est très grande, vont effectuer un déplacement dans le temps, mais aussi dans l’espace.

   Et où est l’humain dans tout ça? L’être humain subit le temps “normalement”, ne le déforme pas. Mais sa vitesse est ridicule par rapport à celle des objets célestes, aussi peut-on assimiler le déplacement humain à un déplacement exclusivement temporel, car son déplacement spatial est négligeable. Pourtant il est difficile de le ressentir (il est en effet constant pour nous), mais ce n’est pas impossible.

   Asseyez-vous, restez immobiles, respirez, méditez. Vous êtes certes à l’arrêt dans l’espace, mais pas dans le temps. Alors essayez donc de sentir ce déplacement temporel, à la vitesse d’une seconde par seconde.

Bien-êtrePerso

Guérir d’un rhume naturellement

Posté par Loupche 18 décembre 2017 0 commentaire

Je ne te le cache pas, je suis bien malade aujourd’hui. Une fois par an, une sacrée crève me tombe dessus, dure plusieurs jours et m’oblige à me reposer. J’en profite donc pour t’écrire un petit article où je te liste tous les remèdes naturels que je mets en oeuvre pour minimiser les symptômes, ne pas être clouée au lit et guérir plus rapidement !

 

  • Dormir

Le remède le plus efficace contre tout type de maladie est le sommeil. Ça paraît évident, mais on l’oublie facilement. Aller se coucher plus tôt, se réveiller plus tard, faire des siestes, ce sont les meilleures façons de récupérer plus vite et de ne pas se traîner un rhume plusieurs semaines.

 

  • Rester au chaud

Ça aussi c’est une évidence, mais il faut redoubler de vigilance ! Ne pas marcher pieds nus, toujours mettre une écharpe quand on sort, te mettre sous un ou deux plaids quand tu regardes Friends le soir, boire des infusions plutôt que de l’eau froide, prendre des douches chaudes, etc. Il ne faudrait pas attraper froid encore et encore !

 

  • Une infusion au top du top

Tant qu’on est sur le sujet des infusions (plus exactement – des décoctions), ce sont de véritables remèdes. Je t’écris juste en-dessous la recette de celle que je prends en ce moment !

Pour 50cl d’eau :

  • trois tranches de citron (bio)
  • 5-10 clous de girofle (bios)
  • 2 c. à s. de thym (bio)
  • quelques tous petits morceaux de gingembre frais (bio)

Fais bouillir l’eau dans une casserole, rajoute tous les ingrédients et laisse pendant 10 minutes à feu doux. C’est prêt !

Bien sûr, pas besoin de tous les ingrédients si tu ne les as pas, chacun est très efficace individuellement ! Tu peux aussi acheter des infusions toutes prêtes, mais veille à ce qu’elles soient bios pour garder toutes leurs propriétés.

 

  • La propolis

Le principe actif du miel, c’est la propolis. C’est bien plus efficace de la prendre pure, même si c’est pas très bon — pas bon du tout en fait. Je te conseille vivement le « Spray d’urgence » de Ballot-Flurin, un spray dans la bouche plusieurs fois par jour, ça te tue tous les microbes !

 

  • Les pastilles pour la gorge Phytosun

C’est une obsession chez moi : depuis que j’ai découvert les pastilles pour la gorge de la marque Phytosun, j’en ai toujours à portée de main (j’attends qu’ils se décident enfin à me choisir comme ambassadrice) ! Elles n’ont rien de chimique ou rien qui endorme la gorge comme les Strepsils (beurk beurk), elles sont bourrées d’huiles essentielles qui vont apaiser le mal de gorge.

 

  • Quelles huiles essentielles ?

L’huile essentielle la plus efficace en cas de mal de gorge, c’est le Tea Tree (ou Arbre à Thé). Cette HE a des propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires et stimule le système immunitaire. Tu peux l’ajouter à ton infusion/décoction, ou bien rajouter deux gouttes sur une cuillère de miel, et ce trois fois par jour.

Pour le massage externe, pour agir sur les ganglions ou les douleurs au thorax par exemple, l’huile essentielle de Niaouli est très efficace ! Ses propriétés anti-infectieuses permettent de lutter contre les angines, par exemple. Mélange quelques gouttes avec une huile quelconque et masse ta gorge et ta poitrine avec. Tu peux aussi acheter des baumes aux huiles essentielles en pharmacie qui sont très efficaces !

 

  • Et pour le nez ?

L’homéopathie marche très bien pour les rhumes mais doit être prise en fonction des symptômes précis (notamment en fonction de la couleur de ce que tu mouches, qui indique les différents stades de ton rhume). C’est donc plutôt à un médecin homéopathe de te prescrire ces remèdes. Cependant, c’est assez universel qu’au bout de deux-trois jours à te moucher 20 à 200 fois par jours, ton nez et tes lèvres deviennent irrités, secs et douloureux. Pour ça, j’utilise l’Homéoplasmine, un baume ultra efficace, encore plus que la Biafine. Comme il est extrêmement gras, je l’applique le soir sur le nez et les lèvres pour qu’il agisse pendant la nuit.

Et voilà le travail ! Maintenant, va mettre des grosses chaussettes, fais chauffer de l’eau, allume Friends et prends du Tea Tree, bisous pas contagieux.

BuzzCultureLecture/Ecriture

Le meilleur cadeau de Noël par M.-A. Murail

Posté par Loupche 10 décembre 2017 0 commentaire

Chez Berthine, nous nous sommes rendu.e.s compte que nous sommes quelques un.e.s à avoir dernièrement lu ou relu Marie-Aude Murail. Découverte pour certain.e.s, relecture pour d’autres, vous aussi vous avez peut-être lu et adoré certains de ses ouvrages (ou tous!).

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore (et il n’est jamais trop tard pour tomber dedans), il s’agit d’une « écriviatrice » des plus prolifiques et dont la bibliographie est bien longue à défiler. Lors d’une rencontre, elle déclare que son public va de cet âge-là, en désignant une petite fille d’environ sept ans, à celui-là, en serrant la main d’une dame sans âge et aux cheveux blancs.

Elle touche à tous les univers, toutes les ambiances mais toujours pour mettre en avant les caractéristiques de ses personnages et de leurs trajectoires. Ils ont pour point commun d’être en décalage avec le monde dans lequel ils évoluent, un peu perdus parfois et, surtout, ils portent en eux une sacrée force de subversion ! Touchant, drôle, émouvant (aux larmes par moments), le style de Marie-Aude Murail ne saurait que vous charmer. On devient boulimique de ses mots et de la vie qu’ils créent.

La semaine dernière, on vous a parlé de Miss Charity, et aujourd’hui c’est au tour de Sauveur & Fils, sa dernière série, dont le quatrième tome sort en janvier !

Sauveur Saint-Yves habite à Orléans et est psychologue clinicien. Il habite avec son fils Lazare, 8 ans, dans une maison dont le rez-de-chaussée est son cabinet de consultation. Il y reçoit une ribambelle de patient.e.s, de 4 à 70 ans, des familles recomposées, des adolescent.e.s, des couples, etc. Par l’écriture de Marie-Aude Murail, on s’attache aux personnes en les observant à travers les yeux de Sauveur, qui les revoit toutes les semaines. Par exemple, Ella Kuypens, 12 ans, c’est le mardi. Ella, elle aime s’habiller en garçon, et Sauveur l’aide à comprendre pourquoi. Margaux Carré, 14 ans, elle se scarifie. Gabin Poupard, 16 ans, il ne va plus en cours le matin et il joue toute la nuit à World of Warcraft. Et la liste continue. Mais Sauveur a aussi ses propres problèmes, notamment un secret qui le ronge et met en danger son fils — suspens…

Pour faire simple, Sauveur & Fils c’est un roman jeunesse que les adultes adorent lire, l’écriture est légère même quand les sujets sont lourds, les personnages sont incroyablement attachants et on accroche du début à la fin. Tu sais ce que tu ressentais quand tu lisais Harry Potter tard le soir, et que tu devais éteindre la lumière mais que t’arrivais pas à lâcher ton livre même si t’avais école le lendemain ? Bah ça m’a fait pareil avec Sauveur & Fils. Cette série est un parfait cadeau de Noël qui accompagnera tout en douceur les longues soirées d’hiver sous le plaid.