Culture

Sandra Bullock et Nicole Kidman rallument le chaudron des sœurs Owens, mais Les Ensorceleuses 2 mise un peu trop sur la bougie du souvenir

posted by Vincent 29 septembre 2026
Affiche officielle du film Les Ensorceleuses 2 avec Sandra Bullock et Nicole Kidman

Vingt-huit ans après le premier film, les tantes, les sortilèges et la vieille maison de Nouvelle-Angleterre sont de retour. Les Ensorceleuses 2 est sorti dans nos salles le 9 septembre, distribué par Warner. Sandra Bullock et Nicole Kidman reprennent les rôles de Sally et Gillian Owens, ces deux sœurs sorcières poursuivies depuis des siècles par une malédiction qui condamne les hommes qu’elles aiment à mourir. Le pitch n’a pas bougé d’un cheveu.

Ce qui a changé, c’est la génération. Le film adapte cette fois The Book of Magic, le roman où Alice Hoffman referme sa saga, et il passe le relais aux nièces, jouées par Joey King et Maisie Williams. Derrière la caméra, la Danoise Susanne Bier, qui a plutôt l’habitude du drame tendu que de la comédie ensoleillée. Deux heures dix au compteur, et l’idée de transformer une romance fantastique en petit thriller domestique. Sur le papier, c’est courageux.

Dans les faits, c’est plus compliqué. La presse française a été franchement sévère, 1,8 sur 5 de moyenne du côté d’AlloCiné, et le public suit à peine mieux, autour de 2,4. Le reproche revient partout, et il est difficile à balayer : le charme un peu mélancolique de 1998, cette poésie de sorcières bricoleuses qui faisait tout le sel du premier, s’est évaporé quelque part entre deux effets numériques ratés. La fin, notamment, pique les yeux.

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Alors est-ce que tout est à jeter ? Non, et c’est là que le film sauve les meubles. Dès que Bullock et Kidman partagent le cadre, quelque chose reprend. Vous les sentez heureuses de rejouer ces deux-là, et ça se voit. Ajoutez Stockard Channing et Dianne Wiest, les tantes d’origine, qui débarquent et redonnent une âme à l’ensemble en trois répliques. Ces scènes-là valent le déplacement.

Le problème, c’est le reste. Les nouvelles venues, censées porter la suite, restent des esquisses, et le message plutôt féministe de la malédiction se dilue dans un gros divertissement bien lisse.

Mon avis, si vous voulez le connaître : à réserver à celles et ceux qui gardent une vraie tendresse pour l’original, et qui accepteront de payer leur place surtout pour revoir le duo. Les autres peuvent attendre tranquillement le streaming. Ce n’est pas raté, c’est juste un peu tiède.

Crédit photo : Warner Bros.

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