
Le viager, vous connaissez le principe : vous achetez la maison d’une personne âgée, vous lui versez une rente jusqu’à la fin de ses jours, et le pari, un peu glaçant quand on le dit tout haut, c’est qu’elle s’en aille vite. Sauf que voilà, la vieille dame, elle, n’est pas du tout d’accord. C’est tout le moteur de « La Maison de nos rêves », qui débarque en salles le 7 octobre, une comédie signée Claude Zidi Jr.
L’histoire tient debout sans effort. Un jeune couple, Benjamin et Amélie, pense avoir déniché le bon plan de leur vie : une villa magnifique au bord d’un lac, une vendeuse qui semble à bout de souffle, et un contrat vite signé. Sauf qu’une fois l’encre sèche, Nicolette, la dame en question, retrouve une santé insolente et transforme leur rêve immobilier en cauchemar quotidien.
Face à Kev Adams, forcément un peu dépassé, il y a Chantal Ladesou, et c’est elle qui tient la baraque. Elle joue cette octogénaire qui s’accroche à la vie, surtout quand elle comprend que sa survie rend fous ses jeunes acheteurs. Jonathan Lambert complète le tableau en agent immobilier.
Et si l’idée du viager vous intrigue autant qu’elle fait rire au cinéma, ce petit guide répond aux vraies questions avant de signer quoi que ce soit.
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Ce qui est malin, c’est que le film part d’une vraie histoire. Kev Adams, aussi producteur ici, a lui-même acheté un viager avec son père, et l’affaire a fini en bagarre juridique avec la famille du vendeur. De cette mésaventure très personnelle, il a tiré un sujet de société transposé en comédie populaire et intergénérationnelle. Le viager a un potentiel comique énorme, parce qu’il suffit d’un rien pour saboter les plans de propriétaires trop pressés.
Alors oui, les gags fonctionnent de façon inégale, certains personnages secondaires ne servent pas à grand-chose, et on reste sur une comédie légère de 1h38 qui ne révolutionne rien. Mais il y a dessous un petit propos qui fait mouche : celui d’une génération coincée, à qui l’accès à la propriété échappe, et qui doit parier sur la mort d’autrui pour espérer un toit. Vu comme ça, le rire grince un peu.
Si vous aimez la comédie française grand public, celle qu’on va voir en famille sans se poser de questions, c’est clairement une bonne pioche. Chantal Ladesou en mémé increvable, ça valait bien le déplacement.
Crédit photo : Apollo Films





