Culture

Chris Whitaker débarque enfin en France avec La lumière qui nous reste, et c’est le genre de polar qu’on lit d’une traite

posted by Vincent 3 octobre 2026
Couverture du roman La lumière qui nous reste de Chris Whitaker, éditions Sonatine

Chris Whitaker, c’est un nom qui circule depuis quelques années chez les gens qui lisent des polars sans trop s’en vanter. Le Britannique a raflé le Gold Dagger avec We Begin at the End, écoulé plus d’un million d’exemplaires d’All the Colours of the Dark, et pourtant la France le découvre à peine. Sonatine vient de publier, ce 1er octobre, La lumière qui nous reste, la traduction d’un de ses romans plus anciens.

L’histoire se passe à Grace, petit trou perdu d’Alabama où cinq adolescentes ont déjà disparu. Quand Summer Ryan s’évapore à son tour, la police penche pour une fugue. Sa jumelle Raine, elle, n’y croit pas une seconde. Summer était l’élève modèle, Raine la rebelle, et c’est bien sûr la seconde qui va remuer la boue. Elle s’entoure de deux gamins cabossés, Noah dont les reins lâchent et Purv qui prend des coups à la maison, pour aller fouiller ce que la ville préfère enterrer.

Sur le papier, on connaît la musique. Une petite ville américaine, des secrets, une enquête menée par des gosses. Sauf que Whitaker ne fait jamais dans le thriller mécanique. Ce qui l’intéresse, c’est moins le coupable que la façon dont une communauté se ment à elle-même, entre bondieuseries et silences bien gardés. L’écriture tient à hauteur d’enfance, tendre avec ses personnages abîmés, et c’est là que le livre vous serre la gorge.

La lumière qui nous reste - Chris Whitaker

Le roman dont on parle ici, à glisser sur la table de chevet :

La lumière qui nous reste – Chris Whitaker → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

La presse ne s’y est pas trompée. Télérama parle d’un polar « diaboliquement ourdi » où « tout est juste », France Inter évoque un déluge d’émotions, et Libération résume d’une phrase: « Impossible de lâcher ce grand livre. » Pour une fois, les bandeaux ne mentent pas trop.

Alors oui, 480 pages, ça demande un peu d’engagement, et l’ambiance est très sombre, à réserver aux soirs où le moral tient debout. Il y a aussi quelque chose d’un peu frustrant à voir Sonatine ressortir un roman plus ancien juste après le carton de Toutes les nuances de la nuit, histoire sans doute de surfer sur la vague. Mais bon, on ne va pas bouder: ce livre-là tient debout tout seul, et mieux vaut le découvrir tard que jamais.

Si vous aimez les polars qui parlent surtout de gens, de familles qui craquent et d’enfances volées, celui-là est pour vous. Et si vous ne connaissez pas encore l’auteur, c’est une porte d’entrée aussi bonne qu’une autre.

Crédit photo : Sonatine

Leave a Comment

À lire