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« Mes Voisins les Yamadas »: un chef d’oeuvre du studio Ghibli méconnu

Posté par MaryCherryTree 31 août 2017 0 commentaire

Un article de Kajitrim

Mes Voisins les Yamada (Hōhokekyo tonari no Yamada-kun de son titre japonais), sorti en 1999, est un anime dirigé par Isao Takahata et produit par le Studio Ghibli. Le titre semble plutôt exotique pour nous autres européens, mais une adaptation acceptable pour la France serait Mes Voisins les Dupont! Le principe de ce film – adapté d’une série de mini-mangas publiés dans le journal Asahi Shinbun – est d’enchaîner des scènes de la vie quotidienne d’une famille japonaise des plus banales, rythmées de Haïkus et de chapitres (« Une famille déchirée », « suprématie patriarcale restaurée »,etc.).

Isao Takahata, Cofondateur du studio Ghibli et réalisateur de Mes Voisins les Yamada (ainsi que de Le Tombeau des Lucioles et du Conte de la Pricesse Kaguya)

Les gags hilarants se suivent et se complètent : on finit par s’attacher à cette famille de maladroits, en laquelle chacun se reconnaît. Le père qui tente d’être le père idéal en aidant à l’entraînement de son fils au baseball, une mère (à la charge mentale débilitante, je l’avouerais) aux petits soins avec sa famille, la grand-mère commençant à être gâteuse, la petite fille persuadée que toute sa famille s’est perdue dans le centre commercial, et son frère, ado par excellence, qui connaît premier amour, la flemme de bosser… Bref une famille banale, dans un cadre inexistant, ce qui permet à chacun.e de s’imaginer sa maison, son quartier ou son lycée autour de la famille.

La légereté apparente de ce film n’empêche pourtant pas des moments sincèrement émouvants : la mort d’une amie de Shige, la grand-mère, l’amour familial au moment d’aider le père en détresse sous la pluie… Et la présence d’Haikus de Bashō, Buson, ou encore de Santoka rajoutent la touche de poésie nécessaire pour vous emballer complètement !

 

Encore un détail : certains reculent devant la simplicité apparente du dessin, mais celle-ci fait partie intégrante du film ! L’association encre-aquarelle rappelle les dessins du manga d’origine, l’absence de traits distinctifs sur les visages permet à chacun de s’y identifier, et l’absence de décor permet d’universaliser le propos !

Bref : je n’ai plus qu’un seul conseil à vous donner, cher lecteur.trice : regardez ce film ! Que vous le regardiez comme un membre de la famille, ou d’un œil plus philosophe (comme le fait le chien des Yamada), vous serez – sans doute aucun – totalement emballés !

 

Kajitrim.

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