Culture

Kev Adams et Chantal Ladesou se livrent une guerre de viager dans La Maison de nos rêves, et le public a tranché avant la critique

posted by Vincent 16 octobre 2026
Affiche du film La Maison de nos rêves : Kev Adams et Camille Aguilar derrière Chantal Ladesou assise dans un fauteuil, maison au bord d'un lac et panneau viager

Il y a des pitchs de comédie qui tiennent sur un coin de table, et qui fonctionnent justement pour ça. Un jeune couple rêve de devenir propriétaire, tombe sur une maison magnifique au bord d’un lac, et signe un viager avec une vieille dame qu’on leur annonce mourante. Sauf qu’une fois le contrat paraphé, la dame retrouve une forme olympique. Voilà le moteur de La Maison de nos rêves, sorti le 7 octobre, et accessoirement en tête du box-office français pour sa première semaine avec plus de 300 000 entrées.

Derrière la caméra, Claude Zidi Jr., fils de l’homme des Ripoux et de La Totale, qui connaît la mécanique du rire populaire par héritage. Devant, Kev Adams en acheteur un peu trop pressé et Chantal Ladesou en rentière qui refuse obstinément de tirer sa révérence. Le reste du casting pioche du côté de Jonathan Lambert et Bernard Farcy, histoire de garnir le tableau.

Ce que le film attrape bien, c’est une angoisse très française : l’obsession de la pierre, ce besoin presque maladif de posséder son toit, quitte à parier sur l’espérance de vie d’une inconnue. Le viager, c’est déjà une petite comédie noire en soi, un contrat où l’autre gagne quand vous perdez. Zidi Jr. transforme ça en guerre d’usure domestique, avec Ladesou en adversaire increvable qui change le rêve immobilier en cauchemar du quotidien.

Trilogie Ripoux - 3 films de Claude Zidi

Puisque le fiston cite les classiques de son père, autant revoir la source : la trilogie des Ripoux, grand cru de la comédie populaire signée Claude Zidi.

Trilogie Ripoux – 3 films de Claude Zidi → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Le souci, c’est que la critique n’a pas vraiment suivi. Deux sur cinq de moyenne dans la presse, un public un peu plus clément mais pas transporté pour autant. On sent le film dérouler sa bonne idée sans toujours la pousser au bout, préférant la grosse ficelle au vrai malaise comique que le sujet méritait. Ladesou s’amuse visiblement beaucoup, Kev Adams fait du Kev Adams, et selon votre tolérance à ce registre, ce sera un plaisir coupable ou une soirée vite oubliée.

N’empêche que les salles sont pleines, et ça raconte quelque chose. En pleine crise du logement, voir un couple se faire piéger par son propre rêve de propriétaire, ça touche un nerf très actuel. On rit, mais on rit un peu jaune.

Alors, à qui le conseiller ? À celles et ceux qui cherchent une comédie sans prétention pour un dimanche pluvieux, qui aiment Ladesou en roue libre et ne demandent pas à un film de les bouleverser. Les autres attendront la diffusion télé sans rien rater d’essentiel. Mais pour une fois, le carton populaire n’est pas volé : l’idée de départ, elle, vaut le coup d’œil.

Crédit photo : Apollo Films

Leave a Comment

À lire