Culture

Mylène Farmer sort Égrégore le 30 octobre, et le mot dit déjà tout du lien avec ses fans

posted by Vincent 4 octobre 2026
Pochette de l'album Égrégore de Mylène Farmer, visage aux yeux fermés entouré de mains sur fond noir

Un égrégore, c’est une entité collective, une énergie née d’un groupe qui pense et ressent la même chose en même temps. Difficile de trouver titre plus juste pour Mylène Farmer, dont le public remplit des stades entiers et récite les textes comme des prières. Elle appelle son treizième album studio exactement par ce qui la définit depuis quarante ans, et rien que pour ça, on est forcément curieux.

La sortie est calée au 30 octobre, chez Sony, quatre ans après L’Emprise et après l’énorme tournée Nevermore dans les stades. Treize titres, un peu moins de trois quarts d’heure, et une pochette signée Jean-Baptiste Mondino, fidèle au poste, qui la montre les yeux fermés, le visage pris dans une forêt de mains. Image forte, assez dérangeante en vrai, qui colle bien à l’idée d’un corps porté (ou retenu) par la foule.

Côté musique, le virage est net. Farmer a confié une partie de la production à DJ Lewis, le type qu’on entend derrière des morceaux de Drake, aux côtés de son complice de toujours Olivier Schultheis. Autant dire que l’électro prend clairement le dessus, ce que confirment les deux premiers singles. « C’est à qui le tour » a ouvert le bal au printemps, avec un clip réalisé par Julia Ducournau, la réalisatrice de Titane. Elles s’étaient croisées à Cannes en 2021, quand Mylène Farmer lui avait justement remis sa Palme d’or. La boucle est bouclée.

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Le deuxième extrait, « Des lols et des quoi », est arrivé en septembre. Titre un peu casse-gueule sur le papier, avec son clin d’œil au langage des réseaux, mais ça fonctionne mieux qu’on ne le craignait. On retrouve aussi « Confession », un hommage à David Lynch qu’elle avait interprété à Cannes, et des morceaux aux intitulés très Farmer-esques, genre « Dieu est mort » ou « Reste la lumière ».

Alors est-ce que ça va plaire à tout le monde ? Probablement pas. Ceux qui attendent la Mylène mélancolique des débuts risquent d’être un peu déroutés par ce virage dancefloor. Mais si vous aimez quand elle se réinvente sans se trahir, il y a de quoi faire. Et vu la ferveur de son public, cet Égrégore-là devrait trouver son monde sans trop forcer.

À écouter à partir du 30 octobre, et à voir, forcément, lors de la prochaine tournée.

Crédit photo : Mylène Farmer / Stuffed Monkey – Sony

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