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Lettre à mes gambettes

Posté par Ju le Zébu 20 juin 2017 0 commentaire

Salut les filles !

Franchement, je vous trouve un peu lourdes. Littéralement. Vous m’ancrez comme deux boulets de plomb dans le sol et le présent. Il y a vraiment des moments où je ne vous aime pas beaucoup.

Vous êtes lourdes. Rétention d’eau et hormones, qu’ils disent.

Vous avez toujours été un peu potelées. Ma mama dit que lorsque j’étais bébé, j’avais un petit bourrelet au niveau de la cheville. Comme les Putti (ces petits anges bien en chair). Heureusement, en grandissant, ce bracelet grassouillet a disparu. Petite, qu’il était bon de courir, escalader et bondir. Je dois reconnaître ne jamais avoir été bien sportive par la suite, ce qui explique vos courbes. J’ai mis un peu de temps à l’accepter mais c’est ainsi : « Tu as des jambes de randonneuse Bridget » et c’est bien !

Depuis quelques années, lorsque les beaux jours arrivent, vous devenez graves. L’apesanteur s’abat sur mes mollets. Une fois, lors d’un voyage en bus, de 24h certes, vous aviez tellement gonflées que je ne pouvais presque plus mettre mes chaussures… J’ai eu très peur. Je n’avais que 17ans !

Dans les rues des villages dans ma campagne reculée, on voit régulièrement passer de vieilles dames dont les chevilles ont tellement enflé qu’elles dégoulinent par dessus leurs pieds. C’est une image assez angoissante. Un peu comme si l’on voyait les Parques défiler avec leur paire de ciseaux… Il s’agit en fait d’une mauvaise circulation du sang qui peut dégénérer, former des varices et des œdèmes dans les cas extrêmes. Je fais donc des efforts pour que vous ne finissiez pas comme cela dans un futur plus ou moins lointain.

Pour votre défense, on peut dire que ça n’arrive principalement que pendant les grandes chaleurs et que une bonne partie de la population, surtout féminine, y est sensible. Mon mode vie ne vous aide pas beaucoup… Le site de l’assurance maladie précise : « Elles se développent plus souvent chez les personnes ayant une activité sédentaire. Celle-ci, n’exigeant ni déplacements ni efforts physiques, ne facilite pas le retour veineux. ». C’est tout moi ça.

Il faut penser à vous bouger un peu pour relancer la circulation. La marche et le vélo sont recommandés. Et ça fonctionne plutôt pas mal. En effet, les étés où je marchais et pédalais beaucoup, vous étiez légères comme l’air !

Vous aimez aussi les douches froides, bien que les bénéfices ne soient que temporaires. Oh et les massages ! Vous adorez ça (vous ne feriez pas exprès de faire des insuffisances veineuses pour vous faire dorloter ?).

J’espère ne pas avoir à vous passer les bas de contention de sitôt… Mais si vous vous entêtez, et si je ne me mets pas à me bouger un peu, il faudra y passer… La Sécu en rembourse quatre paires par an (sur ordonnance). Dans les vitrines des pharmacies, j’ai même vu des coloris un peu plus funky que l’horrible couleur chaire.

Bon il serait temps de faire quelques pas, préparez-vous !

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4 points d’acupuncture à masser pour guérir

Posté par Loupche 19 mai 2017 0 commentaire

La médecine chinoise multi-millénaire considère que ton corps est traversé de méridiens, des canaux qui transportent l’énergie vitale qui te fait exister. Sur ces méridiens sont placés des centaines de points qui ont chacun des propriétés guérisseuses. Et pas besoin de les piquer avec une aiguille ! Tu peux  simplement appuyer avec le doigt, masser avec le pouce ou appuyer avec l’ongle. Je te présente ici quatre points miraculeux très faciles à trouver et à masser toi-même. 

WARNING 1 : La mesure en médecine traditionnelle chinoise est le Cun. C’est une mesure proportionnelle, c’est-à-dire que chaque cun est différent en fonction du corps de la personne. En gros, mon cun ne sera pas le même cun que toi ou que Kim Kardashian. Si tu ne veux pas apprendre exactement combien de cuns il y a entre l’arrière de ton oreille droite et ton menton, je te donne une petite technique simple : 1 cun = la largeur de ton pouce

WARNING 2 : les points existent des deux côtés de ton corps. Tu peux masser les deux à la suite, ou bien un seul, c’est comme tu veux.

Le point de la nausée et du mal des transports (6P)

000000000000000000000000000000000000000000000579228_505387516239346_1539179349_nTu as sûrement déjà vu les petits bracelets avec une bille au milieu, qui appuient sur ton poignet. Eh bien ces bracelets sont faits pour appuyer sur ce point d’acupuncture réputé pour calmer les nausées et le mal des transports ! Donc si tu es dans la voiture et que ça commence à devenir difficile, masse le point 6P (c’est-à-dire le sixième point du méridien du Poumon) avec ton pouce dans le sens des aiguilles d’une montre le temps que la nausée passe.

Le point du stress (4GI)

HeGuptIl faut que tu pinces ce point entre ton pouce et ton index. Donc tu appuies ton pouce sur le dessus de la main et l’index sur le dessous de la main, à l’endroit montré sur l’image. Il faut que ton pouce et ton index se touchent à travers ta main. Attention, il ne faut pas simplement pincer la peau, mais bien attraper le muscle. Si tu sens une petite boule ou bien que ça fait mal, c’est que tu es au bon endroit, mais aussi que tu as emmagasiné un peu de stress ! Donc appuie sur le 4GI (quatrième point du méridien du Gros Intestin) ou fais tourner ton pouce.

Le point du mal de tête (Zanzhu)

BL-02-drawingTu sais, quand tu es fatigué, tu peux avoir tendance à te pincer l’os du nez au niveau des yeux ? Eh bien tu chercher à atteindre les effets des deux points Zanzhu ! Ce point est absolument miraculeux pour tous types de maux de tête. Il faut appuyer avec ton pouce à la base de l’arcade sourcilière. Normalement, tu devrais ressentir un douleur un peu diffuse qui peut te donner l’impression que tu vas pleurer. N’aie pas peur de la douleur, et continue à appuyer ! Tu ressentiras un soulagement immédiat. La position idéale est de s’asseoir à une table, de poser ses coudes dessus et d’appuyer la tête sur les pouces, comme si tu la laissais tomber.

Le point pour calmer le mental (6MC)

6MC-avec-logoTu cogites trop ? Parfois tu aimerais éteindre ton cerveau, qu’il existe un bouton « off » ? Eh bien je ne l’ai pas encore trouvé MAIS il y en a un qui te permet de calmer ton petit mental qui tourne en rond, c’est déjà pas mal. C’est le 6MC, à savoir le sixième point du méridien du Maître du Coeur. Il est à deux cun du pli de tes poignets et t’aidera à redescendre sur terre et à ne pas perdre pied dans tes pensées (beaucoup trop) envahissantes.

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La procrastination, un mode de vie

Posté par MaryCherryTree 9 mai 2017 0 commentaire

 

Si toi aussi tu as un sourire crispé quand tu fais semblant d’être heureu.x.se quand ton ami.e te dit qu’iel a terminé sa fiche de lecture avec une semaine d’avance, alors cet article est pour toi.

Si toi aussi tu préfères utiliser un mug sale plutôt que de faire la vaisselle, alors cet article est pour toi.

Si toi aussi tes centaines de listes « A faire » te prennent tellement de place sur ton portable que tu as dû investir dans une carte mémoire, alors cet article est pour toi.

Procrastination, nom féminin, du latin procrastinatio, ajournement, et cras, demain : Tendance à différer, à remettre l’action au lendemain.

N’en déplaise à M. Larousse, la procrastination n’a rien de tendanciel ; c’est un véritable mode de vie. Procrastiner c’est apprendre à se connaître comme jamais, et à gérer son stress. Petit compte rendu des étapes si bien connues de tout.e.s procrastinat.eur.rice.s :

Etape 1 : La douce naïveté

La tâche à accomplir vient de se présenter à vous. Que ce soit un travail à rendre, un papier administratif à remplir, ou un coup de fil à passer, la première réaction est toujours la même : « Cette fois-ci, je me prends en main, et je le ferai en avance ! ». Attention, spoiler : ça ne marche jamais. Se fixer des objectifs, c’est bien, mais veillez à ce qu’ils soient atteignables tout de même ! La bonne nouvelle, c’est qu’au moins vous avez toujours de l’espoir, et ça, c’est beau.

Etape 2 : Le début du déni

La deadline approche doucement mais sûrement ; elle est pourtant encore bien loin. Alors vous préférez vous focaliser sur quelque chose de plus immédiat, et probablement moins urgent, comme ces maudits crayons de couleur que vous n’avez toujours pas triés chromatiquement. Il vous reste encore tellement de temps de toute façon…

Etape 3 : La bravoure du soldat

Vous êtes face au mur et n’avez plus d’autres choix que de vous atteler à la tâche que vous repoussez depuis déjà cinq jours. C’est souvent à ce stade là qu’une bulle de courage éclate en vous et que vous vous retroussez les manches. Une tasse de thé/café, un snack et c’est parti !! Au boulot !! Je peux le faire !

Etape 4 : Le désespoir

Vos cernes descendent jusqu’en bas de vos joues, vous tremblez car vous avez englouti trop de caféine, et pour une raison inexpliquée votre paupière gauche ne cesse de cligner toute seule. Le temps passe à une vitesse affolante et soudain vous vous remettez en question : « Mais Berthine, POURQUOI est-ce que tu as attendu tout ce temps pour le faire ?! ». Attention, il est ici préférable de ne laisser aucun objet coupant, poison, corde ou falaise à portée de main.

Etape 5 : L’émerveillement

Incroyable, mais vrai : vous êtes parvenu.e à la fin de votre tâche à accomplir. Non seulement ça, mais en plus vous n’avez jamais aussi bien travaillé ! Le monde autour de vous prend des teintes roses et violettes, les oiseaux chantent, et vous reprenez d’un coup confiance en vous. Un poids énorme s’envole de vos épaules lorsque vous fermez enfin tous ces onglets sur votre moteur de recherche ou que vous voyez cette pile de vaisselle rayonnante de propreté ; c’est fini.

Etape 6 : Les fausses promesses

Sauf que non, c’est pas fini. Malheureusement pour vous, ça ne sera jamais fini. Alors, vient le moment où vous prenez de nombreuses bonnes résolutions, « La prochaine fois je m’y prendrai en avance »….. Jusqu’à ce que ladite prochaine fois se présente à vous et que la seule solution envisageable, c’est de reprendre à l’étape 1 !

Mais alors, quelles solutions ?

  • On coupe téléphone, Facebook, Instagram, et autres sources potentielles de déconcentration.
  • On se fait un.e ami.e qui est beaucoup plus organisé.e que soi. Si, vous savez, ce.tte fameu.x.se ami.e qui finit ses fiches de lecture une semaine à l’avance ! Iel organisera des sorties BU et vous fera les gros yeux quand vous regarderez des vidéos de chatons sur Youtube au lieu de bosser. Efficacité assurée.
  • Des listes, encore et toujours des listes.
  • On arrête de travailler, d’appeler des gens, de faire la vaisselle, ou de plier son linge. Et hop, comme ça, plus jamais besoin de remettre ces tâches là au lendemain ! Ne me remerciez pas pour ce conseil, c’est tout naturel.

Bien-être

4 plantes faciles d’entretien qui purifient l’air de la maison

Posté par L'Autruche 5 mai 2017 0 commentaire
  1. Le lierre grimpant.
    Elle est celle qui absorbe le mieux méthanal (que l’on trouve dans la fumée de cigarette par exemple). Son entretien est très simple puisque cette plante s’adapte à tous les climats
  2. Le spathiphyllum.
    Aussi appelée Fleur de Lune, cette plante élimine les substances les plus toxiques de la maison (peintures et cigarette par exemple). Quasi increvable, elle saura réclamer de l’eau quand elle en aura besoin (en affaissant ses feuilles).
  3. Le pothos. 
    Aka LA plante pour toutes celles et ceux qui n’ont pas la main verte. Attention cependant, elle n’aime pas trop le soleil.
  4. Le palmier bambou.
    En plus d’apporter une touche d’exotisme à sa déco, cette plante permet d’humidifier l’air.
BeautéBien-être

Quand la parapharmacie se lance dans la vente privée sur internet

Posté par L'Autruche 25 avril 2017 0 commentaire

Si nous connaissons déjà toutes et tous les sites de ventes privées spécialisés dans la mode, la beauté, les voyages, la décoration, etc, je crois n’avoir encore jamais entendu parler de ceux vendant exclusivement des marques de parapharmacie.

Et depuis le 24 avril, c’est-à-dire hier, www.pharmacieprivee.com a ouvert ses portes officiellement !
www.pharmacieprivee.com est donc, comme son nom l’indique, et comme je vous le disais plus haut, un nouvel acteur dans la vente événementielle de produits de parapharmacie.

Le site a été crée par le groupe Pharmance et les produits proposés pendant les ventes parviennent des surstocks et invendus des pharmacies et para du groupe.

Si je n’ai pas encore commandé sur pharamacieprivee, cela ne saurait tarder car les ventes actuellement en ligne sont toutes très avantageuses avec de belles marques.
En ce moment par exemple, il y a : Bioderma, Ducray, Avène, Klorane, Arkopharma, Vichy, Mustela ou encore Nuxe et Uriage pour ne citer qu’eux.

Je ne saurais vous dire ce que vaut la livraison ou le SAV, mais je pense que ça se tente, non ?

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Les 10 choses qui me font déstresser

Posté par L'Autruche 25 avril 2017 0 commentaire

Ou tout du moins qui atténuent certaines de mes angoisses…
Voici donc quelques pistes qui fonctionnent souvent chez moi lorsque mon cerveau va trop loin et que le stress me submerge.

  1. Faire des mots-fléchés (ou tout autre jeux qui demandant concentration et réflexion)
  2. Respirer profondément par le ventre en se focalisant sur toutes les parties de sont corps une à une, en commençant par les pieds et en remontant jusqu’en haut du crâne.
  3. Regarder des vidéos des chatons sur Internet
  4. Visualiser une scène paisible où l’on s’y sent bien (par exemple une plage, la montagne etc)
  5. S’occuper de ses plantes
  6. Écouter de la musique (mais pas des chansons tristes hein 😉 )
  7. Faire du ménage (chacun ses trucs, chez moi ça marche)
  8. Boire une tisane bien chaude (il vaut mieux éviter la théine ou la caféine dans ces moments là)
  9. Regarder les photos de ses dernières vacances tout en essayant de se remémorer les sensations positives vécues pendant celles-ci.
  10. Prendre un bain bien chaud en lisant de la presse futile.

Et vous, quelles sont vos astuces ?

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Pourquoi tes règles sont en retard

Posté par Loupche 9 avril 2017 0 commentaire

« Arrête de stresser parce que tes règles sont en retard, tu vas encore plus les retarder si tu stresses ! »

A toi aussi on te dit ça quand tu commences à t’inquiéter parce que tes règles ont deux jours de retard ? Je vais t’expliquer ici pourquoi c’est complètement faux.

[ndlr : on suppose dans cet article que tu n’as pas un petit embryon qui se balade dans ton utérus]

Le mythe des 28 jours

Déjà, il faut que tu te sortes de la tête que ton cycle menstruel doit absolument durer 28 jours. C’est une moyenne qui a permis d’harmoniser les plaquettes de pilules — entre autres — mais absolument pas la « normalité ». En réalité, ton cycle n’est pas considéré comme anormal à peu près entre 21 et 35 jours, notamment quand il est irrégulier. Donc si ça fait six mois que tes règles ont trois jours de retard, c’est parce que ton cycle dure 31 jours, tout simplement.

Par exemple, le mien dure environ 26 jours ; parfois 25, parfois 30, mais 26 en général. Ça fait depuis que j’ai arrêté la pilule que je ne me fie plus à ce mythe des 28 jours.

Ce qui se passe dans ton utérus

En fait, tu as deux phases dans ton cycle : la première c’est la phase pré-ovulatoire, où l’oestrogène est sécrétée dans ton corps pour permettre à ton ovulation de se déclencher. Pendant les quelques jours avant ton ovulation, tu vas commencer à avoir des pertes (blanches ou transparentes), peut-être à avoir une libido plus forte, et bien d’autres symptômes. Certaines personnes peuvent même avoir des douleurs lors de l’ovulation — par exemple, moi je sens un petit pincement dans le bas-ventre pendant quelques heures le jour de mon ovulation.

Une fois l’ovulation passée, ton cycle va lancer la phase post-ovulatoire : l’oestrogène va baisser tandis que la progestérone va augmenter pour pouvoir s’occuper du petit ovule fécondé — s’il y a. Sacrée machinerie.

Mais quel rapport avec le stress et les règles ?

J’y viens. Il se trouve que si la phase pré-ovulatoire est extrêmement sensible à de nombreuses variables — stress, changement de lieu, évènement traumatique, manque de sommeil, etc. —, la phase post-ovulatoire ne varie que d’un ou deux jours pendant toute ta vie ! Par exemple, ma phase post-ovulatoire dure environ 15 jours. En général, elle dure entre 12 et 16 jours chez toutes les femmes. Par contre, comme je t’ai dit, la phase pré-ovulatoire est très variable. Donc si tes règles sont en retard de plusieurs jours et que tu n’as pas de risque d’être enceinte, remonte à ce qui s’est passé il y a deux semaines dans ta vie : est-ce que tu es partie en week-end entre amis ? Est-ce que tu as un peu trop fait la fête ? Est-ce que tu as eu un examen ou un évènement stressant ? Est-ce que tu t’es fâchée avec quelqu’un ? Tous ces petits moments peuvent avoir retardé ton ovulation, et donc allongé ton cycle en retardant le départ de la progestérone dans ton corps.

Voilà pourquoi stresser de ne pas avoir tes règles ne changera absolument rien à leur arrivée !

J’espère t’avoir appris quelque chose sur ton corps et j’ai hâte de t’en dire plus sur tout ce qui se passe dans ce super chouette utérus !

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Lettre à ma cup

Posté par Ju le Zébu 29 mars 2017 0 commentaire

Suite de la lettre à mes règles.

Salut Cupine,

J’espère que tu es bien installée, au chaud, pas trop à l’étroit.

Je suis bien contente qu’on est fini par se trouver toi et moi. Ce n’était pourtant pas gagné. Il faut dire que j’avais quelques préjugés et tabous à ton égard et de manière générale envers mon corps ! Tu éveillais en moi une once de dégoût. Oui, oui, carrément du dégoût. Une copine racontait qu’il fallait te vider dans les toilettes. A dire vrai, je ne comprenais pas non plus exactement comment tu étais faite. Et puis quelle idée de se faire une petite cup de sang. Beurk. Mais tout ça, c’est du passé. Le vernis de l’ignorance a été gratté !

Vois-tu, avant j’utilisais des tampons medium et mini ainsi que des serviettes ultra absorbantes pour la nuit. Toute une artillerie ! Une sacrée panoplie dans mon sac et après dans la poubelle. A la maison, je ne te raconte pas, les montagnes débordantes de cotons ensanglantés lorsque ma mère, ma sœur et moi avions nos règles en même temps. La chose était assez fréquente, comme si nous nous calions sur les cycles les unes des autres. 

Lorsque j’ai commencé à faire mes courses moi-même, j’ai pris conscience du trou que cela causait dans mon budget aussi. Pourtant, impossible de s’en passer… Et dire que nous sommes prêt de la moitié de la population à en avoir besoin pendant une longue période de notre vie. « Remboursées », qu’elles disaient ! 

Comprends-tu, je suis un peu prude. Parler de mon corps n’est pas évident. Autour de moi c’est une autre histoire. A la fac, mes amies et mon copain parlaient librement de fluides, de sang et de cup mais je m’obstinais à ne rien dire et à acheter mes protections classiques. Cependant, j’écoutais et tu faisais ton petit bout de chemin jusqu’à ma raison. Je lisais des articles féministes et des fanzines « Ragnasses » (très chouette, je te les recommande !). Et il y a eu l’augmentation des cas d’infections liées à l’utilisation de tampons… L’actualité jouait en ta faveur. 

Ma relation avec toi, débuterait bien mieux que celle que j’avais entamé dans la violence avec les tampons. Fichu petit missile de coton ! Je te raconte cette anecdote pour que tu comprennes un premier changement qui s’est opéré dans ma relation à mes règles et mon corps.

Je me rappellerai toujours du premier tampon. Ce fut douloureux mais je n’avais pas le choix. J’avais environ 13 ans et nous passions le weekend  sur le bateau d’eau douce de mon oncle. Nous étions dimanche, isolés de tout commerce. Je m’amusais beaucoup avec mon frère et ma sœur à sauter du ponton, nager et replonger. Et puis, plouf, mes règles débarquent au fond de mon maillot. Fin de la baignade, début des crampes. Ingénue que j’étais alors, je n’avais pas prévu de protections hygiéniques d’urgence. Alors, vite, vite, je demande à ma mère mais elle n’avait que des tampons énormes ! Vraiment énormes ! Je ne savais pas comment ils allaient bien pouvoir entrer… Marcher devenait désagréable et rester assise aussi. J’avais comme un bouchon entre les jambes. C’était sec et ça frottait mes muqueuses… Je ne sais plus exactement comment étaient mes flux à cette époque mais sûrement pas assez importants pour un gros tampon, d’où l’irritation. Il était probablement mal mis en plus. 

Par la suite, j’ai essayé avec des plus petits. C’était quand même drôlement plus pratique que les serviettes. Ça ne sentait ni le sang ni le parfum synthétique des serviettes et permettait d’être tranquille plusieurs heures d’affilées. Comme avec toi. C’était aussi une première approche de l’intérieur de mon vagin en glissant le tampon. Certes, on garde un peu ses distances : pour l’enlever il y a la cordelette. Ce n’est pas la peine de mettre les doigts dedans comme avec toi. Mais tout de même, on risque de se mettre un peu de sang sur les doigts ! Les mains dans le cambouis quoi !

Et puis, à la rentrée, je t’ai commandé sur l’internet. Honnêtement, j’étais un peu perdue : taille, embout, couleurs et paillettes ! On se serait cru dans un magasin de prêt-à-porter. J’ai demandé conseil à une amie, j’ai lu des articles et je t’ai choisie. Taille S, violette, embout rond. Une fois, déballée, je t‘ai observé. Tu étais rigolote. Toute en silicone naturel de je ne sais plus quoi. Je me suis demandé comment tu allais t‘installer pendant mes prochaines règles. Envahissante ? Discrète et timide ?

Alors que je partais en voyage (te rappelles-tu?), mes règles ont commencé. Il aurait été plus rassurant d’être à la maison pour débuter notre collaboration. Les toilettes du restaurant, de l’aéroport, de l’auberge de jeunesse… Toutes me semblaient un peu hostiles ! J’ai cru à une ou deux reprises que tu étais coincée, que je ne pourrais plus t‘enlever, qu’il faudrait aller aux urgences et expliquer en allemand que j’avais une cup coincée. Heureusement, il n’en était rien. J’étais assez curieuse de te voir te remplir. C’était la première fois que je voyais mon sang menstruel concentré sous cette forme liquide. J’en observais la texture sous un nouvel angle mais aussi la quantité, chose difficile avec un tampon. C’était assez drôle de le verser dans la cuvette : « Buvez, ceci est mon sang ! ». Je commencerais presque à avoir de l’humour concernant mes fluides ! Et puis, il n’y a pas à dire, il est assez commode de te vider dans les toilettes. Emballer, emmailloter, serviettes et tampons afin d’éviter la vue du sang au prochain utilitaire de la poubelle est assez ennuyant. Comme s’il s’agissait des preuves d’un crime !

Te mettre en place n’est pas bien compliqué. Je te plis en deux. Tu formes alors un « C » et je te glisse comme les tampons mais plus loin. Lorsque tu es au fond je te lâche et si tout va bien tu te déploies et l’effet ventouse empêche les fuites.

Mais parfois, tu me fais de mauvaises blagues. Tiens, il y a deux jours par exemple. Chouette mes règles arrivent ! Je suis allée te chercher pour te stériliser et puis hop au boulot ! Je ne sais pas si tu faisais la tête mais pendant deux jours tu n’as pas voulu assurer l’étanchéité de mes pauvres culottes… C’est probablement parce que je t‘avais mal mise mais quand même ! Quatre culotte souillées ! Je sentais que ce n’étais pas tout à fait comme il fallait… Un autre tour que tu aimes me jouer, c’est refuser de sortir. Frileuse ! Tu glisses un peu plus au fond et je galère. J’attends un peu et quelque chose se détend. Et là, je te pince et te retire. Heureusement, on s’entend plutôt bien de manière générale.

Chez mes parents, notre relations fait émettre quelques critiques et jugements infondés. Ma mère, d’ordinaire si tolérante (à l’image de ses Pays-Bas natals) m’a dit trouver ça « un peu gloomy ». Et lorsque j’ai voulu te stériliser l’autre jour, elle ne voulait pas que j’utilise les casseroles avec lesquels on cuisine ! Pas hygiénique apparemment. Je lui ai pourtant dit que je te nettoyais, qu’il s’agissait juste de t‘ébouillanter cinq minutes (et puis à 100°C, il ne reste pas grand chose de vivant ou sale dans une casserole, mais bon). Résultat, nous avons obtenu une casserole de la honte qui doit être rangée dans ma chambre. Ce ne doit pas être facile pour ma mama de changer les habitudes en matière de menstruations. En plus, elle entame la ménopause qui est une autre paire de manches. Pourtant, le fait que je t‘achète a dû la faire un peu réfléchir ou au moins te considérer comme une option. L’autre jour, elle me montrait sur son téléphone une vidéo publicitaire humoristique pour une marque de coupe menstruelle (et oui, vous autres commencez à avoir un peu la cote). Mon père, lui, semblait plus ouvert et lorsque je lui ai dit ton prix, il a répondu : « Le calcul est vite fait ! ».

Vite fait, vite fait… Oui mais j’ai mis du temps avant de me décider et vu la longueur des rayons de protections hygiéniques classiques, il y en a beaucoup qui ne vont pas se la poser tout de suite la question. Quand penses-tu que tes congénères vont prendre une place dans les rayons ? Je ne t’ai vu que sur l’internet et les Biocoop… 

Bon il temps d’aller m’habiller et de te vider.

A tout de suite,

Julia.

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Lettre à mes règles

Posté par Ju le Zébu 27 mars 2017 1 Commentaire

Lettre à mes règles. Le cycle hormonal est la plus belle horloge qui soit mais c’est un mécanisme bien délicat. Je ne parle ici que de ma propre expérience. Chaque cycle est unique. Je pense qu’il existe cependant des situations partagées par toutes. L’absence de nos menstruations par exemple. Leur retard peut être causé par une multitude de choses qui s’expliquent plus ou moins facilement. Il y a quelques mois, je me suis trouvée dans une situation semblable. L’angoisse. J’ai alors écrit la lettre qui suit :

Chères vous,

Vous me manquez. Voilà deux mois que nous ne nous sommes pas vus. J’ai peur que vous m’évitiez.

Je le sais : je ne suis pas facile à vivre. Je me prends la tête pour peu. Je suis une boule de stress. Tout cela produit des hormones angoissées qui ont de quoi vous effrayer…

Je suis désolée. J’essaye de me détendre. D’être un peu dans l’instant sans me perdre dans d’incontrôlables projections. Mais parfois, je craque et je me fais péter une petite crise de stress. C’est plus fort que moi. J’y travaille. Ce n’est pas évident de se défaire d’un comportement.

Je me suis mise à faire (presque régulièrement, oui, oui) un peu de course à pieds (avec de vraies baskets, un jogging et tout le tralala). Ça ne vous botte pas ?

Je vous attends patiemment. Comprenez-vous qu’à mes yeux vous êtes un peu le signe du bon déroulement corporel ? Que l’horloge de mon corps marque au rythme de vos cycles le temps qui passe comme il faut ? Que tout tourne rond ? Bien sûr, lorsque vous êtes là, je ne suis pas toujours contente. Le premier jour, j’ai souvent un mal de chien. J’ai l’impression qu’une main démoniaque m’arrache avec ses ongles le bas du ventre. Mes jambes sont lourdes. J’ai faim tout le temps. Et vous me donnez envie de pleurer pour tout et rien. Le moindre block buster réussirait à me mettre en larmes. Imaginez un peu l’effet des réclames de WWF ou Action contre la Faim ? Si je ne gardais pas un peu le contrôle je me ruinerais en dons ! Ou en aliments gras. Encore heureux que cela ne dure qu’un ou deux jours. Nous cohabitons plutôt bien vous et moi. Comparée à certaines je suis même plutôt gâtée. D’ailleurs, vous ne me faites pas le coup des crampes à chaque début de cycle. Parfois, vous venez et tout coule. Cool.

Je vous attends. Et cela ajoute encore un peu de pression… J’en ai juste assez des pertes blanches qui me font des feintes régulièrement. Je fonce aux toilettes, ravie de vous revoir tâcher mes dessous, et non, vous n’êtes pas là. Quelle déception ! Ces pertes blanches et collantes sont un triste lot de consolation et elles me donnent l’impression d’être de nouveau à l’ère du collège, l’ère « pré-règles » indécise et floue. Bien sûr ces cousines pâles ont un rôle dans le cycle elles aussi. Mais en votre grande absence, je ne suis plus bien sûre de ce qu’elles signifient : ovulation ? Symptôme pré-menstruel ? Allez … un bon flot de sang !

J’ai eu peur d’être tombée enceinte aussi. Imaginez-vous un peu le stress que cela représente ? (et bien oui, pas de règles = ?). A deux reprises, j’ai fait un test. Cela ne me plaît pas beaucoup. Uriner sur ce drôle de bâtonnet n’est pas bien confortable. Heureusement, il n’en était rien. Pas de fœtus à bord. Pas de besoin de stresser pour ça !

Est-ce que vous me faites la tête ? Je vous attends. J’ai acheté une chouette petite cup violette. Elle vous attend également.

J’essaye d’être à l’écoute de mon corps. Pas trop, il ne faudrait pas ajouter encore un peu de pression. Parfois, j’ai vraiment l’impression que vous allez vous pointer. Mal au ventre, poitrine gonflée, hyper-sensibilité… Je vous connais un peu tout de même depuis le temps… Vous rappelez-vous de nos débuts ? A chaque fois vous me surpreniez. Combien de culottes rougies ? Vous me mettiez un peu en colère. Vous me bloquiez pendant plusieurs jours, vous me faisiez mal. Je ne comprenais pas bien votre utilité, votre raison d’être. Je vous trouvais un peu sales en plus. Je me sentais souillée. C’était le temps de m’habituer,  de connaître vos petites subtilités et d’apprécier ce que vous m’appreniez sur moi-même.

Bon je commence à avoir faim. J’ai une de ces dalles en ce moment ! Y seriez-vous pour quelque chose ? Je vais aller cuisiner ( une poêlé de patates douces et poireaux à la crème coco et curry, ça ne vous tente pas ?).

Bons baisers et à bientôt,

Julia.

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5 conseils pour manger moins de gluten

Posté par Loupche 21 mars 2017 0 commentaire

Oui oui, je sais, le sans-gluten c’est un effet de mode, c’est idiot, on a toujours mangé du blé dans notre civilisation et blablabla. IL N’EMPÊCHE qu’on en mange beaucoup, mais genre VRAIMENT beaucoup. Pain, gâteaux, sauces, pâtes, céréales… Au cours de notre journée, on finit par ingérer une quantité astronomique de gluten, au vu de nos habitudes alimentaires.

Pourquoi réduire ? Même si très peu de gens sont réellement intolérants au gluten, réduire sa part dans ton alimentation augmentera nécessairement ton bien-être. Entre bien d’autres choses, cela soulage les douleurs articulaires (demande à ma maman), réduit les maux de ventre et favorise la digestion. Alors je te présente 5 conseils très simples pour réduire ta consommation de gluten !

1. Savoir où se cache le gluten

Déjà, le blé n’est pas la seule céréale à contenir du gluten. Il y a aussi l’orge, le seigle, l’épeautre, le malt, le kamut et l’avoine. Pas étonnant qu’on en trouve un peu partout ! Pas que dans tes pâtes au pesto, ta baguette et tes gâteaux au chocolat, mais aussi dans la semoule, les céréales du matin, la bière, la vodka et même la sauce soja. Conclusion : éliminer le gluten, c’est quasiment impossible. Mais on peut réduire la quantité qu’on ingère en réduisant la portion de ces aliments dans notre régime alimentaire.

2. Chercher le logo sans-gluten

L’avantage avec cette mode du « gluten-free », c’est qu’il est beaucoup plus facile de trouver des aliments certifiés sans gluten ! Il suffit de chercher le logo. Dans tous les magasins, tu trouveras un rayon de pâtes, gâteaux et autres bonnes choses sans-gluten. Bien sûr, c’est un peu plus cher que les aliments contenant du gluten, donc à toi de sélectionner et voir comment tu réduis ta consommation. 

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3. Remplacer le pain

Eh oui… C’est un gros sacrifice pour nous, pauvres Français qui tenons à notre baguette quotidienne… Mais ça en vaut la peine ! Ou, au moins, ne pas en manger une par jour, tu vois. Et puis il y a plein de solutions. Il existe de plus en plus de pains sans gluten absolument délicieux dans les boulangeries. Si tu veux des options plus abordables et très diverses, tu peux aussi manger des cracottes sans gluten ou des galettes de riz ou de maïs (juste, essaie, fais-moi confiance).

4. Remplacer la farine de blé

Farine de maïs, de riz, de coco (ma préférée <3), de millet… Il en existe vraiment des tonnes ! Tu les trouveras plutôt dans des magasins bios, et elles te permettront de remplacer la farine classique pour tous tes petits plats et pâtisseries. Sinon, il existe aussi des pâtes à tarte sans gluten déjà préparées qui sont délicieuses.

5. Préparer ton déjeuner à l’avance pour ne pas finir à la boulangerie

La boulangerie, c’est le temple du gluten. Sandwichs, croissants, petits pains, parts de tartes, croque-monsieurs, quiches… Impossible de sortir d’une boulangerie sans une dose de gluten monumentale ! Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose hein. Mais s’y acheter son déjeuner tous les midis, ça peut faire mal au ventre — et au porte-monnaie. Alors prends quelques minutes le matin ou la veille pour te préparer un bon déjeuner. Une salade de riz ou de lentilles, une part de tarte ou des pâtes sans-gluten, tu peux faire plein de chouettes combinaisons ! Ma préférée du moment : du riz, des lentilles, des brocolis encore un peu croquants, du maïs, des radis coupés en tranches et des petits morceaux de fromage de chèvre. Ah ça y est je salive.