Deux ans après le raz-de-marée Godzilla Minus One, Takashi Yamazaki remet ça. Le réalisateur, qui est aussi scénariste et superviseur des effets visuels, revient le 4 novembre dans les salles françaises avec Godzilla Minus Zero, et autant vous le dire tout de suite, ceux qui attendaient la suite ne vont pas être déçus du voyage.
Petit rappel pour ceux qui auraient loupé l'épisode précédent. Minus One, c'était ce Godzilla japonais fauché, tourné pour moins de quinze millions de dollars, qui est allé chiper l'Oscar des meilleurs effets visuels au nez et à la barbe de blockbusters américains dix fois plus chers. Un exploit, et surtout un film de monstre qui avait un cœur, planté dans le Japon traumatisé de l'après-guerre.
La suite reprend le flambeau en 1949, deux ans après la défaite du premier Godzilla. Le pays se relève à peine, et forcément, une nouvelle menace se pointe pour tout casser. Yamazaki a convoqué du lourd puisque le fameux King Ghidorah, le dragon à trois têtes, débarque dans l'histoire. On retrouve aussi Ryunosuke Kamiki et Minami Hamabe, les deux visages de Minus One, rejoints par Masami Nagasawa.
Cette fois, Toho a lâché un budget plus confortable, et ça se voit. C'est même le premier film japonais tourné pour l'IMAX, ce qui promet de belles séances dans les grandes salles. Deux heures et quart au compteur.
Avant de courir voir la suite, (re)voir le premier reste le meilleur échauffement :
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Côté critiques, le film a été montré au Festival de New York fin septembre, et l'accueil est franchement bon. On tourne autour de 92 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes et un solide 78 sur Metacritic. La plupart des critiques saluent des effets encore plus bluffants que le premier, même si certains pointent que l'intrigue humaine patine un peu par moments. Rien de rédhibitoire.
Si vous voulez mon avis, c'est exactement le genre de suite qu'on espère sans trop y croire. Yamazaki aurait pu se contenter de refaire le coup, il a préféré pousser le curseur. Et puis voir un Godzilla porté par une vraie vision d'auteur plutôt que par un cahier des charges de franchise, par les temps qui courent, ça fait du bien.
Bref, si vous avez aimé Minus One, foncez. Et si vous ne l'avez pas vu, vous savez ce qu'il vous reste à faire avant le 4 novembre.
Crédit photo : Toho (via TMDB)


