Culture

Florence Pugh devient la plus noire des héroïnes de Steinbeck dans À l’est d’Éden, et cette adaptation Netflix en sept épisodes vaut vraiment le détour

posted by Vincent 17 octobre 2026
Affiche officielle de la mini-série Netflix À l'est d'Éden avec Florence Pugh

Netflix a mis en ligne le 1er octobre une mini-série de sept épisodes tirée d’À l’est d’Éden, le roman-fleuve que John Steinbeck publiait en 1952 et qu’il tenait pour son grand œuvre. Vous connaissez peut-être le film d’Elia Kazan avec James Dean, qui n’adaptait que le dernier quart du livre. Cette fois, on a droit à la fresque entière.

L’histoire, c’est celle de deux générations de la famille Trask dans la vallée de Salinas, en Californie, entre la guerre de Sécession et la Première Guerre mondiale. Deux frères, Adam et Charles, qui se détestent et s’aiment mal. Et puis Cathy, qui débarque au milieu comme une bombe à retardement.

C’est Florence Pugh qui s’en empare. Autant le dire tout de suite, le rôle est un cadeau empoisonné. Cathy Ames est l’un des personnages les plus franchement mauvais de toute la littérature américaine, une femme sans conscience que Steinbeck décrivait comme un monstre né. Pugh ne cherche jamais à la rendre sympathique, et c’est exactement ce qui rend sa prestation magnétique.

Autour d’elle, le casting tient la route. Christopher Abbott campe un Adam Trask à fleur de peau, Mike Faist, révélé par West Side Story, lui donne la réplique en frère rongé de jalousie, et Ciarán Hinds apporte sa gravité habituelle en Samuel Hamilton.

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Derrière la caméra, Zoe Kazan a écrit et porté la série, avec Garth Davis aux manettes des quatre premiers épisodes et Laure de Clermont-Tonnerre pour les trois derniers. Le résultat est ample, soigné, parfois un peu sage dans sa reconstitution d’époque, mais jamais ennuyeux.

La presse a plutôt bien accueilli l’ensemble, avec 87 % sur Rotten Tomatoes et 80 sur Metacritic. Côté public, le démarrage a été plus timide, et les abonnés français l’ont quand même notée 4,1 sur 5, ce qui n’est pas rien pour une saga littéraire de sept heures.

Il faut aimer prendre son temps, bien sûr. Ce n’est pas une série qu’on avale en zappant, c’est une histoire qui demande qu’on s’installe. Mais si vous avez envie d’une grande affaire de famille, de péché et de rédemption, portée par une actrice au sommet, foncez.

Et si le roman vous a toujours fait de l’œil sans que vous osiez l’ouvrir, c’est peut-être le moment ou jamais.

Crédit photo : Netflix

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