Culture

Angèle revient le 16 octobre avec Instinct, et cinq ans de silence lui ont visiblement servi à quelque chose

posted by Vincent 9 octobre 2026
Pochette de l'album Instinct d'Angèle : la chanteuse dans une boule de cristal entourée de ses objets, hommage à Escher

Cinq ans. C’est le temps qu’Angèle a laissé filer entre Nonante-Cinq et ce troisième album, Instinct, qui débarque le 16 octobre. Autant dire une éternité pour une artiste qui avait tout cartonné à 23 ans, des stades remplis à la bande-son d’un film Pixar. On pouvait se demander ce qu’elle allait faire de cette pression. La réponse tient en treize titres, et elle est plutôt rassurante.

Parce que le pari, ici, c’était de ne pas refaire Brol. Ne pas rejouer la petite musique acidulée qui l’a rendue célèbre et qui, à force, aurait fini par la coincer. Instinct part ailleurs. Le disque s’ouvre sur une intro du même nom, enchaîne avec Dis-le, sorti dès juin dernier, puis Au revoir et Une seule vie. On sent dès les premières écoutes une Angèle qui a envie de danser, de lâcher prise, de suivre ce qui vient sans trop réfléchir. Le titre de l’album dit exactement ça.

Et puis il y a les invités, qui en disent long sur la direction prise. Justice débarque sur What You Want, Soulwax sur Trop, et surtout Caroline Polachek pose sa voix sur Love Triangle, aux côtés de SebastiAn. Pour celles et ceux qui ne suivent pas de près, Caroline Polachek est une des chanteuses les plus singulières de la pop américaine actuelle, et sa présence n’est pas un hasard. Angèle s’entoure de gens qui tirent vers l’électro exigeante, vers la nuit, vers quelque chose de plus adulte que ses débuts.

Angèle - Instinct (CD)

L’album dont on parle, à glisser dans la platine le 16 octobre :

Angèle – Instinct (CD) → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Ça marche ? Sur le papier, oui. Le risque avec ce genre de casting, c’est que l’artiste principale disparaisse derrière les beats de ses prestigieux collaborateurs. Ici elle garde la main, son écriture reste reconnaissable, ce mélange de légèreté apparente et de vraie mélancolie en dessous. Je sais, F4ck 4ever, NYC Blues : rien que les titres racontent une fille qui a grandi, qui doute, qui assume.

Alors évidemment, tout le monde n’y trouvera pas son compte. Ceux qui attendaient les refrains à chanter sous la douche façon Balance ton quoi risquent d’être un peu désarçonnés. Mais c’est justement ce qui rend Instinct intéressant. Angèle aurait pu se contenter de rassurer son public. Elle a préféré bouger. Et bouger, pour une artiste de cette envergure à seulement 30 ans, c’est plutôt bon signe.

À écouter en entier, sans zapper. C’est le genre de disque qui se mérite après deux ou trois tours.

Crédit photo : Columbia / Angèle

Leave a Comment

À lire