Culture

Guillaume Canet confie à Marion Cotillard un rôle de suspecte, et Karma débarque en salles le 21 octobre

posted by Vincent 3 octobre 2026
Affiche officielle du film Karma de Guillaume Canet avec Marion Cotillard

Guillaume Canet repasse derrière la caméra avec Karma, un thriller qu’il a co-écrit avec Simon Jacquet, et il a confié le premier rôle à Marion Cotillard. Sortie prévue le 21 octobre dans les salles françaises.

L’histoire commence dans un village du nord de l’Espagne. Jeanne essaie de se reconstruire une vie tranquille aux côtés d’un homme qui ne sait rien de son passé. Et puis le filleul de Jeanne, un gamin de six ans, disparaît. La police la soupçonne très vite, elle prend peur et file en France, jusqu’à la communauté religieuse où elle a grandi. Son compagnon, lui, reste persuadé qu’elle n’y est pour rien et se lance à sa recherche avant que les flics ne la retrouvent.

Sur le papier, c’est un pur thriller psychologique, le genre d’intrigue qui avance par couches, où l’on comprend au fur et à mesure qui est vraiment cette femme et ce qu’elle fuit. Autour de Cotillard, Canet a réuni un casting qui respire le cinéma européen : Leonardo Sbaraglia, Denis Ménochet, Luis Zahera, des visages qu’on croise aussi bien dans le polar espagnol que dans le drame français.

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Le film a été montré à Cannes cette année, en séance Première, et il en est reparti avec une ovation de six minutes. Les premiers retours saluent surtout Cotillard, qui tiendrait là un de ces rôles à vif dont elle a le secret. On lui reproche quand même quelques facilités de scénario, un ou deux raccourcis dans la mécanique de l’intrigue. Rien de rédhibitoire, mais c’est bon à savoir avant d’y aller.

Ce qui m’intéresse, c’est la position de Canet. Il n’a jamais vraiment choisi entre le film d’auteur et le film populaire, et Karma semble pile sur cette ligne de crête : assez tendu pour tenir en haleine, assez soigné pour viser autre chose qu’un simple divertissement. C’est un pari casse-gueule, celui qui lui réussit le mieux quand il l’assume jusqu’au bout.

Comptez un long métrage ample, bien au-delà des deux heures, à voir de préférence sur grand écran pour profiter des paysages espagnols et de cette tension qui monte doucement. Si vous aimez les thrillers qui prennent le temps d’installer leurs personnages avant de serrer l’étau, Karma a de quoi vous occuper une belle soirée de fin octobre.

Crédit photo : Pathé

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