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Sur la route des falafels avec le food truck Pois Chic

Posté par MaryCherryTree 2 décembre 2017 0 commentaire

Lorsque la petite roulotte jaune de Pois Chic se gare dans votre ville, c’est la promesse de merveilleux falafels, burgers végétariens, currys et autres délices pour vos papilles. Nous avons rencontré Deborah et Andy, les cerveaux au volant de ce food truck atypique…

Bonjour ! Pourriez-vous vous présenter, ainsi que votre projet ?

Nous sommes Déborah et Andy, patrons de Pois Chic, passionnés de  nourriture du monde mais surtout de produits frais, locaux et végétariens/végan. Nous privilégions les produits qui sont cultivés ou élevés à proximité de notre domicile.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

L’inspiration pour notre « street food » et les falafels, est venue en 2013 lors d’un séjour prolongé en Palestine et en Israël ; nous nous sommes émerveillés devant le choix incroyable des marchés arabes et nous étions enivrés par l’odeur riche des épices et des fines herbes. Il nous semblait qu’il y avait un stand de falafels à chaque coin de rue et nous en sommes devenus accros ! Les marchands étaient contents de partager avec nous les mille ans de connaissance du falafel. Inspirés, nous sommes rentrés en France et nous nous sommes rapidement rendu compte que les agriculteurs locaux cultivaient les ingrédients principaux pour pouvoir fabriquer nos propres falafels dans la région.

 

Les fameux « falafels », grande spécialité de Pois Chic!

Pois Chic est né en janvier 2015 et durant ces trois premières années d’activités notre roulotte jaune a participé à plus de 375 événements partout dans la région, à Paris et même au Pays-Bas! Nous avons un emplacement chaque semaine au centre de Poitiers, et nous participons à des festivals et évènements privés, comme des mariages et fêtes d’anniversaire.

Nous avons servi plus de 11,000 wraps falafel et des milliers d’autres repas délicieux depuis le début de cette aventure.

Du Royaume-Uni au Poitou, ça fait une trotte ! Pourquoi être venu jusqu’ici ?

Déborah était enseignante en langues et Andy, journaliste de musique rock / métal et ancien Maire de notre ville de Stroud en Angleterre. Nous avons décidé en 2013 d’essayer un changement de vie et nous lancer dans une nouvelle aventure en France. Nous avons acheté une vieille maison charentaise avec deux hectares de terrain dans un petit hameau (10 habitants) entre Charroux et Civray dans le sud de la Vienne.

Cette nouvelle vie française à la campagne entourée de poules, de cinq alpagas, d’un potager et d’un verger, est pour nous  un  changement exaltant  par  rapport  à  notre  vie de ville d’avant.

Pour nous c’était important de nous intégrer dans notre nouvelle communauté française et de faire connaissance de notre nouvelle région de la France. La démarche d’un Food Truck a été une façon formidable d’y arriver !

De Stroud à Poitiers, Deborah et Andy auront bien voyagé.

 

Vos produits sont locaux, et végétariens voire vegan. Vous considérez que c’est important de modifier notre alimentation ?

Pois Chic croit en la nourriture fraîche et locale, il n’y a pas meilleur. Nous avons identifié notre propre créneau, surtout avec nos recettes à base végétale influencées par les saveurs du monde. Nous revendiquons une cuisine de rue variée et innovante. Tous nos falafels, sauces, salades et plats sont faits maison avec des ingrédients locaux. Pour la création d’un monde plus durable, nous pensons qu’il est vital de promouvoir les circuits courts et de soutenir les entreprises locales.

Nous utilisons des éco-emballages recyclables, réutilisables et des couverts biodégradables. De plus, tous nos déchets alimentaires sont mangés par nos poules pondeuses !

Des plans pour le futur ?

Après trois ans nous ressentons que nous avons trouvé le bon équilibre pour notre entreprise. Nous aimons faire un mélange d’évènements – les emplacements réguliers, les festivals de taille petite ou moyenne et les évènements privés, surtout les repas de mariage et lendemain de mariage.

Notre plus grand souhait serait d’avoir un menu exclusivement végétarien et vegan. Il y a certainement une tendance en France vers une réduction de la consommation de viande et de produits laitiers. Pourtant nous comprenons que dans cette région traditionnelle de la France il faut donner aux clients un choix. Donc un menu fléxitarien.

Pour commencer, nos menus en 2018 seraient 100% végétarien et vegan sur tous nos emplacements réguliers et festivals. Pour les événements privés on va garder un menu composé d’au moins 50% de repas végétariens. Il y a beaucoup d’autres bons foodtrucks pour les gens qui préfèrent les burgers à la viande avec frites !

Nous sommes également en train de construire une grange pour stocker notre équipement et notre food truck. Notre maison est devenue trop petite !

Pendant notre pause hivernale nous prévoyons de créer un deuxième verger pour cultiver les fruits pour nos chutneys faits maison qui sont très demandés avec nos burgers. Nous allons aussi créer un nouveau potager pour cultiver nous-même plus de nos ingrédients de base – au début on va se concentrer sur le persil, la menthe, les épinards, les courgettes et les tomates. Ca va créer un circuit très court ! L’année prochaine nous allons faire un investissement pour créer notre entreprise Zéro-déchets et devenir plus autonomes en eau grâce à la récupération des eaux pluviales.

Le concept derrière Pois Chic est de bien réfléchir sur l’ensemble du provisionnement de nos repas et de rendre notre entreprise la plus durable possible.

Où qu’iels soient, Pois Chic apporte toujours de la bonne humeur

 

Une petite idée de recette à nous conseiller, pour terminer ?

Un bourguignon de champignons, pois chiches et noix – une recette vegan délicieuse pour Noël !

En voici les ingrédients, pour 4 personnes :

 

 

250 g de champignons de Paris

100g de noix

150g de pois chiches cuits

75g de haricots verts – les deux têtes découpées

2 carottes de tailles moyennes

1 oignon moyen

2 grandes gousses d’ail

250ml de vin rouge

2 cuillères à soupe de concentré de tomates

4 feuilles de laurier frais

2 c. à s. de thym frais

250ml bouillon de légumes

100 ml lait de coco

3 c. à s. farine de pois chiche

3 c. à s. d’eau

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Bill Noir : créer du rare avec des fragments de masse

Posté par Ju le Zébu 11 octobre 2017 0 commentaire

Dans un monde baigné ou inondé d’images comme on aime à le répéter, (r)éveiller le regard n’est pas une mince affaire. En coupant, assemblant, désarticulant les formes et les matières, le collagiste Bill Noir, nous invite dans son univers parfois drôle et surtout poétique. Fasciné et enchanté, on s’amuse alors à identifier les éléments de ce monde nouveau et précieux.

Berthine, en bonne curieuse, souhaitait en savoir un peu plus sur ce créateur aux multiples papiers (il en a plus d’un morceau dans sa poche). Bill Noir a accepté de répondre à nos questions :

Alors pour commencer, pourrais-tu te présenter (en quelques mots) ?

Observateur, cinéphile, chineur, né en 1981, expérimentateur, sténopiste, sérigraphe, collectionneur, collagiste, curieux des autres, micro-éditeur à Mékanik copulaire, j’aime les jeux de mots et les concerts …

Comment en es-tu venu à l’art du collage (ou comment est-il venu à toi) ?

Je suis sorti d’une école d’art en 2003, et j’avais déjà un peu expérimenté le collage dans des carnets, sans me dire collagiste pour autant. C’était surtout dut à des revues « arts ménagers » des années 50 que j’avais acheté. Après de nombreuses années à faire des montages digitaux avec celles-ci, j’ai eut envie de découper en vrai dans ces magazines, et j’ai passé le cap en 2008.

Qu’est-ce que l’image issue du collage a de spéciale pour toi ? (par rapport à d’autres techniques qui produisent aussi de l’image)

Ce que je trouve intéressant du fait d’utiliser une matière déjà existante, c’est que tu peux l’aborder sans forcément avoir trop d’idées. Se laisser porter par une part de fascination, de hasard, et redonner à voir ces éléments de façon détournée. J’aime son pouvoir de « jeu » et aussi d’arriver avec le temps à approcher son propre style avec une matière que l’on trouve presque partout et en quantité. Partir de fragments de masse pour créer du rare…

As-tu des influences ou inspirations particulières ?

Avant tout, et comme tout bon collagiste qui connaît ses classiques, les dadaistes et leurs défrichages d’il y a un siècle maintenant, avec une préférence marquée pour Hannah Höch, et Raoul Hausmann. Après, oui de multiples au travers du 20ème siècle. Par exemple, Georges Herms, Rauschenberg, …

Je puise aussi certaines envies en observant des blogs et des pages web qui présentent les collagistes d’aujourd’hui, comme le très bon « weird show ».

Concernant les matériaux : As-tu des matières privilégiées ? Tu utilises beaucoup de vieilles photos et du papier dont on sent qu’il est un peu jauni, patiné, pourquoi cette préférence ? Comment et où récoltes-tu ton matériel ?

Je suis attiré par des images texturées, des couleurs, teintes et reflets dont les qualités d’impressions se concentrent des années 50 à 70. Les livres imprimés en héliogravure sont les plus impressionnants. A mes débuts, j’étais fasciné par l’iconographie et le décalage des année 50 mais aujourd’hui, mon intérêt se porte sur des images d’arts anciens, de plantes d’intérieurs, d’oiseaux, et de bien d’autres images qui appelle ma curiosité.

Les chutes de papiers qui s’égrainent sur mon plan de travail sont aussi source de réflexions, et transforment mes compositions vers plus d’abstraction.

Je trouve ces vieux livres et revues sur des marchés aux puces, Emmaüs, internet, et sur ma place préférée de Bruxelles, la place du jeu de balle.

Est-ce que tu découpes tout ? (même les vieux livres?!)

Pendant longtemps, je n’osais pas découper dans certaines de mes trouvailles, mais avec le temps,

ces scrupules ont totalement disparues, sauf rares exceptions. Je me dis qu’au moins, je les redonne à voir, donc que je les fait vivre à nouveau.

Tes créations sont publiées par la Mekanik Copulaire. Mais qu’est-ce donc que cela ?

« Mékanik copulaire » rassemble des éditions que je crée depuis mars 2010.

les publications oscillent entre l’impression d’une revue qui présente une sélection de collagistes d’aujourd’hui, l’édition de quelques photographes et l’auto-édition de mes collections d’images trouvées ou de mes propres collages. Je fais de la diffusion en librairie et via internet, et cela me permet aussi de voyager sur de nombreux salons de petits éditeurs, qui sont nombreux aujourd’hui. Pour ce faire une idée c’est ici > http://cargocollective.com/mekanikcopulaire

Quels sont tes projets en cours ou à venir ? (si ce n’est pas top secret)

Je dois organiser une petite expo à Tours en novembre, ville ou j’ai grandi et n’ai encore jamais montré mon travail. On me prête également un atelier jusqu’à décembre ici à Strasbourg, alors j’en profite pour m’étaler plus que je ne peux le faire dans ma chambre où je travaille habituellement. Et j’aimerais aller sur des salons d’éditions un peu plus loin que d’habitude, comme Montréal par exemple, ou dans le nord de l’Europe, mais ça n’ait encore qu’une idée.

Et pour finir : Quel est ton sandwich préféré ?

C’est drôle ce que tu demandes, car j’ai fait il y a peu, un croquis d’idée de collage que je voulais aborder comme on fait un sandwich, par empilements.

J’aime les sandwich non défini, fait soi-même, avec plein de choses en petites quantités.

Chaosmos Papercut – 13/8/2017

Pour découvrir l’univers de Bill Noir et ses créations, c’est par-là : https://www.instagram.com/billnoir.chaosmos/?hl=fr mais aussi sur facebook !

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Graffiti Fish, quand M.A.O rime avec vidéo

Posté par MaryCherryTree 3 juillet 2017 0 commentaire

Basé à Lille, Graffiti Fish est un projet aux multiples facettes: d’une part il y a la musique électronique pleine d’énergie; d’autre part, des clips vidéos pour l’accompagner, décalés, délirants, et toujours surprenants! A l’occasion de la sortie de son dernier clip, “Terror Attack Anniversary”, nous avons rencontré la créatrice de Graffiti Fish.

« Terror Attack Anniversary », une production Graffiti Fish

 

Salut! Est ce que tu pourrais te présenter en quelques mots?

Salut! Je suis Valentine Crépel, j’ai 21 ans. Je suis à l’initiative du projet Graffiti Fish.

 

Graffiti Fish est donc “ton” projet en quelque sorte. Il occupe une place importante dans ta vie?

Oui, il occupe une place énorme. Comme c’est un projet en auto-production, tout est à faire.

Heureusement que je ne suis pas toute seule. Vincent Vieville finalise les productions et réalise le mixage.  J’ai aussi la chance de travailler avec Béranger Lorillec qui je travaille sur les arrangements acoustiques de mon prochain EP. Et en plus de cela, je réalise mes propres clips!

Comment se déroule ton processus de création? Tu commences par l’écriture de la musique?

Cela dépend si l’idée qui me vient en premier est un texte ou une partie de musique. Je suis rentrée dans la musique par l’écriture. Mais depuis que je produis, j’aime me laisser submerger par les sons pour écrire.

Pour Knots In The Brain, j’ai quelques fois écrit les textes au fur et à mesure que le morceau progressait… Cela change souvent en réalité, je n’ai pas vraiment de règles!

J’imagine que la diffusion de tes créations est un moment clé de ton projet! C’est pas trop difficile aujourd’hui, avec la multiplication d’artistes sur les réseaux sociaux?

Oui, j’essaye de ne pas négliger la communication. Je ne sais pas si je m’y prends bien. Par contre, je pense que le développement des réseaux sociaux est un atout. Même nos artistes préférés utilisent Facebook et Instagram. Donc oui c’est difficile mais j’essaye de tourner ça à mon avantage.

Quelles sont tes influences (musicales, filmiques, artistiques…)? Un.e artiste en particulier à nous recommander?

J’ai découvert le hip-hop avec P.O.S et Eyedea and Abilities qui resteront des références pour moi. Aujourd’hui, je suis devenue une grande fan du travail de Kate Tempest et des Young Fathers. Je pourrais en citer pleins d’autres comme Serengeti, Clouddead, St Vincent… Je vous les recommande tous !

Tes projets pour les mois à venir?

Des vacances bien chargées !

Beaucoup de choses vont sortir à la rentrée. Notamment des collaborations avec Inrush A, Clayton, Laskiz et Spaenk. En plus de ça on prépare un troisième EP. Ce sera une adaptation acoustique de « Knots In The Brain ».Au final, on est comme une petite communauté qui s’entraide. On met nos compétences au profit des copains pour faire avancer les projets de tout le monde!

Et pour finir, un aveu étonnant?

Je suis passionnée de street art et de graffiti mais je ne sais absolument pas dessiner !

 

Retrouvez Graffiti Fish sur Facebook:

https://www.facebook.com/GraffitiFish/

Sur Youtube:

https://www.youtube.com/channel/UClmnWYdl76QZ9OxJkjZBhrA

Et sur Soundcloud!

https://soundcloud.com/valentine-59

 

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Solomon Pico, l’extraterrestre du rock

Posté par MaryCherryTree 12 juin 2017 0 commentaire

Naviguant entre rock cosmique et électro-pop, Solomon Pico nous vient tout droit d’une galaxie fort fort lointaine. Nourrie par sa longue expérience londonienne, sa musique nous rappelle à la fois les grands classiques du rock, mais interpelle aussi grâce à son ambiance spatiale hors du commun… Nous l’avons rencontré à l’occasion de la sortie de son premier EP  « Shifted ».

Hang on, by Solomon Pico!

Salutations, Solomon Pico! Pourrais tu nous décrire ton projet en quelques mots?

Bonjour ! C’est un projet solo actuellement basé à Lille après plusieurs années passées à Londres.

Quelles sont tes influences musicales?

Impossible de ne pas mentionner David Bowie ! J’ai grandi avec sa musique grâce à mon père, un fan absolu, et c’est une influence presque écrasante pour moi et beaucoup d’autres musiciens – le Picasso du rock en quelque sorte. Bowie c’est un impact inégalé sur la musique de notre temps, une voix exceptionnelle couvrant plusieurs octaves, et un talent inouï pour la réinvention, naviguant audacieusement entre glam-rock, folk et électro pendant près d’un demi-siècle. C’était aussi un très bel homme et un personnage incroyablement drôle et charismatique, comme on peut le constater dans ses nombreuses interviews (je passe beaucoup de temps sur Youtube…). Bref une sorte de demi-dieu, en toute objectivité ! « The man who fell to earth », comme le titre d’un de ses films.

Sinon j’écoute énormément de musique dans différents styles : sans surprise, les classiques du rock et de la folk (Beatles, Kinks, Pixies, Blur, Neil Young, Johnny Cash…), mais aussi de l’electro (Fatboy Slim notamment), de la soul et du hip-hop old school comme A Tribe Called Quest. Un peu de tout en fait, à part le métal et les horreurs commerciales sans âme. Parmi les artistes plus jeunes, je pourrais citer St. Vincent, Aldous Harding, Alela Diane et surtout Anna Calvi : que des superbes voix féminines dans un monde musical qui manque cruellement de femmes !

Si tu pouvais jouer avec un.e musicien.ne, ce serait qui?

Le grand David ayant malheureusement rejoint les étoiles l’an dernier, je dirais le très sous-estimé Gaz Coombes. C’est l’ancien chanteur de Supergrass, un de mes groupes anglais préférés, et un excellent musicien qui s’est lancé dans une belle carrière solo depuis quelques années. En plus il a l’air plutôt sympathique !

Avec le développement de nouvelles plateformes de partage, le marché de la musique se diversifie de plus en plus. Tu penses que c’est un développement positif pour la musique ?

C’est assez difficile de répondre à cette question. D’un côté, internet offre beaucoup d’opportunités et permet de partager sa musique instantanément, et gratuitement, dans le monde entier. C’est super pour des nouveaux projets comme le mien. Mais je dois avouer que je suis également assez nostalgique de l’âge d’or du rock, quand les artistes étaient repérés et soutenus par des labels et les disques se vendaient par millions… Internet offre une très grande liberté mais c’est un océan immense, et il est aujourd’hui très difficile de gagner de l’argent avec la musique puisque tout est accessible presque gratuitement. Et je ne parle même pas de devenir millionaire, simplement d’être payés décemment pour son travail. D’autant plus que le matériel coûte extrêmement cher (75 euros pour une simple pédale d’accordage de guitare par exemple). C’est bien beau la liberté, encore faut-il avoir les moyens techniques et financiers d’en profiter pleinement.

Je regrette également l’époque où des groupes visionnaires et exigeants comme les Beatles vendaient des dizaines de millions d’albums. Il existe aujourd’hui une distinction regrettable entre musique « commerciale » et musique « intelligente » : on méprise les gens comme s’ils n’étaient pas capables d’apprécier autre chose que des rappeurs sexistes sans cervelles ou des divas autotunées ! Pour être honnête, les artistes « indie » peuvent aussi faire preuve d’un certain snobisme un peu hipster, ce qui n’aide pas… Mais je suis peut-être trop pessimiste, il y a aussi d’excellents groupes comme les Arctic Monkeys qui rencontrent un très large succès.

La meilleure expérience musicale de ta vie?

J’espère que le meilleur est encore à venir, mais j’ai beaucoup de chance de jouer avec les musiciens qui m’accompagnent actuellement, tous des amis et des gens très doués. Et je suis bien content de sortir enfin mon premier EP avec des chansons dont je suis fier, un mixage pro et une super pochette réalisée par mon cousin avec le photographe Nicolas Fatous ! Ca va me permettre de bien faire avancer le projet dans les prochains mois, et c’est en plus une vraie satisfaction personnelle. Je dirais presque narcissique !

Est ce que tu peux nous raconter un peu le processus de création: où trouves tu l’inspiration pour tes paroles, la musique…

Je commence toujours par la musique, souvent une suite d’accords, une rythmique ou une petite mélodie. Je me laisse ensuite guider par ce premier jet pour finir les arrangements et les paroles, mon point faible. J’écris généralement la base des chansons au piano ou à la guitare acoustique avant de les retravailler avec mon logiciel (Ableton) et de les proposer au groupe.

En plus des artistes mentionnés plus haut, mon inspiration vient principalement de mes lectures, des films que j’ai aimés et des petits tracas de la vie quotidienne. Je ne me trouve pas très doué pour la vraie vie, donc j’essaie de me rattraper comme je peux avec la musique !

Quels sont tes projets pour les mois/années à venir?

Des concerts pour promouvoir l’EP et faire avancer le projet, et un 2ème EP déjà en préparation ! Je peux déjà vous révéler le titre d’un des morceaux que je viens d’écrire et qui sortira dans quelques mois : « Wild Supernova ».

Et une révélation embarassante pour finir ?

Il m’arrive de chanter du Robbie Williams sous la douche.

Brighton Pier, by Solomon Pico

Pour aller plus loin…

Vous pouvez suivre Solomon Pico sur Facebook, Bandcamp et Soundcloud!

www.facebook.com/solomonpico

www.soundcloud.com/solomonpico

https://solomonpico.bandcamp.com

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Portrait – « C’est l’année où tout change »

Posté par MaryCherryTree 30 mai 2017 0 commentaire

Une série de portraits consacrée aux “jeunes”. On parle souvent d’eux comme une entité homogène mais qui sont-ils réellement, dans leur singularité? Si tu veux participer toi aussi, contacte-nous par mail: contact@berthine.fr

 

Coucou! Est ce que tu pourrais te présenter en quelques mots?

Hello ! Je suis une lycéenne Chartraine, en terminale ES. Actuellement victime du stress APB, et du retard croissant sur mes fiches de bac, je suis coureuse de demi fond. Enfin j’essaie, parce que les entraînements deviennent un peu durs à loger dans mes semaines…  Je suis végétarienne, et j’adore la musique pop-rock.

 

Etre en Terminale en 2017 ça veut aussi dire, bien souvent, avoir voté pour la première fois à 18 ans à peine. Comment est ce que tu as réussi à gérer ça?

C’était cool ! Avec l’ampleur que prennent les élections j’aurais été déçue de ne pas pouvoir voter. Les médias et les réseaux sociaux nous présentent une approche différente de la politique, qui devient plus accessible et compréhensible, mais avec trop d’informations subjectives sur les candidats. C’est en regardant les débats et en lisant des articles, que j’ai pu me projeter sur un candidat en particulier (ou du moins savoir ceux que l’on ne veut pas voir à la tête de la France !). Et j’ai la chance d’avoir pu en discuter avec ma famille et avec mon copain. C’est un sujet qui revient régulièrement au lycée que ce soit avec les profs ou entre élèves.  

 

Est ce que tu trouves que tes intérêts étaient représentés dans cette élection ?

C’est difficile à dire dans la mesure où je suis encore dépendante financièrement de mes parents, du coup je n’ai pas encore d’intérêts économiques réels. Mais après c’est évident qu’il y a des valeurs que je soutiens plus que d’autres même si je ne suis pas directement touchée. Je suis soucieuse de l’écologie, et j’avoue que j’ai trouvé le sujet globalement assez absent dans la campagne. C’est dommage parce que vu qu’il implique également une dimension économique, il devrait peser plus dans les choix des électeurs.

 

Etre jeune en 2017, c’est avoir toutes les clés en main pour suivre ses rêves ?

En fait, nos rêves de jeunes sont orientés par le fait de devoir sélectionner les secteurs d’études où il y a potentiellement de l’emploi. Les profs sont les premiers pour nous le rappeler!  Du coup pour les miens (j’ai l’ambition de rentrer dans une école de commerce), je ne me suis pas réellement demandée là où je serai le plus épanouie. C’est assez stratégique même si c’est une branche qui m’attire plus que d’autres.

 

En quoi c’est cool d’avoir 18 ans en 2017?

On peut s’impliquer plus facilement dans plein de trucs différents via les réseaux sociaux, on est au courant de tout instantanément, l’accès à la culture est hyper large et le plus souvent gratuit, et c’est l’année où tout change; loin de mes parents,  j’ai hâte de tester mon autonomie et ma capacité à travailler …  Mais je suis optimiste pour le futur, et j’ai de beaux rêves en tête !

 

Ah oui? C’est quoi ton plus grand rêve?

Déjà, réussir mes études, obtenir dans deux ans une école de commerce, avec de bons profs, une bonne formation, et qui propose de partir en stage à l’étranger. J’aimerais bien être bilingue anglais aussi, ça peut servir! Puis après avoir un emploi stable qui me plait, grâce auquel je pourrais voyager.

 

Un conseil culture à nous donner?

En ce moment j’écoute en boucle Foxygen, un groupe de rock Californien, de la pop avec les géniaux Two Doors Cinema Club, et l’album “Book of changes” d’Entrance.

Je conseille également le groupe français Polo and Pan que j’ai découvert cette semaine.

En films j’ai vu récemment Moonrise Kingdom, de Wes Anderson que j’ai adoré. Et j’ai trop hâte de voir le nouveau Pirates des Caraïbes !

 

Et, pour finir, si tu devais dire quelque chose à ton toi dans 20 ans, ce serait quoi?

Implique-toi dans les causes qui te paraissent importantes, passe du temps avec ta famille, tes parents et tes frères et soeur, fais du sport tant que tu peux encore, et lance-toi dans un marathon!

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Portrait – « Je ne m’y fais pas. Je n’accepte pas cette information »

Posté par HeHo 27 mai 2017 0 commentaire

Une série de portraits consacrée aux “jeunes”. On parle souvent d’eux comme une entité homogène mais qui sont-ils réellement, dans leur singularité ?

Si tu veux participer toi aussi, contacte-nous par mail: contact@berthine.fr

 

Coucou ! Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Maxence, j’ai 27 ans, je suis en recherche d’emploi en bureau d’étude plus centré vers la mécanique. J’habite Reims depuis quelques années et j’adore l’humour noir. Passionné de manga et de bouffe je regarde Food Wars ou des séries humoristiques comme Kaamelott. Je suis très curieux, par exemple j’adore concevoir des choses en trois dimensions sur ordinateur.

Je suis reconnu handicapé de type « moteur » pour une perte d’audition à la naissance avec d’autres complications. Ce qui veut seulement dire que je suis malentendant depuis très jeune et que ça ira en empirant au fil des années.

J’ai aussi fait du tennis à partir de mes 4 ans, je passais plus de temps à courir après les balles tel un toutou plutôt qu’à jouer, mais grâce à ça on peut dire je maitrisais le cours. Et plus tard, j’ai aussi fait le semi-marathon de Reims. Enfin, j’avais quelques pages d’humour sur Facebook, elles ont toutes été supprimées vers les 55.000/60.000 likes mais si tu veux voir ma déchéance ça se passe sur la page Inutilité II, que je co-administre, où on essaye de regagner notre gloire d’antan.

 

Quel est ton parcours de vie (scolaire/universitaire/travail…) ?

Mon parcours reste assez chaotique. J’ai fait trois terminales scientifiques « sciences de l’ingénieur », puis un BTS en maintenance, une prépa « spé maths » en un an, un an d’école d’ingénieur en packaging et un an de fac de psycho. Pour la loi je suis BAC + 3 fois deux … ce qui me fait une belle jambe.

J’ai aussi été accompagnateur personnalisé en maths dans un lycée et en service civique comme chargé de prévention auditive. Mon service civique consistait à améliorer la disponibilité de ma « cheffe » en tant qu’assistant ou conseiller. Je donnais 24 heures de mon temps par semaine, pendant 6 mois. C’était super enrichissant, j’ai fait quelques missions assez variées, je conseille réellement de faire un service civique. Si les conditions sont bonnes tu apprends à connaître le monde du travail.

 

Est-ce que tu peux expliquer un peu ce qu’est ton quotidien en tant que malentendant ?

Déjà je suis né avec une perte significative d’audition, donc il n’y a pas eu de grande évolution depuis que je suis petit. Par exemple, je me suis habitué à mettre une dizaine de réveils avec des tonalités différentes le matin pour avoir une chance de me réveiller si je me suis endormi sur mon oreille la plus valide. Depuis l’âge de 11 ans, j’ai eu plus d’une quinzaine d’opérations pour enlever une sorte de gangrène de l’oreille et j’ai eu deux opérations reconstructives, l’une pour refaire marteau, étrier, enclume et l’autre la mastoïde. Ces opérations m’ont fait retrouver une audition acceptable pendant deux mois à chaque fois. J’ai donc eu que quatre mois dans ma vie où mon audition était acceptable. Le retour à la réalité ne se fait pas tout de suite. Tu te dis pas « ah mince, j’entends plus les canards et la rivière en face de chez moi » ou « ah mince, j’entendrais plus jamais ces harmoniques là de Linkin Park c’est trop bête ». Tu en oublies juste la chance d’avoir pu entendre ta musique préférée … Linkin Park hein, pas les canards. L’humain est comme ça. C’est plus facile de vivre sans regrets, en oubliant.

Sinon, j’ai appris tout seul à lire sur les lèvres quand j’étais en primaire. Parfois je passe pour un boulet qui attend avant de répondre car je vérifie les informations que j’ai reçues par lecture labiale en lien avec le contexte de la conversation, j’assemble les sons pour faire un semblant de phrase et j’applique par-dessus ma mémoire visuelle pour dégager le sens de ce qu’il se passe. Ça à l’air barbare mais c’est devenu tellement un mécanisme pour moi que je m’en rends plus compte.

J’ai une aide auditive pour les deux oreilles mais je suis pratiquement sourd à droite, et par ailleurs je suis censé être complètement sourd à mes 30, 35 ans. C’est dans pas longtemps. Mais je ne m’y fais pas. Je n’accepte pas cette information.

Évidemment, le plus dur c’est pas le regard des autres, ça ne se voit pas. C’est les stéréotypes. Lorsque qu’on est malentendant et que l’on parle avec un employeur ou un recruteur, même si c’est une conversation téléphonique sans soucis de compréhension la personne s’imagine des caisses et ne prend pas le risque d’embaucher « un handicapé ».

Un autre exemple, c’était lors du brevet des collèges, j’avais un tiers temps et pour l’exercice de dictée, au lieu que mon aide soit en face de moi pour que je puisse lire sur ses lèvres j’avais à remplir un texte à trou de niveau primaire. N’importe qui, handicap ou non, se sentirait diminué face à ce genre d’aide.

J’ai aussi un déficit immunitaire qui fait que je peux tomber malade à tout moment si je ne prends pas mes perfusions toutes les trois semaines à l’hôpital. Cet autre paramètre de l’inconnu peut faire peur et accentuer le cliché d’une personne handicapée, diminuée.

 

Ton plus grand rêve ?

Je ne pense pas avoir un grand rêve en fait. Je vis au jour le jour, en me prenant certes beaucoup la tête, à me questionner sans arrêt sur tout et n’importe quoi, mais si on peut appeler ça un « rêve » je souhaite juste fonder une famille, avoir un boulot et être tranquille avec un « train-train » quotidien. Je vais avoir 28 ans et je n’ai toujours pas réellement travaillé car personne ne me laisse cette chance, donc c’est malheureux à dire mais quand je réfléchis à cette question, je me dis que j’aimerais juste être introduit dans la vie active comme une personne « NORMALE ». J’ai passé des tests avec une sorte de médecin du travail, je peux bosser à mi-temps, avec des outils adaptés qui seront payés par un organisme. Donc en fait, il ne me manque plus qu’un patron. C’est triste d’avoir ce genre de rêve n’est-ce pas ?

 

En quoi c’est cool d’avoir 27 ans en 2017 ?

Tu es à la fois jeune et vieux, ce qui fait que tu n’as pas de mal à avoir une conversation avec des plus de 16 ans sans qu’il y ait une barrière de langage. Le « jeune » sait que tu commences à avoir de la bouteille donc il te respecte et le « vieux » en fait de même car tu n’es plus un gamin. Je trouve qu’en 2017 les jeunes sont de plus en plus responsables, au sens d’avoir plus de responsabilités, donc tu peux parler de tout et de rien avec eux sans être largué.

 

En quoi c’est dur ?

Le travail. Je pense que le plus dur en 2017 ça serait de trouver du travail. Handicap ou non. Parfois je reçois une offre du type « AU MOINS DIX ANS D’EXPÉRIENCE DANS CE DOMAINE » … autant dire que j’insulte la terre entière pendant vingt minutes pour me calmer tellement que je trouve ça paradoxal de chercher des employés d’élites sans laisser la chance aux autres de se former.

 

Tu peux nous donner tes « conseils culture » ?

Je vous conseille fortement de lire La Tour Sombre de Stephen King. En plus il y a une adaptation en film qui va sortir mais je vous conseille de lire les tomes avant. J’ai lu les 9000 pages en un mois et demi, juste avant de passer l’examen de BTS … C’est pour dire comme c’est addictif. En film, il y a The Big Lebowski qui est excellent, pour ceux qui adorent les quiproquos c’est le best. Je ne vais pas m’étendre dessus, si vous ne l’avez pas vu, foncez.

Pour la musique, j’écoute souvent du Monstercat, il y en a pour tous les goûts et j’adore cette mixité, si je devais conseiller un titre se serait Helberg The Girl.

Aussi, niveau jeux-vidéos, je joue en ce moment à Rainbow 6 Siege et Watch dog 2 sur PC. Le premier me rend un peu hargneux vu que je n’entends pas les bruits de pas et les sons aigus … je dois être maso pour continuer à entretenir mon niveau. Et pour le deuxième c’est détente totale. Le son n’est pas primordial donc je peux limite faire autre chose en même temps. Et faut dire ce qui est, ce jeu est magnifique graphiquement.

Enfin, si vous aimez les pages comme celle de Monsieur le Prof sur Facebook je vous conseille celle de Yoann explique la vie V, le Pape contre-attaque. Il parle, entre autres, de son quotidien d’étudiant avec humour, souvent très noir, mais comme il le dit si bien « L’humour n’a de limites que pour les gens limités ».

 

Si tu devais dire quelque chose à ton toi dans 20 ans, ce serait quoi ?

« Patience, ça ira un peu mieux dans quelques années ! »

PersoPortraits

Portrait – « J’ai vraiment hâte qu’on s’y mette »

Posté par HeHo 17 mai 2017 0 commentaire

Une série de portraits consacrée aux “jeunes”. On parle souvent d’eux comme une entité homogène mais qui sont-ils réellement, dans leur singularité ?

Si tu veux participer toi aussi, contacte-nous par mail: contact@berthine.fr

 

Coucou ! Peux-tu te présenter ?

Salut ! Je m’appelle Corentin, j’ai 21 ans et je suis de La Rochelle.

Quel est ton parcours de vie (scolaire/universitaire…) ?

J’ai fait mon bac sur La Rochelle, après j’ai fait une année sur Bordeaux pour faire du paramédical mais ça ne m’a pas vraiment plu. Je me suis retrouvé en fac d’informatique après ça et je suis actuellement sur la fin de ma licence. Je fais un stage dans une agence de communication où je développe des applications web.

Comment tu conçois tes études actuelles ?

Comme je l’ai dit, je me suis réorienté en fac d’informatique et c’était un peu par hasard. De base je suis intéressé dans tout ce qui est nouvelles technologies alors forcément l’informatique me correspond. Il y a beaucoup de choses qui me plaisent dans ce domaine, en plus du développement, on fait beaucoup de gestion de projet pour bien répartir le travail par exemple. Ce qui est cool aussi c’est que ça ouvre à d’autres choses, comme le marketing, on peut être amené à rencontrer les clients, à faire des devis …

Ton plus grand rêve ?

J’ai plusieurs projets, que ce soit avec d’autres gens ou en solo à développer, dont une boîte de « traduction » dans le domaine de l’informatique, une application dont je ne peux pas vraiment parler et un jeu avec des potes. Pour l’instant on est vraiment au tout début du projet mais j’ai vraiment hâte qu’on s’y mette ! J’aimerai vraiment que parmi ces projets il y’en ai (au moins) un qui voit le jour et pourquoi pas qu’il ait un gros succès !

En quoi c’est cool d’avoir 21 ans en 2017 ?

« Imagine un monde sans limite » c’est un peu ça 2017. Tu cherches un album d’afro rap électro avec des influences reggae : y a sûrement un groupe d’hiptsers de Brooklyn qui l’a déjà fait. Bon, le problème c’est que ça peut amener à des abominations et pas forcément qu’au niveau de la musique, de l’art en général mais au moins ça a le mérite de nous faire rigoler … pour ne pas le nommer, le film Sharknado est un « bon » exemple.

En quoi c’est dur ?

Trop de choix ! J’en suis un bon exemple rien que pour les études ! Que ce soit après le bac où on te demande de choisir ce que tu veux faire ou en études supérieures t’as encore beaucoup de choix à faire. Je vais partir en Erasmus le semestre prochain et encore une fois t’as une liste énorme de villes potentielles !

La réputation de « jeunes branleurs » qu’a notre génération est assez pesante quand toi t’essaies de faire de ton mieux.

Tu peux nous donner tes « conseils culture » ?

Un album à écouter : le dernier Kendrick Lamar si c’est pas déjà fait. Sinon, dans un autre genre, Mellon Collie and the Infinite Sadness des Smashing Pumpkins.

Je suis pas un grand lecteur, mais j’ai vraiment bien aimé La Vague de de Todd Strasser, j’avoue que le fait qu’il soit court joue.

Je pourrais difficilement choisir un seul film à conseiller, alors je fais une petite liste : Le Prestige de Nolan, Requiem for a Dream d’Aronofsky, Un homme d’exception de Ron Howard, et Le Loup de Wall Street de Scorsese.

Enfin, je « clique » beaucoup, genre vraiment beaucoup. Surtout des vidéos courtes, quand je vois une vidéo de plus de 10 minutes, je me dis que j’vais perdre trop de temps de ma vie alors que d’après une application j’ai passé 4 mois 10 jours et 11 heures à regarder des séries … Plus précisément, j’aime bien les vidéos du genre AsapSCIENCE qui fait apprendre des petits trucs en seulement 3 minutes. Ah oui et je scroll beaucoup sur 9gag.

Si tu devais dire quelque chose à ton toi dans 20 ans, ce serait quoi ?

« Wesh alors ? »

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Portrait – “Je laisse la vie m’emmener là où elle veut”

Posté par MaryCherryTree 15 mai 2017 0 commentaire

Une série de portraits consacrée aux “jeunes”. On parle souvent d’eux comme une entité homogène mais qui sont-ils réellement, dans leur singularité?

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Coucou! Peux-tu te présenter?

Bonjour, j’ai 25 ans, j’ai fait une formation d’ingénieur en Génie Industriel et j’ai été consultante pendant deux ans pour une grande société où j’ai été trimballée de mission inintéressante en mission inintéressante. Il y a deux ans, j’ai eu une opportunité pour devenir enseignante que j’ai saisie. J’ai enseigné un an en IUT, puis désormais je suis dans un lycée d’enseignement professionnel ! J’adore mon métier mais je ne sais pas ce que je ferai l’an prochain. Peut être la même chose, peut être une formation, un autre travail…

Je laisse la vie m’emmener là où elle veut. Je suis jeune et j’en profite. Je déteste me dire que je ferai le même travail toute ma vie, j’aime découvrir tout le temps de nouvelles choses.

Au delà du professionnel, qu’est-ce qui t’anime, aujourd’hui, dans la vie?

Je suis passionnée d’équitation et j’ai mon propre cheval que j’essaie d’emmener sur des internationaux en concours complet. Quand on monte à cheval, on jouit d’une liberté et de sensations qu’on retrouve nulle part ailleurs. C’est un sport dangereux, mais le plaisir qu’on trouve dans l’équitation et la relation avec le cheval est plus fort que tout le reste.

Dans tes réponses, on sent un désir de dépasser les limites et de sortir d’un chemin bien tracé. Je me trompe?

Pas du tout! Je prends toujours les choses à coeur, et j’aime aller jusqu’au bout de ce que j’entreprends. Mais je pense surtout qu’on a qu’une seule vie, qui n’est malheureusement pas assez longue pour tout découvrir. J’ai toujours été un peu touche à tout et donc je prends la vie comme elle vient, suivant les opportunités. J’ai eu une opportunité pour enseigner, je l’ai saisie. Si d’autres opportunités viennent à moi, je n’hésiterai pas : j’aime l’idée que la vie n’est pas toute tracée et que l’on peut en changer si on le désire. Pour moi, la vie c’est une aventure. Et même si elle n’est pas facile tous les jours, il y a encore tant de choses à découvrir que je ne m’en lasse pas…

En quoi c’est cool, d’avoir 25 ans en 2017 ?

On vit dans une société qui n’est pas obligatoirement super pour s’épanouir au vu du contexte économique. Mais c’est quand même cool parce qu’avec les nouvelles technologies, on peut découvrir plein de choses. On est pas cantonnés dans la culture de notre famille ou de nos proches, on peut s’intéresser à plein de choses, faire des trucs cool. Par exemple, j’ai été rédactrice en chef d’un site d’actualités Harry Potter – Poudlard.org – pendant 2-3 ans et c’était super enrichissant; il y a 15 ans, j’aurais jamais pu faire ça !

Ca fait du bien de lire autant d’optimisme, dans une époque où le pessimisme règne! C’est quoi ton secret?

J’ai pas de secret, j’avance c’est tout. Adolescente, j’avais deux ans d’avance et donc j’ai vu le mal être adolescent avant de le vivre moi-même. Et lorsque j’ai dû passer ce cap, ce que j’avais vu m’a aidée à me poser les bonnes questions. Et je me suis promis de profiter de la vie parce qu’elle peut être très courte, comme très longue. Mais ça, on le sait jamais à l’avance !

Saurais-tu dire aujourd’hui ce qu’est ton plus grand rêve?

La question qui tue ! Sûrement de me dire quand je vais mourir que j’ai eu une belle vie (si j’ai le temps). Ou bien vivre en autarcie dans une maison en bois, au milieu d’hectares de forêt et de plaines, avec une rivière qui passe au milieu (pour l’eau, c’est mieux), avec ma famille, des amis, mes animaux.

Attention, une question encore plus difficile! Tu aurais un.e livre, film, série à nous conseiller?

Je peux parler musique ? Un groupe que j’adore, la chanteuse a juste une voix sublime, et sur scène ils ont une énergie d’enfer. Ils font beaucoup de reprises de musiques irlandaises et c’est juste une bonheur pour les oreilles !!. Le groupe s’appelle Cargo roads, à découvrir absolument ! http://www.cargo-roads.com.

Ma chanson préféré qu’ils interprètent, c’est Ride On (non, c’est pas la reprise d’une chanson d’AC/DC mais de Cruachan).

Et enfin, si tu devais dire quelque chose à ton toi dans 20 ans, ce serait quoi ?

“Bouge toi, t’es pas vieille, t’as encore plein de choses à découvrir! »

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Portrait – « J’ai le sentiment que ma voix sera un jour entendue »

Posté par Loupche 11 mai 2017 0 commentaire

Une série de portraits consacrée aux « jeunes ». On parle souvent d’eux comme une entité homogène mais qui sont-ils réellement, dans leur singularité ?

Si tu veux participer toi aussi, contacte-nous par mail : gomasio@berthine.fr

Coucou ! Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Paul, j’ai 20 ans et je suis né dans la région stéphanoise. Je suis essentiellement fan de musique (métal, jazz, blues et classique), de cinéma, de jeux-vidéo et de politique. Actuellement je suis sur la fin d’une année d’apprentissage de l’anglais à Dublin où j’y ai commencé mon blog ChroniqueBobo. Je commencerai mes études l’année prochaine où je serai en prépa au concours d’infirmier.

Qu’est-ce qui te donne envie d’être infirmier ?

J’ai passé beaucoup de temps de ma vie à l’hôpital : en 2010, je me suis fait renverser par une voiture. J’ai donc beaucoup discuté avec des infirmiers et infirmières et je me suis rendu compte que ce n’était pas juste une question de faire des piqûres et donner des cachets mais que c’était une relation humaine qui aide énormément le patient. C’est ce genre d’aide que je veux donner. Au début je voulais faire ce métier juste pour rendre ce qui m’a été donné, puis je me suis rendu compte que c’était vraiment ce que je voulais faire. Aider les gens, tous, si possible.

En quoi cet accident en 2010 a changé ta vie ?

Ça a totalement changé ma vie parce que cet accident a provoqué une amnésie, je n’ai quasiment aucun souvenir de ma vie d’avant 2010. Je me souvenais des personnes et qui elles étaient pour moi au niveau relationnel mais je ne me souvenais plus qui j’étais et forcément ça fout un coup au moral. J’ai fait une dépression chronique après ça et j’ai passé trois ans à prendre du Prozac. J’ai donc dû me reforger très vite une personnalité et je crois que ma personnalité d’aujourd’hui découle du Paul de 2010 qui se réveille dans sa chambre d’hôpital en se demandant qui il est.

Donc maintenant tu ne prends plus de Prozac. Comment tu te reconstruis depuis ?

Je n’en ai plus vraiment besoin. je continue simplement à vivre en m’intéressant au monde qui m”entoure et en y réfléchissant, c’est parfois triste ou scandaleux mais c’est parfois grand et plein d’espoir. J’écoute aussi beaucoup de musique, ma première passion, beaucoup de métal extrême, ça me défoule et c’est aussi une musique que j’aime. Je regarde beaucoup de films aussi, j’entretiens mon blog et je lis la presse, c’est sans doute la seconde chose que je fais le plus, ça me permet de rester informé.

Tu m’as dit tout à l’heure (dans ton mail) que tu étais un jeune “lambda”, pourquoi tu as dit ça ?

Je dis “lambda” dans le sens où je ne suis pas une personnalité célèbre même si j’ai le sentiment que ma voix sera un jour entendue à une plus grande échelle. Je dis “lambda” parce que je ne me sens pas différent des autres même si tout mon entourage me le dit.

Ton plus grand rêve ?

Être un musicien célèbre. Ou simplement être célèbre pour mes mots ou ma pensée qu’elle soit politique ou philosophique.

En quoi c’est cool d’avoir 20 ans en 2017 ?

Je pense que c’est à double-tranchant. D’un côté on a grandi avec internet et les nouvelles technologies donc on est plus alerte sur les nouvelles choses et sur la rapidité des nouvelles qui nous parviennent. Mais d’un autre côté, la génération de nos parents semble avoir peur et veut sans cesse nous accompagner ou nous assister parce que la vie est “dangereuse”. Je ne pense pas ça. J’ai l’impression que nous avons tout ce qu’il faut pour nous épanouir et nous développer mais la génération précédente ne veut pas nous lâcher la main.

Donc ce qui est dur quand on a 20 ans en 2017, c’est d’être trop accompagnés par la génération précédente ?

Je pense oui. C’est cette forme de frustration qui nous empêche de totalement nous développer. Je suis sûr que certaines choses iraient mieux (la cause des femmes par exemple, l’égalité des sexes) beaucoup plus vite si nous n’étions pas sans cesse repris par la génération d’avant. C’est ce qu’il y a de plus frustrant pour moi. J’ai l’impression que cela n’aide pas la cause féministe que je défends, ni la reconnaissance des droits LGBT+ ou l’écologie parce que nous sommes encore soumis à la philosophie de nos parents pour qui il n’y avait pas besoin de s’inquiéter de ces choses là. Aujourd’hui la chose est trop grave pour ne pas s’en inquiéter mais ça va trop lentement.

Tu peux nous donner une musique à écouter, un film à voir et un livre à lire ?

Ah question compliquée, je nage un peu dans la culture. En musique je dirais De Mysteriis Dom Sathanas de Mayhem pour comprendre ce qu’est le black metal. Film, je ne vous dirai pas de regarder Star Wars parce que tout le monde les as vus alors ce sera Horns avec Daniel Radcliffe, qui m’a vraiment mis une claque et je ne comprends pas pourquoi ce film n’a pas plus de succès. Pour ce qui est d’un livre je dirais la BD V Pour Vendetta écrite par Allan Moore.

Si tu devais dire quelque chose à ton toi dans 20 ans, ce serait quoi ? 

“Reste curieux ou tu prends mon pied dans le cul.”

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Portrait – « Mes élèves me kiffent pas particulièrement, et c’est tant mieux comme ça »

Posté par Gomasio 30 avril 2017 1 Commentaire

Une série de portraits consacrée aux « jeunes ». On parle souvent d’eux comme une entité homogène mais qui sont-ils réellement, dans leur singularité ?

Si tu veux participer toi aussi, contacte-nous par mail : gomasio@berthine.fr

Coucou ! Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle William, j’ai 28 ans, je suis professeur d’anglais.

How fascinating ! Bon fais pas le timide, on t’a tous reconnu. Alors dis-nous Monsieur le Prof, 3 choses que tu aimes par dessus tout dans la vie (à part tes tweets) ?
J’aime pas spécialement mes tweets, en vrai. Je me sens un peu tassé dans ces 140 caractères et cette lutte constante d’égos, c’est pour ça que je migre peu à peu vers Facebook. Sinon en général j’aime bien écrire, alors je dirais écrire, j’aime bien faire rire aussi, et j’aime beaucoup quand j’entends un élève dire “déjà !?” quand ça sonne. Mais c’est rare.

A l’époque où je t’ai connu, tu avais à peine 1000 abonnés, aujourd’hui, 5 ans plus tard, tu en as plus de 200 000. Quel impact cela a-t-il sur ta vie ?
Au quotidien, pas grand chose. Je fais exactement la même chose qu’il y a 5 ans : quand quelque chose d’étonnant se passe dans ma classe, j’essaie de le raconter de façon plutôt rigolote sur le net. J’suis un prof comme les autres, mes élèves me kiffent pas particulièrement, et c’est tant mieux comme ça. Parce qu’avoir beaucoup d’abonnés, ça peut vite monter au cerveau je pense ; c’est un peu pour ça que je souhaite conserver mon anonymat, histoire de rester ancré dans le réel.

Parlons un peu plus intimement, en dehors de ton statut de célébrité – qui ne te définit pas entièrement évidemment. Peux-tu me parler des éléments qui ont marqué ton parcours de vie (aussi jeune sois-tu) ?
Pour un prof, rien de tel qu’un petit souvenir de collège. J’excellais nulle part, j’étais l’élève moyen par excellence qui se fait oublier près du radiateur. Le seul truc qui me plaisait et auquel je trouvais un sens, c’est quand on avait des rédactions à faire en français. J’avais pas des notes de ouf, mais à chaque fois, ma prof de français me demandait de lire mon travail devant la classe. J’étais tout timide et hyper mal à l’aise devant mes camarades, c’était le seul moment du mois où ils entendaient le son de ma voix, mais j’allais au tableau, et je lisais mon texte. Évidemment, ils écoutaient poliment sans vraiment prêter attention à ce que je racontais, et à la fin ils applaudissaient parce que c’est ce qu’ils étaient censés faire. Mais y’avait toujours ce moment où avant de regagner ma place je regardais ma prof, et je voyais qu’elle, elle avait compris ce que je voulais dire. Et je m’imaginais à ce moment là qu’elle avait su voir en moi quelque chose qui avait un peu de valeur. Alors, parfois, dans les moments qui suivaient, quand le cours reprenait et que je repensais au regard de ma prof, je me rêvais un peu écrivain, ouais.

Et ton plus grand rêve aujourd’hui ?
C’est un peu tristoune, mais je crois que c’est d’avoir ma propre salle de classe. Mes rêves d’ado c’était de faire un voyage de ouf et d’écrire un livre, et je les ai réalisés, donc il va falloir que j’en trouve d’autres. Mais avoir ma propre salle, ça serait vraiment chouette, je pourrais la décorer, je m’imagine même installer une petite bibliothèque avec toutes mes BD et livres en libre service pour les élèves qui auraient fini de bosser et tout. Là j’suis dans des salles moroses sans aucune personnalité, c’est terriblement triste. Genre l’année dernière j’avais customisé ma salle ça pétait bien :

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En quoi c’est cool d’avoir 28 ans aujourd’hui en 2017 ?
J’imagine qu’on a fait suffisamment d’expériences pour savoir ce qu’on ne veut plus. Suffisamment d’erreurs pour avoir appris à ne pas les répéter. Rencontré suffisamment de personnes pour savoir un peu mieux qui on est.

En quoi c’est dur ?
C’est dur parce qu’on commence à vieillir, à perdre un peu de notre fougue, et peut-être de notre romantisme, de notre innocence. Les choses ne sont plus neuves, elles sont désormais un écho ou un reflet d’un moment déjà vécu. C’est très dur de vivre des choses véritablement nouvelles et uniques, passé un certain âge. On n’est plus dans la découverte, désormais, alors, on marche dans l’ombre de notre passé, et c’est une véritable lutte de s’en détacher. Enfin je dis “on” mais je ne parle que de ce que je ressens.

Peux-tu nous donner un livre à lire, un album à écouter et un film à voir ?
Je ne sais pas trop, c’est très dur de conseiller des œuvres ! D’un côté on a envie de proposer quelque chose qui puisse plaire à tout le monde, et genre L’Étranger c’est pour moi LE livre qui t’apprend des choses quand t’es jeune, sur ta place dans le monde, ton rapport aux autres. Mais bon L’Étranger t’as la moitié des gens qui l’ont déjà abordé au lycée. Alors je pencherai pour La Maison des Feuilles, de Mark Z. Danielewski, qui n’intéressera peut-être que 3 personnes, mais qui est à mes yeux LE plus grand livre qui soit, et je pèse mes mots. C’est pas juste le truc qu’on dit en soirée genre “ouais c’est le meilleur livre du monde” alors qu’en fait y’e an 50 de mieux. Non, dans La Maison des Feuilles, y’a tout. Y’a de l’angoisse, y’a de la réflexion, y’a de l’humour, y’a un roman puis sa propre analyse puis un récit épistolaire qui se rajoute par dessus. Il y a des poèmes, il y a des jeux sur les polices de caractère, sur les formes des paragraphes, etc. C’est un livre monde. Et ça raconte (en gros) l’histoire d’un mec qui découvre un labyrinthe dans sa propre maison. Il décide de l’explorer et vous allez faire des cauchemars.

Un film à voir je dirais Seul Contre Tous, qui m’a énormément marqué, parce qu’il nous fait suivre un être misogyne, violent, homophobe et raciste pendant 1h30, avec en fond sa voix off qui ne s’arrête jamais. Je trouve que ce film est puissant parce qu’il nous aide à mieux cerner cet épouvantail des temps modernes.

Comme album je ne sais pas trop, j’écoute énormément de choses. Pas vraiment d’albums, plutôt des chansons isolées, vraiment très variées. J’ai fait pas mal de playlists sur YouTube, si ça vous intéresse : https://www.youtube.com/user/MsieurLProf/playlists

Si tu devais dire quelque chose à ton toi dans 20 ans, ce serait quoi ?
“T’es encore là toi ?”