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Pourquoi on n’adore pas 13 Reasons Why

Posté par Loupche 5 mai 2017 0 commentaire

Hannah Baker, une élève d’un lycée américain se suicide et laisse des cassettes audio qu’elle a enregistrées. 13 faces, 13 raisons pour lesquelles elle s’est suicidée. Chacune de ces 13 raisons est en réalité une personne, et la volonté de Hannah est que ces cassettes soient écoutées par celleux qu’elle considère responsables et transmises entre ces personnes. La série nous fait accompagner Clay Jensen, ami de Hannah, durant l’écoute des 13 faces, nous permettant de reconstituer les conditions de son suicide.

Ce qui nous a plu :

Les identités et personnalités complexes des personnages sont très appréciables, ainsi que la diversité représentée méticuleusement (différentes couleurs de peau, orientations sexuelles, milieux sociaux…). Le suspens marche bien, on a envie que Clay arrive à l’écoute de sa cassette, on commence à recomposer les pièces du puzzle avec lui, on pleure, c’est dur, pour résumer les mécanismes hollywoodiens sont bien huilés. Et petit coup de coeur sur le personnage de Tony, mais chut on veut pas spoiler.

Le point très positif de cette série est sa portée éducationnelle : pour tou.te.s les adolescent.e.s qui n’ont peut-être pas encore la conscience des effets de leurs gestes, mots et actions, cette série se révèle très utile. Notre avis ? Elle devrait être vue dans les lycées et permettre une discussion autour du harcèlement moral, sexuel et les violences physiques et sexuelles. En somme, cette série Netflix est une excellente sensibilisation à ce que provoque le manque d’empathie.

Ce qu’on trouve pas top :

Déjà, le jeu de certains acteurs pourrait être amélioré et certaines situations sont particulièrement caricaturales (attention spoiler : quand Hannah commence à plonger dans sa descente aux enfers, c’est justement le moment où ses parents décident de se disputer entre eux).

Mais le problème que l’on a avec cette série, ce que si elle peut prévenir le harcèlement à l’école, 13 Reasons Why semble glorifier le suicide et lui donner un pouvoir énorme : celui de la vengeance sur les « responsables » du malheur de la suicidée. Par ailleurs, les 13 épisodes ne laissent aucune place à la possible aide d’autrui. Le monde entier semble être contre Hannah Baker et trouver un malin plaisir à la trahir, abuser d’elle ou la rejeter. La série semble faire passer comme message « personne ne peut t’aider si tu vas mal, tout le monde te tirera vers le bas, personne ne se préoccupera de toi, mais ne t’en fais pas, tu peux te tuer et te venger ensuite en enregistrant 13 cassettes qui vont les écraser sous le poids de la culpabilité ».

En gros, ce que l’on reproche à 13 Reasons Why, c’est de ne pas penser à ces jeunes qui se sentent déjà seul.e.s au monde et qui cherchent désespérément des raisons de ne pas se suicider. Alors si on leur donne 13 raisons en plus de se tuer, cette série risque de faillir à son but éducationnel et devenir dangereuse pour de nombreux et nombreuses adolescent.e.s.

Mon conseil de visionnage :

Il faut faire preuve de discernement quant au public confronté à cette série. Donc, si tu es affecté.e par des pensées suicidaires ou si tu as un.e jeune dans ton entourage qui pourrait y être trop sensible, sois attentif.ve aux pensées que cela pourrait provoquer ; et si j’étais toi, je ne la regarderais pas toute seule. Mais si tu ne te sens pas concerné.e par cette mise en garde, va donc faire un tour pour te faire ton propre avis sur la série ! Et si tu es au lycée, parles-en à tes professeur.e.s pour lancer une discussion sur ce sujet.

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Top 6 des séries HBO à voir absolument

Posté par MaryCherryTree 28 mars 2017 0 commentaire

 

Qui n’a jamais frissonné en entendant le « pssscchhh….paaaaam » de l’intro HBO avant sa série préférée ? Véritable monument de la production de séries de qualité depuis plus de 20 ans, HBO nous a tous fait rêver. Voici mon top 6, choisi avec beaucoup de difficulté!

Un commentaire? Un classement différent?  Une série à conseiller? Contactez nous sur contact@berthine.fr!

 

6. True Blood (Alan Ball ; 2008-2014)

Versez plusieurs litres de sang rouge écarlate. Incorporez doucement une histoire d’amour improbable entre un vampire et une télépathe, ajoutez une pincée d’humour absurde. Pétrissez la pâte jusqu’à obtenir un mélange de drame, de comique et de fantastique ; ça y est, votre série est prête !

Dans la ville fictive de Bon Temps, en Louisiane, humains et vampires tentent de cohabiter ; depuis qu’une firme japonaise a développé le « Tru Blood », hémoglobine sang pour sang (#lol) synthétique, ces derniers n’ont plus besoin de vivre cachés. Sookie (Anna Paquin) tombe amoureuse du vampire Bill Compton (Stephen Moyer) et découvre peu à peu son univers hors du commun…

On aime : Le mélange réussi de la satire, du fantastique, de l’esthétique et du gore qui font de True Blood un vrai divertissement.

On aime moins : La qualité très inégale des saisons (sept en tout)

 

  5.  Westworld (Jonathan Nolan et Lisa Joy ; 2016 –     )

Avant dernière production HBO à ce jour, Westworld ne fait pas les choses à moitié. Budget XXL, casting prestigieux (Anthony Hopkins, rien que ça !), scénario ambitieux… Tout y est. L’action se déroule plusieurs dizaines d’années dans le futur ; le parc d’attraction Westworld propulse ses visiteurs dans une recréation hyper réaliste du far-west américain, s’étendant sur plusieurs centaines d’hectares. Le parc est peuplé d’« hôtes », androïdes hyper-réalistes qui évoluent dans un boucle narrative soigneusement contrôlée, et d’ « invités », visiteurs en chair et en os qui sont tout puissants dans le parc. Tout se passe bien, jusqu’au jour où la boucle narrative de certains hôtes est rompue…

Westworld coupe le souffle. Son scénario est complexe et captivant dès le premier épisode. Les scènes crues et violentes, devenues une marque de fabrique HBO, rendent le tout d’autant plus effrayant.

On aime : L’ambiance à la fois western et futuriste ; et la BO est un délice !

On aime moins : Le scénario parfois trop intriqué et redondant.

     4. Game of Thrones (David Benioff et D. B. Weiss; 2011-    )

Je ne vais pas m’attarder sur Game of Thrones. Ceux qui ne l’ont pas vue en ont sûrement marre de nous entendre dire « Mais si regarde tu vas voir c’est génial !! » ; ceux qui l’ont vue…. Plus que quatre mois à attendre avant la saison 7, soyons courageux.

(la vidéo c’est juste pour se faire du bien)

   3. Rome (John Hilius et Bruno Heller ; 2005-2007)

Moins connue que les séries précédentes, Rome est pourtant un véritable bijou. Elle retrace les deux grandes guerres civiles romaines précédant la chute de la République, et l’avènement de l’Empire :  celle entre Jules César et Pompée (de -49 à -45) puis celle entre Marc Antoine et Octave Auguste (de -43 à -30). Rome est le fruit d’une co-production anglo-italieno-américaine, et a bénéficié d’un budget titanesque (un des plus élevés de l’histoire télévisuelle !). Les décors sont somptueux : on a l’impression d’y être. Loin de la Rome de marbre des péplums classiques, c’est ici un portrait de la « vraie » Rome qui est dressé. On y suit donc aussi bien l’histoire des nobles et des sénateurs (avec des apparitions d’illustres romains, comme Cicéron, Caton, Brutus…) que celle de deux soldats romains aux vies plutôt ordinaires, Pullo et Vorenus.

On aime : Le caractère très humain de tous les personnages, même les plus connus comme César ou Octave, et le travail monstrueux d’une équipe d’historiens afin que la série soit la plus réaliste possible.

On aime moins : La production a été arrêtée, faute de moyens, au bout de deux saisons seulement… Frustrant !

 

  2. Big Little Lies (David. E. Kelley ; 2017)

Petit dernier de la famille HBO (le dernier épisode est diffusé lundi prochain), Big Little Lies est une mini-série (7 épisodes de 50 minutes) hors du commun. Le casting y est plus que luxueux : Nicole Kidman, Reese Witherspoon (toutes deux également productrices), Shailene Wodley, ou encore Alexander Skarsgard y occupent des rôles centraux. Big Little Lies est une série policière qui se déroule à Monterey, en Californie, petite ville côtière où tout semble absolument parfait. Mais sous la couche apparente de perfection de chaque foyer, se cache de sombres secrets… Sorte de mélange entre Desperate Housewives et Broadchurch, Big Little Lies est un double mystère : on ne sait pas qui est la.e meurtri.è.r.e, mais on ne sait pas non plus qui est la victime ! C’est un vrai délice à regarder.

On aime : Le portrait réaliste de femmes modernes et l’ambiance maritime pesante.

On aime moins : Les quelques lourdeurs dans la réalisation, et un premier épisode un peu trop lent

 

1. Six Feet Under (Alan Ball ; 2001-2005)

La série médaillée d’or de mon classement serait également la gagnante toutes catégories confondues. Six Feet Under raconte l’histoire peu commune de la famille Fisher, propriétaire d’une société de pompes funèbres à Los Angeles. Après le décès de leur père, Nate et David Fisher doivent prendre les rênes de la compagnie familiale. Ils sont accompagnés de leur jeune sœur, Claire, et de leur mère veuve, Ruth. On suit pendant près de 63 épisodes (divisés en 5 saisons) les déboires de cette famille pas comme les autres. La plus grande force de cette série réside en la profonde humanité de ses protagonistes. Le thème de la mort est traité avec à la fois beaucoup de délicatesse et beaucoup d’humour (chaque épisode débute par une scène de mort !), et ce beau mélange donne non pas une série sur le deuil mais bien une série sur la vie.

On aime : Les acteurs toujours aussi bons les cinq saisons durant, l’humour noir, et la finesse des dialogues.

On aime moins : Rien du tout cette série est parfaite. (qui a dit qu’on était objectifs chez Berthine ?)

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On regarde quoi ce soir ? Broadchurch, of course !

Posté par MaryCherryTree 7 mars 2017 0 commentaire

Envie de procrastiner pendant près de 16 heures ? Envie de faire des insomnies ? Envie de pleurer toutes les larmes de ton corps ? Ne cherche pas plus loin, la série Broadchurch est faite pour toi.

Le soleil se lève sur Broadchurch, petite ville côtière fictive du Dorset (Royaume-Uni), et annonce le début d’une journée qui chamboulera la vie de tous ses habitants. Le jeune Danny Latimer, 11 ans à peine, est porté disparu puis retrouvé mort sur la plage. La ville fait appel à ses deux détectives, Ellie Miller (Olivia Colman) et Alec Hardy (David Tennant) pour enquêter sur les circonstances de cette mort terrible.

Le décor est donc installé, la pièce peut commencer : mensonges, ragots, suspicions, médias incontrôlables viennent se mêler à l’enquête. Chaque épisode est à la fois bouleversant, palpitant et complètement hypnotisant. Les images des falaises menaçantes et des flots bleus-gris de la Manche  font écho à ce curieux mélange de poésie et de drame qui habite chaque minute de Broadchurch.

On vous avait prévenus: Broadchurch c'est pas drôle

On vous avait prévenus: Broadchurch c’est pas drôle

Tout dans Broadchurch sonne juste, malgré son scénario truffé de rebondissements. Les personnages, même secondaires, sont complexes et réels, tout simplement, de telle sorte que chacun d’entre eux soit dépeint avec son lot de qualités et de défauts : on est loin de la dichotomie gentils vs. méchants habituellement si présente dans les séries policières. En plus – et c’est malheureusement tellement rare que c’est devenu un gage indiscutable de qualité – les personnages féminins y sont libérés de tous stéréotypes et bénéficient d’un réalisme frappant éloigné des préjugés sexistes. Et hop, un point pour Broadchurch !

Olivia Colman et David Tennant endossent les rôles des deux protagonistes avec des jeux d’acteurs impeccables.

Olivia Colman et David Tennant endossent les rôles des deux protagonistes avec des jeux d’acteurs impeccables.

Le suspens de l’enquête ne vient jamais parasiter la réalité de celle-ci, à savoir le deuil, la colère, et cette colère viscérale que provoque la mort inexpliquée d’un jeune garçon. De même, si c’est du sentimentalisme que vous cherchez passez votre chemin !

En fait, Broadchurch réussit l’exploit d’un parfait équilibre entre beauté et cruauté, entre rythme haletant de l’action et intemporalité des paysages, entre innocence et culpabilité.

En somme : à voir absolument, et maintenant que sa diffusion vient de reprendre avec les premiers épisodes de sa troisième et dernière saison, tu n’as plus AUCUNE excuses.