Culture

Johnny Marr sort The Age of Everything et signe peut-être son meilleur disque depuis les Smiths

posted by Vincent 17 octobre 2026
Pochette de l'album The Age of Everything de Johnny Marr, le musicien dans une rue de Londres devant un pub nommé The Age of Everything

Johnny Marr a 62 ans et il n’a visiblement aucune envie de jouer les anciens combattants. Le guitariste qui a inventé le son des Smiths, cette manière de faire carillonner une guitare comme personne, vient de sortir son cinquième album solo, The Age of Everything, et c’est une vraie bonne surprise.

Le disque est arrivé le 2 octobre, dix titres, bouclés lors d’une séance de mastering à Abbey Road un soir de mai. Marr y parle de notre époque un peu détraquée, des temps fracturés, de ce présent qui file entre les doigts. Rien de nombriliste là-dedans. Il regarde le monde tel qu’il va, ou tel qu’il ne va pas, et il en tire un rock nerveux et lumineux.

On retrouve tout ce qui fait son identité. Ces guitares qui scintillent, ces mélodies qui s’accrochent, une énergie qui ne retombe jamais vraiment. Mais il y ajoute une inventivité post-punk qui empêche l’ensemble de ronronner. C’est un homme de soixante ans qui joue comme s’il en avait vingt-cinq, la maîtrise en plus.

Deux titres sortent du lot. Spin ouvre le bal avec ce jangle de guitare reconnaissable entre mille, une mécanique qui donne envie de marcher vite dans la rue. Et puis Beyond the Rain, probablement le plus beau refrain de l’album, le genre qui s’installe dans la tête et refuse d’en sortir.

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La critique a suivi. Metacritic affiche 79, la presse anglaise parle d’une apogée tardive et inattendue, d’un disque éblouissant et terriblement actuel. Pour un type qui aurait pu se contenter de tourner en rejouant ses vieux tubes, c’est tout sauf évident.

Il faut dire que Marr n’a jamais été du genre à se reposer. Après les Smiths, il a joué avec à peu près tout le monde, de Modest Mouse à Hans Zimmer, à qui on doit les bandes originales d’Inception et du dernier James Bond. Le gars a de la ressource.

Alors oui, si vous avez grandi avec How Soon Is Now?, ce disque vous parlera forcément. Mais même sans ce bagage, The Age of Everything se tient tout seul, comme un album de rock qui a quelque chose à dire et les moyens de le dire. À écouter sans se poser de questions.

Crédit photo : Johnny Marr

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