Culture

Pourquoi Do Ré Mi ? Explications de l’origine des notes

Posté par Greenfyre 11 août 2017 0 commentaire

Temps de lecture : 1 minute

Le moine Guido D’Arezzo décide, au IX° siècle, de remplacer la désignation des notes de musiques sur une partition. Depuis le Dialogus de musica, on les notait en utilisant les septs premières lettres de l’alphabet, de A à G, mais visiblement ça ne plaît plus.

Il va utiliser les premières syllabes de chaque vers d’un paragraphe d’un hymne liturgique (le traditionnel Hymne des Vêpres, de la fête de la Naissance de Saint Jean-Baptiste) pour désigner cette fois non pas sept, mais huit notes.

« Ut queant laxis
resonare fibris
Mira gestorum
famuli tuorum,
Solve polluti
labii reatum,
Sancte Iohannes. »

Le Ut deviendrait alors Do par un mystère que je ne peux résoudre (déso).

Ce que je peux avancer en revanche, c’est l’interprétation gnostique des notes qui les associe alors à l’univers et à l’astronomie. Évidemment, vu que ce courant spirituel antique, considéré par hérétique par les premiers chrétiens, est dominé par la ferme croyance dans l’opposition radicale entre Esprit et Matière. Par la symbolique cosmique, nous avons en plus une forte connotation alchimique.

ReRegis Astris (La Reine des Astres), la lune, évidemment.
MiMixtis Orbis – (L’orbe mêlant le bien et le mal, mais aussi les éléments primordiaux). Notre bonne vieille Terre.
FaFatum (le destin, la fatalité)
SolSolaris (à ton avis Michel le Soleil)
LaLacteus Orbis (La voie lactée)
SiSidereus Orbis (Le ciel étoilé)
DoDominus (dieu)

Difficile de savoir de quel dieu on parle, en revanche. Les gnostiques ne sont pas tendres avec le Démiurge : malveillant, cruel et imparfait, c’est à cause de lui que l’humanité est emprisonnée au sein de la matière, ce qui le condamne à la vieillesse, la simple interaction physique avec le monde et la maladie. Dans cette conception gnostique, le Dieu bon et absolu existe. Cependant, il n’est lui même autre que … le dieu du Démiurge malfaisant, auquel il s’oppose. Le dieu².

La prochaine fois que vous lirez une partition lambda, pensez au vertige qui transforment quelques notes à la flûte en pure célébration cosmique.

Laisser un commentaire

Vous aimerez aussi