Culture

The Avalanches ressortent leur boîte à samples avec No Bad Memories, 31 titres qui recyclent les jingles et les pubs de votre enfance

posted by Vincent 19 octobre 2026
Pochette de l'album No Bad Memories de The Avalanches : un iPod et une disquette bleue avec des bras et des jambes

Dix ans. Il aura fallu attendre dix ans après Wildflower pour que les Australiens de The Avalanches reviennent avec un vrai nouveau disque. Et pour ceux qui avaient usé Since I Left You au tournant des années 2000, l’attente valait le coup.

No Bad Memories, c’est 31 titres entassés dans 52 minutes. Oui, vous avez bien lu, 31. Autant dire un collage qui déborde de partout, construit comme toujours chez eux à partir de milliers de bouts de sons récupérés un peu partout.

Le concept, cette fois, c’est la nostalgie de l’ère numérique. Le groupe est allé fouiller dans les vieilles pubs, les jingles de télé, les bruits de jeux vidéo et les sons de démarrage d’ordinateur des années 90 et 2000, pour en faire quelque chose de doux et de chaleureux. La pochette donne le ton : un iPod et une disquette, avec des bras et des jambes, qui se tiennent debout côte à côte. Difficile de faire plus clair sur l’intention.

The Avalanches - Since I Left You (20th Anniversary)

En attendant que No Bad Memories arrive dans les bacs, le disque qui a fait leur legende en 2000 reste la meilleure porte d’entree.

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Côté invités, c’est un vrai défilé. Plus de vingt noms au générique, et pas les moins connus. Carly Simon pose sa voix sur One More Fantasy, un morceau qui marie une boucle à la Kraftwerk et une mélodie qui monte haut. On croise aussi Karen O des Yeah Yeah Yeahs, Panda Bear d’Animal Collective, Jamie xx, Mike Patton de Faith No More et la pionnière des synthés Suzanne Ciani. Les singles Together et Every Single Weekend donnent une bonne idée de la couleur générale, lumineuse et un peu euphorisante.

La critique, elle, est partagée, et c’est honnête de le dire. Certains crient au chef-d’œuvre, d’autres trouvent ça trop plein, presque saturé. Le NME résume bien le reproche : il y a tellement de choses lancées en même temps que tout n’accroche pas, et l’album finit par fatiguer à force de vouloir en mettre partout. Ce n’est pas faux.

Mais bon, c’est aussi exactement ce qu’on attend d’eux. The Avalanches n’ont jamais fait dans la demi-mesure, et préférer la retenue serait les trahir. Si vous aimez vous laisser porter par un flux de sons qui vous replonge dans une enfance que vous n’avez peut-être même pas vécue, foncez. Si vous cherchez trois tubes bien calibrés, passez votre chemin. Moi, je range ça du côté des disques qu’on réécoute en entier, fenêtre ouverte.

Crédit photo : The Avalanches

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