Culture

De l’art du collage

Posté par Ju le Zébu 20 septembre 2017 0 commentaire

Une paire de ciseaux, de la colle, des magazines, un journal, du papier, du tissus, du carton, du métal, des plumes, des feuilles, un coup de crayon, un coup de peinture. En bref, ce que vous avez sous la main ou dans votre boîte. Voilà un collage. Il en faut peu et pourtant avec tout ces petits bouts, on recrée le monde. On recrée l’image.

Hannah Höch. German, 1889-1978
Cut with the Kitchen Knife through the Last Weimar Beer-Belly Cultural Epoch in Germany

Les courants artistiques du XX eme ne s’y sont pas trompés, des cubistes aux futuristes en passant par les dadas et les surréalistes, il y a quelque chose de percutant et d’incroyable dans cette mosaïque de matières. Un infini de possibilités. Et c’est ludique. Et c’est politique. Et c’est juste sous notre main !

Richard Hamilton, John McHale, Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing? 1956

La technique du collage est le fruit du XX eme siècle et de la modernité. Et moderne, elle l’est car dans un monde « d’images » comme on se plaît à le dire, on peut perpétuellement les découper et les recomposer. Mais on peut aussi y mêler des extraits de textes, des mots, des lettres… Le collage, c’est le message !

Le collage est particulièrement fort parce qu’il est tellement démocratique ! Nous avons tous des magazines, des journaux, des publicités, des chutes de tissus et généralement des ciseaux. Il n’est pas nécessaire d’aller acheter une palette hors de prix et de prendre des cours auprès de professionnels. Nous sommes tous des colleurs potentiels. Des créateurs.

Et peu importe que nous soyons « doués » de nos dix doigts ou pas, le résultat est toujours là, toujours parlant.

Le collage, me semble-t-il, est aussi une philosophie de la récup. Faire avec ce que l’on a. Faire avec des chutes. Et il me semble, qu’avec des restes, on est bien plus créatif.

Cela devient vite une manie de collectionneur aussi. « Qu’il est chouette ce flyers ! On pourra sûrement en faire quelque chose de sympa ! ». On finit vite par avoir une bonne grosse valise de matières potentiellement coupables, collables. Et certains, amateurs éclairés, finissent même par assembler des matières plus précieuses, plus anciennes.

Seul ou en groupe, libre ou avec thématique, avec des grands et des petits, collons, collons ! Des après-midis créatifs aux événements culturels, le collage est un succès. Une activité qui ne laisse personne indifférent et ne nécessitent aucun prérequis.

Et pourquoi pas, tant qu’on y est, aller créer son petit livre de collage, son petit fanzine* à soi, à partager entre nous ou aller déposer (ou envoyer selon votre situation géographique) à la Fanzinothèque de Poitiers qui se fait un plaisir d’enrichir sa collection.

*fanzine : (fanatic magazine) il s’agit d’une production artisanale réalisée par des fans pour des fans (de collage par exemple 😉 )

Envie d’aller jeter un coup d’oeil à la Fanzino (en ligne) ? C’est par là (vous trouverez des collages, de la sérigraphie, et pleins d’autres techniques) -> http://www.fanzino.org/

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