Il y a des sorties qui tombent pile au bon moment et d'autres qui en profitent un peu trop. Le troisième et dernier volet des Intrus débarque en VOD ce 28 octobre, juste avant Halloween, pile quand vous cherchez de quoi vous faire peur sur le canapé. Sauf que la peur, justement, c'est ce qui manque le plus ici.
Petit rappel pour ceux qui ont loupé l'affaire. Renny Harlin, le réalisateur de Cliffhanger et de Die Hard 2, a eu l'idée de relancer la franchise née en 2008 avec le petit film d'invasion de domicile de Bryan Bertino, celui où un couple se faisait harceler par trois tueurs masqués pour la seule raison qu'ils étaient là. Un concept simple et glaçant. Harlin, lui, a vu grand, trop grand même, puisqu'il a tourné ses trois chapitres d'un coup en Slovaquie en 2022, un bloc de près de cinq heures ensuite découpé en trois tranches sorties à la chaîne.
Au centre de tout ça, Maya, incarnée par Madelaine Petsch, que vous connaissez peut-être pour Riverdale. Son personnage a survécu aux deux premiers épisodes, elle doit maintenant en finir avec les fameux masqués. Sur le papier, une conclusion. Dans les faits, un long étirement.
Puisque l'original de Bryan Bertino reste la meilleure porte d'entree dans la saga, le voici en Blu-ray avec audio francais.
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Parce que le problème des Intrus, c'est qu'on étale en trois films ce qui tenait largement en un seul. Le troisième chapitre récolte un petit 1,7 sur 5 côté presse comme côté spectateurs sur AlloCiné, et pour une fois le chiffre dit assez bien les choses. Les retours en arrière se multiplient pour meubler, les personnages prennent des décisions qui n'ont aucun sens, et la mécanique de la trouille tourne à vide. On ne sursaute pas, on regarde sa montre.
Ce qui est rageant, c'est que Harlin sait filmer. La mise en scène reste propre, quelques plans nocturnes ont de la tenue, et la Slovaquie offre des décors isolés qui font le job. Mais une belle photographie ne remplace pas une tension, et une tension ne s'invente pas au montage quand le scénario n'en avait pas prévu.
Alors pour votre soirée du 31, mon conseil tient en une ligne. Ressortez plutôt le Bertino de 2008, quatre-vingt-cinq minutes nerveuses qui font encore leur effet, et laissez cette conclusion poussive aux complétistes. Certaines trilogies auraient vraiment gagné à rester des courts-métrages.
Crédit photo : AlloCiné



