
Une bande-annonce tourne depuis quelques jours, et elle montre enfin Ryu, Ken et Chun-Li en chair et en os. Le film Street Fighter débarque dans les salles françaises le 14 octobre, distribué par Paramount, produit par Legendary avec la bénédiction de Capcom. Autant vous prévenir tout de suite : rien que la liste des acteurs mérite qu’on s’y arrête.
On y trouve Andrew Koji en Ryu, Noah Centineo en Ken Masters, Callina Liang en Chun-Li. Jusque-là, tout va bien. Sauf que derrière, ça devient du grand n’importe quoi, et je le dis comme un compliment. Jason Momoa joue Blanka, le mutant vert électrique. David Dastmalchian campe M. Bison. 50 Cent se glisse dans le costume de Balrog, Orville Peck en Vega, et deux stars du catch américain, Cody Rhodes et Roman Reigns, récupèrent Guile et Akuma. Vidyut Jammwal complète l’affiche en Dhalsim.
Le film se déroule en 1993, pile l’année où le jeu d’arcade écrasait tout sur son passage. Chun-Li recrute Ryu et Ken, deux amis fâchés, pour les embarquer dans le fameux World Warrior Tournament. Vous devinez la suite : ils finissent par devoir s’affronter. Scénario pas franchement surprenant, mais pour un film tiré d’un jeu de baston, on ne demandait pas une thèse.
En attendant de les retrouver sur grand écran, vous pouvez déjà mettre des mandales à Ryu et Ken, manette en main.
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Ce qui m’intéresse vraiment, c’est le nom derrière la caméra. Kitao Sakurai, c’est l’homme de Bad Trip et de l’Eric Andre Show, donc un type qui vit dans l’absurde et le second degré. Et ça change tout. Parce que le piège, avec Street Fighter, c’est de se prendre au sérieux. On a déjà donné en 1994, avec le film Van Damme resté dans toutes les mémoires comme un désastre. Visiblement, personne n’a oublié la leçon.
Un casting qui assume le délire, un réalisateur rompu au n’importe quoi, un décor rétro bien kitsch : les ingrédients d’un bon nanar maîtrisé sont là. Maintenant, est-ce que la sauce prendra à l’écran ? Ça, aucune bande-annonce ne peut vraiment le promettre.
Si vous avez usé vos pouces sur les bornes d’arcade ou sur la Super Nintendo, vous irez de toute façon, ne serait-ce que pour voir la tête de Momoa en Blanka. Pour les autres, ça dépendra surtout de votre tolérance au kitsch décomplexé. Moi, je signe sans hésiter.
Crédit photo : Paramount Pictures





