Culture

Brad Pitt se crashe en Alaska avec son chien, et Heart of the Beast est bien plus tendre qu’on ne l’imaginait

posted by Vincent 28 septembre 2026
Affiche du film Heart of the Beast : Brad Pitt de profil et un berger allemand

Un hydravion qui se retourne au-dessus d’un lac gelé, un ancien des forces spéciales qui se réveille dans la neige, et un berger allemand traumatisé pour seul compagnon. Voilà le point de départ de Heart of the Beast, le film de David Ayer sorti aux États-Unis le 25 septembre, avec Brad Pitt en tête d’affiche.

L’histoire tient sur une ligne. James Belmont, sergent-major à la retraite, doit rejoindre la civilisation à pied. Cinquante-six miles de forêt, de rivières et de montagnes, avec des grizzlys et des meutes de loups sur le chemin. Sur le papier, ça ressemble à un survival musclé de plus, du genre qu’on a déjà vu cent fois.

Sauf que voilà, ce n’est pas vraiment ça. Ce que filme Ayer, c’est surtout la relation entre cet homme cassé et Odin, un chien de combat lui aussi abîmé par la guerre. Les deux ne se font pas confiance au début. Ils apprennent à survivre ensemble, et c’est là que le film devient autre chose qu’une simple course contre la montre.

Brad Pitt, à soixante-deux ans, joue beaucoup avec le silence. Peu de dialogues, un visage marqué, des gestes économes. J.K. Simmons passe en coup de vent dans le rôle de Watkins, mais l’essentiel se joue entre l’acteur et l’animal. Le berger allemand, incarné par plusieurs chiens dressés, vole d’ailleurs pas mal de scènes.

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La presse américaine a plutôt bien accueilli le tout. 88 % d’avis positifs sur Rotten Tomatoes, un CinemaScore A- côté public, et le Hollywood Reporter qui parle d’un film qui frappe étonnamment fort côté émotion. Pour un budget de 82 millions de dollars, le démarrage reste modeste, autour de 50 millions au box-office, mais le bouche-à-oreille joue en sa faveur.

Le film dure une heure quarante et une, ce qui est franchement raisonnable pour ce genre d’exercice. Ayer, qu’on connaît pour ses polars nerveux, lâche du lest et signe son long-métrage le plus sobre. Certains lui reprocheront un scénario minimaliste, presque contemplatif. Mais c’est justement ce dépouillement qui fait mouche.

Pas encore de date française officielle, ce qui est un peu rageant vu le buzz autour du film. En attendant, si vous aimez les histoires d’hommes et de bêtes filmées sans mièvrerie, gardez ce titre dans un coin de la tête. Et prévoyez peut-être des mouchoirs.

Crédit photo : Paramount Pictures

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