Dans la catégorie

Séries

CultureSériesTests

Test – Love ou Lovesick, quelle série choisir ?

Posté par Loupche 10 avril 2018 0 commentaire

Les deux séries Netflix ont sorti leur troisième saison début 2018. Love et Lovesick sont deux séries qui traitent du même thème (ndlr : l’amour, au cas où t’aurais pas compris), mais de deux manières complètement différentes. Tu ne connais pas ces deux séries, ton coeur balance, tu aimerais en commencer une mais tu ne sais pas laquelle ? Ce questionnaire est pour toi !

Tu penses que la vie c’est :
Une succession d’épreuves, c’est difficile, mais tout prend sens finalement.
A
Une succession de moments gênants et on essaie de se dépatouiller avec tout ça et c’est pas forcément facile.
B
Quel lieu choisir ?
Los Angeles baby, forever and always !
B
Moi c’est l’Angleterre, la verdure, les bus à étages rouges et tout le tintouin.
A
Les personnages, tu les veux :
Attachants, adorables, tu voudrais les croquer.
A
Attachiants, ils sont saoûlants mais tu adores leurs défauts.
B
Est-ce que les héro.ïne.s doivent être sexys ?
Oui, oui, oui et oui.
A
Euh c’est pas du tout important le physique, l’important c’est ce qu’il y a à l’intérieur.
B
Dans une série, tu cherches :
La définition d’une série c’est que c’est pas la vraie vie, je veux de l’édulcoré, tout se résout, la vie est belle.
A
Du réalisme, faut qu’il y ait des galères insolvables, des situations reloues du quotidien, on veut du vrai.
B
L’ambiance tu la veux :
Positive, les séries c’est pour dédramatiser, faut du peps et de la joie !
A
Comme la vie, des montagnes russes, et la niaiserie non merci.
B
3 saisons, c’est :
Grandement assez, j’ai un travail moi !
B
Pas du tout assez, plus, plus, toujours plus !
A

 

Tu as une majorité de A :

Lovesick !
Tu veux de la positive attitude, des personnages attachants et sexys, fonce regarder Lovesick ! C’est l’histoire de Dylan, britannique de la tête aux pieds, qui apprend qu’il a les chlamydiae et doit retrouver toutes les filles avec qui il a couché pour les prévenir. Dans cette aventure, il est accompagné de son meilleur ami Luke et de sa meilleure amie Evie. Plein de sentiments se mélangent à tout ça, et c’est super chouette.

Tu as une majorité de B :

Love !
Les réalisateurs eux-mêmes disent de leur série que c’est une « comédie romantique dysfonctionnelle ». Ça marche pas comme sur des roulettes, Mickey et Gus galèrent à se trouver et à s’aimer au rythme des sorties à Los Angeles et de leurs vies professionnelles particulièrement intéressantes.

 

CultureSéries

4 séries pour se remettre de la fin de Friends

Posté par MaryCherryTree 23 mars 2018 0 commentaire

Il y a 14 ans, l’humanité a vécu un drame terrible. Notre bien aimée Friends, vieille compagne toujours prête à améliorer votre journée avec ses 25 minutes de pur bonheur, ne fut plus des nôtres. Après 10 saisons, 240 épisodes et 5280 minutes, Ross, Rachel, Monica, Phoebe, Joey et Chandler qui étaient devenu.e.s vos meilleur.e.s ami.e.s, viennent soudainement de disparaître. Vous vous trouvez désespérément orphelin.e de série de ce format-là, et qui vous mettra un peu de baume au cœur ? Pas de panique ! Suivez-moi et tout ira bien.

 

  • La plus générationnelle : Girls

Ecrite, crée, et jouée en grande partie par la fabuleuse Lena Dunham, Girls est un portrait de notre génération. A travers 6 saisons, et seulement 64 épisodes de 20 minutes, on suit l’épopée de Anna à travers une grande épreuve : l’entrée dans l’âge adulte. Ami.e.s étudiant.e.s, jeunes adultes : cette série est pour vous ! Tout le monde entre 18 et 25 ans peut s’y reconnaître. C’est très drôle, plutôt tendre, et, petit plus,  Lena Dunham est connue pour son féminisme militant qui transparaît dans ses dialogues. L’ambiance un peu décalée ravira les cinéphiles parmi vous.

 

  • La plus décalée : Love

Envie de rire un bon coup ? De vous moquer des comédies romantiques toutes mielleuses toutes niaises ? Love est faite pour vous ! Ce petit bébé choyé de Netflix (qui a accepté de faire trois saisons alors que le taux de visionnage ne les a absolument pas rentabilisées) vient juste de se terminer. On y suit l’histoire d’amour/d’amitié plutôt bancale entre Gus et Mickey, deux trentenaires paumés à Los Angeles, qui se rencontrent par hasard un matin dans un supermarché. Leurs deux points communs ? Ils viennent de se faire larguer, et possèdent le même tapis. Je vous laisse découvrir la suite ! Avec son humour complètement décalé et ses personnages très attachants, Love a a vraiment été une de mes séries coup de cœur.

 

  • La plus culte : Freaks and Geeks

Une série que vous connaissez évidemment sur le bout des doigts car vous avez lu mon article à son sujet. Petite précision : Freaks and Geeks, Love, et Girls ont toutes les trois été co-produites par Judd Appatow ; un bon gars !

  • La plus fun: Girlboss

Basée sur le best-seller de Sophia Amoruso, Girlboss est une série parfaite pour un moment de détente intellectuelle. Pas besoin de réfléchir pour passer un bon moment devant ! Suivez les déboires de Sophia, jeune femme qui ne supporte pas de suivre les règles de la société et qui passe de job pourri en job pourri ; passionnée par les vêtements, elle décide de lancer son propre site de fripes… Et ça marche très bien. Avec son rythme effréné, ses répliques cinglantes, et sa jolie B.O, Girlboss fait beaucoup de bien au moral !

 

Evidemment, il y a aussi The Big Bang Theory et How I met Your Mother. Mais ces séries laissent à désirer, autant en terme d’originalité que de qualité… Il vaut mieux se tourner vers des créations plus authentiques et réellement drôle !

CultureSéries

5 raisons de regarder Lovesick

Posté par Loupche 14 mars 2018 0 commentaire

Netflix a sorti en janvier 2018 la troisième saison de Lovesick. Moi j’adore, je ris et je pleure, je suis une fan incontestée. Ce n’est pas la meilleure série de tous les temps, mais c’est une excellente série feelgood pour accepter tes émotions et te sentir moins seul.e face aux galères amoureuses. En gros, ça te rappelle que l’amour, c’est pas simple, mais c’est pas grave.

De quoi ça parle ?

Bah d’amour. C’est l’histoire de Dylan, coeur d’artichaut « qui tombe amoureux deux fois par semaine » qui apprend qu’il a les chlamydiae et doit retrouver toutes les filles avec qui il a couché pour les prévenir. Avec lui sur ce chemin, on retrouve son meilleur ami Luke, sa meilleure amie Evie, mais aussi Angus et bien d’autres personnages absolutely lovely.

De vraies émotions

Je ne saurais pas comment dire ça autrement : c’est pas une série romantique où rien ne se passe comme dans la vraie vie. C’est en fait assez réaliste, les personnages galèrent, ils ne savent pas où ils en sont, qu’est-ce qu’ils ressentent. C’est jamais totalement dramatique, comme quand on se confie à des potes, il y aura toujours quelqu’un pour faire une blague pour alléger l’atmosphère. En gros, on peut s’identifier à leurs galères, et c’est super chouette.

Féministe et gayfriendly

Même si c’est une série centrée sur l’hétérosexualité, les différents personnages secondaires ont des sexualités variées. Par ailleurs, des petites touches ici et là nous montrent que les stéréotypes genrés ne sont pas les bienvenus dans cette série. C’est pas révolutionnaire, mais c’est un bon début.

Des épisodes de 25 min

Pour moi c’est un gros plus. Trois saisons de huit épisodes chacune, chaque épisode ne dure que 25 minutes. Ça veut dire que je n’ai pas besoin d’investir trop de temps (en comparaison avec d’autres séries) et que c’est facile de trouver 25 minutes dans une journée pour regarder un épisode…ou deux…ou dix.

So British

Si je te dis humour British, tu réponds oui ou non ? Si tu réponds oui, cette série est carrément pour toi. Non seulement ça se passe en Angleterre, mais en plus c’est rempli d’humour anglais bien assaisonné, yummy yummy. Des conversations absurdes aux blagues marmonnées quand personne n’entend, il y a tout ce qu’il te faut.

Des personnages attachants

Cela rejoint mon premier point : ça pourrait être nos ami.e.s. On aimerait faire un câlin à Dylan (puis lui mettre un coup de pied au cul), déconner avec Luke (puis lui expliquer comment marche l’amour) et boire une bière avec Evie (et attendre de voir si elle va enfin se confier à nous). Bref, des personnages réalistes, complexes, qui sont bien plus que des supports narratifs.

CultureSéries

This is Us, les larmes qui font du bien

Posté par MaryCherryTree 4 mars 2018 0 commentaire

Si vous suivez l’actualité télévisuelle, vous avez sûrement déjà entendu parler de This is Us. La nouvelle série de NBC fait beaucoup parler d’elle, et pour cause : c’est de la très bonne télé.

Je ne vais pas vous résumer le pitch de la série et, si vous ne savez pas du tout de quoi elle parle, je vous conseille de ne lire aucun synopsis en ligne : cela vous ruinerait sûrement quelques retournements de situations dans les premiers épisodes qui sont vraiment trop bons pour être ratés (c’est d’ailleurs pour cela que vous ne trouverez pas de bande annonce dans cette article, elle sont beaucoup trop révélatrices!). Je peux simplement vous dire qu’il s’agit d’un portrait de plusieurs personnages : Kate, Randall, Kevin, Jack, et Rebecca. A travers les épisodes on suit les vies respectives de chacun de ces personnages. Au fur et à mesure  (le quinzième épisode de la saison 2 est sorti ce mardi), on apprend à non seulement apprécier les personnages, mais surtout à les aimer. Et c’est là la grande force de This is Us : ses protagonistes sont tellement humains, qu’on ne peut s’empêcher de profondément s’attacher à eux. Le casting est au top (les acteurs sont peu connus d’une façon générale, mais très bons) ce qui donne l’impression que les personnages ont été créés pour et par les acteurs, et non l’inverse !

Dans cette grande fresque d’individus, une profonde humanité sous-tend l’ensemble de la série. D’abord parce que les questions centrales de l’intrigue sont : la vie et la mort. Ca a l’air un peu bateau dit comme ça, mais il est très rare de voir ces sujets traités de manière aussi humaine à la télé (le seul autre exemple me venant à l’esprit est la magnifique Six Feet Under). Et, je vous préviens : vos glandes lacrymales vont souffrir ! Car on pleure sans arrêt devant This is Us : de tristesse, de joie, d’émotion parce que ce que le personnage est en train de vivre vous rappelle quelque chose que vous avez connu vous aussi…

Mais c’est cette arme émotionnelle aiguisée qui fait également la grande faiblesse de la série. Car, à force de trop tirer sur la corde sensible… On finit par la rompre. Et c’est exactement ce qu’il se passe parfois : à faire des numéros d’équilibriste sur le fil du pathos, le scénario dégringole parfois dans une caricature de lui-même : dialogues forcés, péripéties trop tire-larmes…. Heureusement que le niveau des épisodes remonte bien vite ensuite !

Cependant, après 34 épisodes, le scénario commence à s’essouffler. Espérons que les créateurs sauront arrêter la machine avant qu’elle ne s’emballe et devienne plate !

En bref : This is Us est une super série si vous avez besoin d’un bon moment de catharsis et de télé qui ne prend pas trop la tête. Si vous ne supportez pas les nunucheries ou de pleurer devant votre écran, passez votre chemin !

CultureSéries

Dirk Gently, détective holistique

Posté par Ju le Zébu 2 mars 2018 1 Commentaire

Le terme de « détective » est assez parlant : une personne menant des enquêtes, résolvant des énigmes. Mais vous avez dit « holistique » ? Nom d’un chien, qu’est-ce que cela signifie ?

Dirk Gently est détective et son but est de résoudre des affaires. La manière dont elles se présentent à lui et dont il les mène est cependant peu commune : notre détective croit en effet à une philosophie, en apparence un peu mystique, selon laquelle tout, absolument tout est lié dans l’univers. Les enquêtes se présentent donc naturellement à lui (sans que personne ne le mandate expressément). Il se laisse ensuite guider par son flair (un peu désopilant) et tous les événements (rencontres, accidents…) ou éléments (accessoires, signes…), d’une manière ou d’une autre sont liés à l’enquête et son dénouement. Les aventures de Dirk Gently ont dans un premier temps l’air tout à fait absurde et sont donc bien poilantes. Cependant, à la fin, tous les éléments trouvent une place logique.

La série réalisée par Max Landis (diffusée pour la première fois en 2016 aux États-Unis) est inspirée des romans de Douglas Adams. Chaque saison met en scène une seule et unique enquête. La technique holistique prend un peu plus de temps à décrire, et heureusement, car cela fait encore plus de Dirk Gently ! Ce format me semble plus intéressant aussi parce qu’il permet de mieux cerner les personnalités des personnages, d’apprécier l’ampleur de l’énigme et de garder un œil sur ce qui semble être des détails, souvent décisifs par la suite.

Dans la première saison, quelque part aux États-Unis, Todd (Elijah Wood), jeune homme que l’on pourrait aisément qualifié de looser, travaille comme groom dans un hôtel. Il est le premier témoin d’une scène de crime monstrueuse et étrange. Il panique et devient le suspect n°1. C’est alors qu’il rencontre Dirk Gently (Samuel Barnett), un excentrique Anglais aux vestes de cuir colorées, qui s’incruste littéralement dans son morne quotidien. Dépendant de lui pour prouver son innocence, d’abord sceptique, il va être initié aux pouvoirs de l’holistique et devenir, le temps de cette enquête, l’assistant de ce détective déganté.

Avis aux amateurs d’absurde, de mystique et d’énigme ! Voici une série complètement folle mais tellement bien ficelée qu’on rentre tout entier dedans. Savant mélange de fantastique, d’action et d’humour.

Entre nous, on finit (pour ma part en tout cas) à voir un peu d’holistique dans notre quotidien et c’est assez rassurant de se dire que tout, absolument tout, trouve une place 😉

Saison 1 et 2 disponibles sur Netflix

ActualitésArts et LittératureCultureHumeursMusiqueRecettes végétalesSéries

Survivre à l’hiver: Un livre, un album, une série, une recette

Posté par MaryCherryTree 29 janvier 2018 0 commentaire

Ah ! Quelle période bien morne que celle que nous sommes en train de subir ! L’allégresse de Noël est loin derrière nous, faisant place à la grisaille du mois de janvier. Bien que l’on ne cesse de nous répéter que les jours sont de plus en plus longs depuis fin décembre, il n’empêche que lorsqu’on se lève pour aller bosser il fait nuit et quand on rentre ben… Il fait nuit (ou, pire, il fait nuit et il pleut). Berthine est là pour vous aider à survivre, allez vous êtes prêt.e.s ? C’est parti !

Un livre : Voyage en Sibérie de Sylvain Tesson

Dans cet élégant roman, Sylvain Tesson nous fait part de son périple en Sibérie, au bord du lac Baïkal, à cinq jours de marche du premier village. Superbement écrit, ce texte respire la poésie et la simplicité. Sans jamais s’égarer dans des considérations idéalistes du périple polaire à la Into The Wild, Tesson donne envie de voyager, de découvrir, et de respirer ; certains paysages sont si bien décrits, qu’on se croirait au milieu d’une scintillante neige poudreuse ou au bord d’un lac gelé ! Un très beau libre qui mérite d’être découvert emmitouflé.e.s dans un plaid chaud, une tasse de thé vert au citron brûlante à la main. Souvenez-vous que l’hiver à de belles choses à vous proposer, lui aussi.

 L’homme libre possède le temps. L’homme qui maîtrise l’espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne sait même plus qu’il est là. Je suis libre parce que mes jours le sont.

S. Tesson, Dans les forêts de Sibérie

Un album : The Life Pursuit , Belle and Sebastian

A la recherche d’un album qui donne la pêche, tout en restant réconfortant ? Ne cherchez pas plus loin ! L’excellent The Life Pursuit, du groupe indie pop anglo-saxon Belle and Sebastian offre des titres lumineux qui ne manqueront pas de vous mettre le sourire aux lèvres et d’apporter un peu de soleil en cette saison si grise ; notez la poésie décalée des paroles qui donne beaucoup de charme aux chansons.

 

Une série: The End of the F*cking World

La série The end of the f*cking world de Netflix, véritable pépite disponible depuis fin décembre 2017, est un très bon remède à la mélancolie hivernale. Elle est populaire dans le milieu des sériephiles et gagne également du terrain chez le grand public, et c’est mérité ! On suit l’histoire de James et Alyssa, deux ados anglais pas comme les autres : en effet, James est un psychopathe qui rêve de tuer Alyssa, et Alyssa est une ado rebelle qui dit « fuck » dans chaque phrase. Ce duo improbable va s’embarquer dans un road trip pour fuir leurs familles et vies respectives…Avec son humour noir complètement déjanté, ses personnages tout de même attachants et sa chouette B.O, The End of the F*cking World est de plus en plus incontournable

Une recette: parmentier de lentilles et de patates douces

En hiver, votre corps a besoin de trois choses : de chaleur, de réconfort, et de plats consistants pour supporter le froid et l’air sec. Une seule solution : non pas la manifestation, mais le parmentier lentilles-patates douces!

Pour 6 personnes, il vous faudra :

5 grosses patates douces

350g de lentilles

Une échalote

De la crème (fraîche ou une crème végétale neutre, comme celle de soja)

Un bouillon de légume

Du gingembre (facultatif)

Préparation :

Mettre les lentilles à cuire dans le bouillon de légume. Pendant ce temps, détaillez les patates douces en petits cubes et faites les revenir à feu vif dans une poêle ; salez, poivrez, et si vous êtes comme moi et aimez les plats bien épicés vous pouvez rajouter du gingembre.

Une fois les cubes bien dorés, versez les dans une casserole et recouvrez les d’eau ; laissez cuire le tout jusqu’à ce que les patates douces soient aussi tendres que du beurre.

Puis égouttez les, et écrasez-les à la fourchette avec la crème.

Une fois les lentilles cuites égouttez les et faites-les revenir avec de l’échalote à la poêle (astuce : vous pouvez utiliser la même poêle que celle ayant servi pour les patates douces ! Moins de vaisselle et plus d’économie de place)

Dans un plat à gratin, faites une couche de purée de patate douce, puis une couche de lentille, puis une couche de patates douces etc ; il est préférable de terminer par la patate douce, car comme ça vous pourrez gratiner le dessus avec un peu d’emmental, de parmesan, ou de levure maltée.

Enfourner pour 15 minutes à 180 degrés. C’est prêt ! A table ! (N.B c’est absolument délicieux accompagné d’une salade de mâche-noix-betteraves).

Alors, finalement, l’hiver c’est pas si mal non ?
CultureFéminismeIdéesSéries

« Godless », une série western féministe?

Posté par MaryCherryTree 22 décembre 2017 0 commentaire

 

La nouvelle série Netflix, Godless, est sortie en novembre 2017 et fut créée par Scott Frank, ainsi que co-produite par Steven Soderbergh (l’homme derrière la trilogie des Ocean’s, ou encore Erin Brokovich). On y retrouve quelques têtes connues, notamment Michelle Dockery (la Lady Mary de Downton Abbey) ou encore Thomas Brodie-Sangster (surtout connu pour le rôle du petit garçon Sam de Love Actually).

On suit deux histoires : celle du hors-la-loi Roy Goode, poursuivi par son ancien acolyte Frank Griffin, véritable psychopathe effrayant à la morale douteuse. De l’autre, il y a la petite bourgade de La Belle, habitée quasi-entièrement de femmes, après qu’un coup de grisou a emporté tous les hommes qui travaillaient dans la mine voisine à ce moment-là. Lorsque Roy Goode est hébergé par Alice Fletcher (remarquablement interprétée par une Michelle Dockery bien éloignée du thé et des crumpets de Downton Abbey), le destin de La Belle devient irréversiblement lié à celui du bandit…

Certain.e.s ont avancé que Godless présentait un renouveau du Western, mais il n’en est rien ; bandit au grand cœur, méchant assoiffé de sang, shérif vieillissant, amours interdits, duel de revolver… Tous les éléments du western classique sont réunis. Ce qui fait la spécificité de Godless, c’est son format de mini-série très efficace (7 épisodes de 1h15 en tout), et son éventail de personnages féminins réussis. Plus question de cantonner les femmes à leurs traditionnels rôles de mères et épouses : elles sont féroces, riches (d’ailleurs, la femme la plus riche et la plus influente de La Belle n’est autre…que la prostituée !), puissantes ; elles sont vraies, tout simplement.

Les moments « girlpower » de cette série sont multiples ; je vous assure qu’il n’y a pas grand-chose pour une féministe de plus jouissif, et malheureusement de plus étonnant, que de voir des femmes tirer à la carabine ! Cependant, il est important de tempérer le « féminisme » de la série, car beaucoup de scènes sont empreintes du white male saviour complex (cette tendance agaçante des médias à toujours faire sauver des victimes féminines en détresse par des hommes cis blancs hétéros héroïques, surtout lorsqu’elles sont en train de se faire agresser sexuellement), et bien que les femmes y tiennent un rôle central, le scénario est basé sur les personnages masculins.

En somme, Godless est très réussie : la photographie est superbe, les personnages très attachants. La lenteur de certains plans parvient à capturer le paysage vertigineux du Grand Ouest américain, véritable désert montagneux où la cruauté semble régner ; comme son nom l’indique, Godless est l’histoire d’un territoire où il n’y a pas de Dieu, comme s’il avait décidé de laisser de côté cette terre sauvage. Amateur.rice.s de westerns, cette série est, avec la merveilleuse Deadwood (HBO), la meilleure série du genre. Elle a ses défauts, comme un scénario trop prévisible ou une poésie trop forcée, mais nous plonge totalement dans le bain du Grand Ouest Américain !

Le petit plus : Une BO touchante et une histoire d’amour homosexuelle très réussie.

Le petit moins : La série est trop gore, surtout ses premiers épisodes. Bien que je sois la première à dire que la violence peut parfois servir à l’intrigue, il y a une limite, surtout lorsqu’il s’agit de violences sexuelles (omniprésentes ici). Donc attention à vous si vous êtes sensibles au sang, à la souffrance, et aux violences sexuelles à l’écran.

CultureSéries

Anne with an E : parce qu’avec un E, cela fait plus distingué !

Posté par Ju le Zébu 14 novembre 2017 0 commentaire

Moira Walley-Becket (Prison Break) reprend un classique de la littérature canadienne Anne of Green Gables, de L.M. Montgomery (1908). Cette série dramatique est l’occasion de découvrir  la cote un peu plus douce de l’Est canadien (mais non moins majestueuse) et le portrait d’une famille atypique d’une grande sensibilité.

L’intrigue se déroule au début du Xxeme siècle, sur l’île du prince Edouard, sur la côte est du Canada. Anne, une orpheline de 13 ans, arrive chez Matthew et Marilla Cuthbert, frère et sœur célibataires, propriétaires d’une ferme isolée. Les Cuthbert attendaient un garçon pour aider à la ferme (ils sont tous les deux un peu vieillissants) et se retrouvent avec cette jeune fille rousse, un peu maigrichonne, à la langue bien pendue qui cite Jane Eyre et invente un milliard d’histoires merveilleuses. Une fille leur serait a priori d’aucune utilité et Anne doit repartir le lendemain. L’enfant, malgré son flot presque ininterrompu de paroles et ses manières un peu fantasques, est attachante et surtout courageuse. Son retour à l’orphelinat n’est pas si certain…

Anne et Marilla Cuthbert

Anne est un peu aux Canadiens ce que Laura Ingalls est aux Américains ou Fifi Brindacier aux Suédois. L’œuvre a été adaptée un certains nombres de fois, au petit écran notamment, dans un style un peu précieux (comme La petite maison dans la prairie). La nouvelle série nous propose un tout autre panorama, plus réaliste et de fait plus poétique. C’est aussi un véritable portrait de cette petite fille à l’imagination débordante et l’intelligence vive. Elle incarne tout à la fois marginalité et modernité d’esprit. Anne parle, parle et parle (et les mots ont une importance toute particulière à ses yeux, elle déclare : « les grandes idées s’expriment par de grands mots ! »). Ce faisant elle prend plus de place qu’une enfant banale (à qui l’on apprend à se taire) et questionne le monde entier. Elle revendique également une certaine égalité avec les adultes, les hommes, parce qu’elle ne voit pas de raison logique à certaines bonnes manières ou mœurs (l’épisode où Anne a ses règles pour la première fois est particulièrement réjouissant ! ). C’est un personnage hautement contestataire et transgressif. Cependant, elle souffre de ses différences, plus encore peut-être parce qu’elle est dans une période de sa vie où le regard des autres est central, et se retient régulièrement d’être elle-même dans une communauté où elle est doublement étrangère : elle vient de Nouvelle-Ecosse (du continent) et ses origines sont obscures. Son intégration à sa famille, puis la communauté sera houleuse. C’est une personnalité complexe, enfant par la taille et ses rêveries, adulte dans la langue et certaines expériences douloureuses. L’histoire d’Anne n’est pas rose. D’enfance elle n’a finalement jamais connu que le mot. En effet, trimballée entre l’orphelinat où elle était martyrisée et les familles « d’accueil » par lesquelles elle est exploitée et battue, elle n’a jamais été protégée ou aimée. Pourtant, et c’est là sa grande force, elle n’a rien d’un personnage pitoyable (son imagination est son arme).

La réalisatrice explique que la force réaliste de cette nouvelle adaptation est presque documentaire dans la précision des détails dans le décor mais aussi les costumes (la manière de griller le pain directement sur le poêle, les petits pots de yaourt qui refroidissent dans le ruisseau, le pardessus brodé du lit…). Les scènes de nuit sont éclairées à la bougie uniquement. Très régulièrement, on serait tenté de mettre « pause » pour observer l’image comme un tableau, portrait ou paysage.

La série est disponible en streaming sur Netflix depuis Mars et la saison 2 est prévue pour 2018.

La série est un délice, on la boit d’un trait et on y revient pour mieux voir encore. Un délice, « that’s the right name, I know it because of the thrill » (Anne to Mattew).

CultureSéries

Jane The Virgin : la saison 4 disponible !

Posté par Loupche 10 novembre 2017 0 commentaire
Je profite de la sortie de la saison 4 de la série Jane The Virgin pour t’en faire la promotion, parce que c’est une série que je suis depuis des années ! Si l’une de mes principales motivations est d’admirer le sublime Justin Baldoni (Rafael Solano dans la série), il y a de nombreuses autres raisons d’y trouver son compte et de passer un bon moment !

C’est quoi Jane The Virgin ?

C’est l’histoire de Jane Villanueva, jeune adulte vivant avec sa mère et sa grand-mère à Los Angeles et qui a fait le voeu à sa grand-mère catholique de rester vierge jusqu’au mariage. Seulement voilà, dans les premières minutes de la série, Jane se fait artificiellement inséminée par erreur et tombe enceinte. Et comme cela ne s’arrête jamais là dans Jane The Virgin, il se trouve que le sperme appartient à Rafael Solano, le patron de Jane, et que le copain de Jane, Michael Cordero, va la demander en mariage. Ah, et tu sais quelle gynécologue a inséminé Jane ? La soeur de Rafael. Et là je ne t’ai spoilé que les trente premières minutes du premier épisode.

Pourquoi j’adore Jane The Virgin ?

  • Parce que ça ne s’arrête jamais, et quand tu penses que les scénaristes ne pourront pas aller plus loin, ils vont beaucoup plus loin.
  • C’est très drôle, mais aussi dramatique, tu ris et tu pleures, tes émotions sont très vite accrochées.
  • Le style de la série s’inspire des telenovelas latinoaméricaines (dont le personnage de Jane est fan). C’est donc une forme de parodie mais qui finalement nous transporte et nous fait marcher.
  • C’est féministe, antiraciste, anti-Trump, pro-LGBT et toutes ces belles choses !

Pourquoi tu devrais regarder Jane The Virgin ?

Si tu aimes les séries où tu t’attaches aux personnages, extrêmement divertissantes et hollywoodiennes, cette série est pour toi.

Si tu aimes les retournements de situation et les éléments perturbateurs toutes les cinq minutes, cette série est pour toi.

Si tu apprécies une esthétique bien lisse et une immersion dans la vie californienne, cette série est pour toi.

Si tu me fais confiance, tu vas aller regarder le premier épisode et te faire un avis par toi-même ! Moi je t’attends au troisième épisode de la saison 4, d’accord ?
CultureFéminismeIdéesSéries

Peut-on être féministe et adorer Friends ?

Posté par MaryCherryTree 25 octobre 2017 1 Commentaire

 

Mesdames et Messieurs, je vous présente : la question qui me hante et m’empêche de dormir. Car je suis féministe, et addict à Friends depuis pas loin de 10 ans. Mais ces deux passions sont-elles inconciliables ?

 

Il est évident pour toute personne féministe ou pro-féministe que plusieurs éléments de Friends sont problématiques. Il y a une homophobie, ainsi qu’une grossophobie, qui sont latentes dans plusieurs épisodes (coucou les blagues sur Susan et Carol, ou les scènes de lycée avec Monica) ; mais ce n’est pas tout. Beaucoup de scénarios d’épisodes sont tout à fait sexistes : prenons par exemple « The One with all the poker » (saison 1 épisode 18) où non seulement les garçons savent jouer au poker et les filles ne savent pas au début, mais en plus elle se comportent comme de vraies cruches sans cervelles lors d’une partie (N.B c’est un exemple parmi beaucoup d’autres). Ça peut paraître bête et anecdotique dit comme ça, mais de telles scènes sont omniprésentes dans Friends

Evidemment, l’argument de l’humour peut ici être invoqué*. Malheureusement, la comédie n’explique pas tout, car ce genre de péripéties – aussi superficielles soient-elles –  témoignent de quelque chose de plus profond. Lorsque ces clichés sont sur-représentés dans nos médias, ils transmettent un message qu’on le veuille ou non. Ainsi une jeune fille qui regarde Friends sera forcément influencée par ce qu’elle y verra ! Dans le sitcom, les filles aiment le shopping, elles sont plus romantiques ; les hommes ne rappellent pas leurs copines et vont voir des matchs de hockey/basket. Bien sûr, tout.e vrai.e fan de Friends me reprochera d’avoir grossi les traits, et c’est pas faux ! Il y a heureusement chez les personnages une certaine réalité qui dépasse ces clichés genrés. D’ailleurs, il est intéressant de constater que les personnages les plus genrés de la série sont au final ceux qui, je trouve, ont le plus de profondeur réaliste : je pense à Rachel et Joey.

En fait, Friends est un digne représentant d’un phénomène que j‘aime appeler le « sexisme télévisuel bienveillant des années 90’ – 2000» , à défaut d’avoir trouvé un nom plus accrocheur. C’est quelque chose que j’ai pu remarquer dans de nombreux films et séries datant des années 90 ou 2000, particulièrement dans les comédies romantiques. Désireux de faire apparaître dans leurs scénarios des femmes indépendantes et fortes, des personnages féministes donc, beaucoup de scénaristes de productions « mainstream » n’ont fait que creuser les clichés. Parce que oui, cette fille indépendante est aussi très belle, accro au shopping et à ses copines ; elle est également souvent très seule et à la recherche de l’amour parfait. Et en face, évidemment, il y a l’homme parfait qui finira par la séduire. Il est indéniable que ça part d’une bonne intention : en représentant des personnages comme Rachel qui galère avec son petit boulot de serveuse mais qui est enfin indépendante ou Monica qui a une autorité bien plus affirmée que le reste du groupe, Martha Kauffman et David Crane ont sûrement voulu enfin représenter des « vraies » femmes… Mais ont oublié de s’éloigner d’autres clichés sexistes, allant même jusqu’à les renforcer pour la comédie. Laissez-moi vous dire que j’ai regardé un nombre inavouable de comédies romantique de cette période, et c’est le cas dans près de 99% des films.

N’oublions pas le personnage le plus problématique de Friends, Ross Geller évidemment. Si vous êtes comme moi et avez découvert Friends durant votre adolescence, alors peut être que vous avez, comme moi, pris un certain temps avant de réaliser à quel point Ross était un pauvre type. Vu de loin, il paraît plutôt chouette : très gentil, romantique, amoureux de la science… Mais de plus près, c’est pas joli joli. En dehors de son comportement avec les femmes en général (« Ouin ouin je suis gentil pourquoi toutes les femmes n’aiment que les hommes qui leur font du mal »  )  , la façon dont il traite Rachel est ABERRANTE. N’oublions tout de même pas que Ross est l’inventeur du nauséeux concept de la « friendzone » dans la première saison… Puis il est jaloux, hyper patriarcal et moralisateur, sans compter que même s’ils étaient on a break, franchement c’pas très cool de coucher ailleurs le soir de ta rupture et de vouloir le cacher à tout prix pour pouvoir te remettre avec elle, non ? Ross est tellement sexiste qu’il fait tout pour que la personne gardant sa fille ne soit pas un homme parce que « un homme nounou, c’est bizarre ». Il est le prototype du « nice guy », ce mec qu’on a tou.te.s connus qui pense que tout lui est dû parce qu’il est gentil, mais qui derrière cette façade est en fait misogyne et manipulateur.

 

Alors voilà l’état des lieux : Friends est rempli de clichés sexistes, de remarques homophobes, de personnages douteux. Mais Friends c’est aussi cette série qui aura toujours une place spéciale dans mon cœur de série-addict, celle qui me console et qui me réchauffe lors de journées pluvieuses. N’oublions pas que c’est aussi truffé de blagues non-sexistes hilarantes et d’une vraie tendresse; quand on regarde Friends on se sent toujours un peu représenté.e à l’écran.

Etre féministe, c’est avoir le choix d’aimer ce que l’on veut, que ce soit problématique ou non. Ce qui pose réellement problème dans Friends, et dans tout autre film/série sexiste, c’est son contenu et ce qu’il peut transmettre à des personnes (des jeunes mais pas seulement !) moins bien informées ou plus facilement manipulables. Le plus important c’est donc d’apprendre à tout le monde à savoir décrypter une représentation sexiste, tout en sachant assumer ses goûts et ses choix. Ce n’est pas facile, et la route est encore longue !

 

*Vous pouvez retrouver mon article sur ce sujet ici!