Dans la catégorie

Lecture/Ecriture

CultureLecture/EcritureSociété

Les expressions françaises [1/3]: Quand les animaux envahissent le dico

Posté par MaryCherryTree 5 juin 2017 0 commentaire

Sans même que nous nous en rendions compte, nos phrases sont truffées d’expressions, et pourtant nous les utilisons souvent sans même savoir d’où elles viennent ! Elles en disent long sur l’histoire de la langue française… Voici l’explication de quelques-unes d’entre elles.

Nos amies les bêtes ont le beau rôle dans la langue française. Globalement, les expressions comportant un nom d’animal représentent un peu plus de 70% de celles qu’on utilise ! Chose guère étonnante puisqu’ils font partie intégrante de notre culture et de l’organisation de notre société. En effet, il y a une importante corrélation entre le langage et la réalité de l’époque ; nos tournures de phrases, l’apparition ou la disparition de vocabulaire, et même certaines règles de grammaire varient en fonction de la société et la culture dans lesquelles le langage est utilisé (souvenez-vous, j’abordais déjà ce sujet lorsque je vous parlais de l’écriture inclusive). Ainsi, moutons, chèvres, cochons apparaissent peu à peu dans les expressions françaises antérieurement au 19ème siècle, au moment où l’élevage de petit bétail était toujours très courant dans les foyers. Mais à partir du 19ème siècle, la dichotomie ville-campagne se marque de plus en plus et chiens, chats, chevaux deviennent majoritaires dans l’apparition de nouvelles expressions !

De même, il est intéressant de constater l’évolution de la représentation linguistique qui est faite d’un même animal au fil des siècles. Prenons par exemple le chat : au Moyen-Age, le chat était un animal auquel on prêtait de nombreuses propriétés magiques et qui était associé à la sorcellerie voire au Diable. En plus, une puissante connotation sexuelle entourait cet animal mystérieux et langoureux… Quelques siècles plus tard, alors que la domestication du chat se faisait de plus en plus courante, notre félin préféré abandonne son aura 100% négative pour gagner une réputation d’être malin, joueur, et aimant, si bien que certaines expressions françaises reflétèrent ce changement !

Ainsi, l’expression « avoir un chat dans la gorge » apparaît au 12ème siècle environ. Mais peu de gens savent que cette expression a une origine sulfureuse ! En fait, le « chat » était alors un euphémisme sexuel… « Avoir un chat dans la gorge » signifie avoir une texture gélatineuse dans la gorge (on peut ici noter qu’il s’agit en plus d’un jeu de mot entre les homonymes  maton et  maton  en ancien français, l’un signifiant « chat » et l’autre « grumeaux »). Et cette texture gélatineuse était associée… au sperme.

C’est également pourquoi on dit « Appeler un chat un chat », c’est-à-dire arrêter de tourner autour du pot avec quantité d’euphémismes, et appeler les choses par leurs vrais noms !

Plus tard, apparaît « Donner sa langue au chat », c’est-à-dire rester silencieux et attendre qu’un autre, plus sage, vienne apporter la réponse à son problème. Et ce sage n’est d’autre que notre ami le chat !

 D’autres exemples d’expressions avec des animaux :

Etre ami.e.s (ou camarades, copains..) comme cochons, a pour origine un quiproquo étymologique. Le mot soçon (ancien français), venant du latin « socius », signifiait camarade ou associé. Il a lentement glissé vers « chochon », puis « cochon » ! Ainsi, être « copains comme cochons » voudrait dire « être copains comme camarades », ce qui est nettement moins imagé.

L’expression Avoir vu le loup (qui désigne aujourd’hui le premier acte sexuel d’une femme) vient, quant à elle, d’un mélange entre l’histoire de la chasse et des contes. En effet, la chasse au loup était considérée aux 15ème-16ème siècles comme un rite de passage pour les garçons, qui devenaient « homme » après avoir chassé le loup pour la première fois. Puis, l’apparition de la thématique du loup chassant les jeunes filles dans les contes faisant son apparition dans la culture littéraire (via des contes tel que le très connu « Petit Chaperon Rouge ») , « Voir le loup » devint le fait de devenir femme, et par extension de vivre ses premières expériences sexuelles.

[N.B : Le loup remplace le chat à partir du 15ème siècle dans son rôle « d’animal sexualisé » et de nombreuses expressions, aujourd’hui désuettes, utilisent le loup comme sous-entendu sexuel]

Etre coiffé.e.s sur le poteau (se faire arracher la victoire de peu) a pour racine étymologique les courses de chevaux. « Le poteau » désigne ici le poteau marquant l’arrivée des courses de chevaux, et les crins des chevaux sont « coiffés » par la vitesse du gagnant !

La poule a toujours été associée à l’idée de la peur, et de la lâcheté. Etre une poule mouillée est une contraction entre « être une poule », et donc être peureux, et « mollir » qui signifiait à l’époque « rendre efféminé », la femme étant alors associée avec ce qui était humide et mou. Etre une poule mouillée veut donc dire être un lâche mais, en plus, un lâche efféminé ! Et oui, nos expressions sont souvent très misogynes !

Est-ce qu’il y a des expressions dont tu aimerais conaître l’origine? N’hésite pas à demander en envoyant un mail à contact@berthine.fr ou en commentant ci-dessous et je l’intégrerai dans le volet 2 de cet article!

 

CultureLecture/EcritureSociété

Elsa n’avait pas que de belles mains

Posté par Ju le Zébu 7 mai 2017 0 commentaire

 « Donne-moi tes mains que mon cœur s’y forme
S’y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon âme y dorme
Que mon âme y dorme éternellement. »

Extrait , « Les mains d’Elsa », Le fou d’Elsa, Louis Aragon

Aragon, on ne l’appelle même plus Louis, il est si grand, ses mots sont renversants. Aragon, on ne l’appelle plus Louis. Elsa, on ne l’appelle pourtant pas Triolet. On cite rarement une artiste ou écrivaine simplement par son nom. Il y a souvent un prénom pour signifier qu’il s’agit d’une femme. Quelques contre-exemple me viennent : Despentes, Vigée-Lebrun… Après je cale.

Seghers_Aragon_&_Triolet_1942

Il y a quelque chose de fascinant à observer ce couple sur les photos en noir et blanc. Quelque chose de fascinant dans ce couple vieillissant et pourtant un peu hors du temps.

On l’appelle donc Elsa. Elsa est la muse d’Aragon. Elle n’a qu’un petit nom. Qu’il est problématique le statut de muse ! Soudain, Elsa n’est plus Elsa Triolet à nos yeux, nous, public, lecteur, élève en cours de français ou littérature. Elle est Elsa, l’Elsa d’Aragon. Nous l’associons toujours à ce grand nom, cette figure de la langue française, de l’engagement politique, de la résistance. Oui, la muse est un objet, elle appartient à son poète, à son musicien. Bien sûr, ensemble Elsa Triolet et Louis Aragon forment un couple emblématique. J’adore la langue de Louis, et j’aime les romans d’Elsa. De ses dix doigts, elle ne faisait pas que recueillir l’amour de Louis, elle écrivait, traduisait, travaillait. Oui, Elsa n’était pas seulement un objet de contemplation passif. Pourtant en cours de français, au collège, au lycée, à la fac, on nous disait seulement (et encore si on le disait) que Aragon était marié à Elsa Triolet qui était elle aussi écrivain et qu’il avait écrit de magnifiques poèmes pour elle. Une fois seulement, un prof durant ma licence a déclaré : « Aragon était fou d’Elsa Triolet qui écrivait peut-être même mieux que lui ». Elle n’écrivait donc pas seulement pour passer le temps.

Entre 1925 et 1970, Triolet écrit près d’une trentaine de romans, d’abord en langue russe puis française. Elle rédige également des articles de presse et traduit du russe au français.

L’été dernier, j’ai lu Roses à crédit (1959). Ce roman est le premier de la trilogie L’âge de Nylon. Dans ce cycle, Triolet souligne les bouleversements économiques des trente Glorieuses et ses conséquences dans la consommation quotidienne de la classe moyenne montante. C’est l’entrée du plastique dans nos vie. Du nylon dans nos vêtements.

Roses à crédit est l’une de mes grandes claques littéraires. La clarté de la langue. Le réalisme. Ce conte qui ne tournera pas bien dans ce tourbillon de sentiments vrais mais troublés par un matérialisme quasi maladif. Plusieurs thématiques passionnantes forment la trame du récit : la relation entre ville et campagne, l’amélioration génétique de la culture (de roses), la montée des échelons sociaux (et la chute), le confort moderne et ses crédits… L’héroïne de ce roman est Martine. Elle grandit dans des conditions misérables et rêve du confort de la vie moderne. Dans cette quête de mieux-être, de bien-être, elle brûle petit à petit les ailes de son amour sincère. C’est en cela que le roman est terrible. On voudrait tout arrêter, dire à ces personnages qui se déchirent qu’il faut ralentir, que tout ne pourra pas être réparé. On apprend cependant aussi à apprécier cette vie d’apparence si facile, on sent l’odeur d’une époque. Une époque d’opulence. D’opulence en plastique.

Je vous en dis peut-être déjà trop. Cela ne gâche cependant rien au récit et à cette plume. Cette ambiance, cette puissance. Je me suis parfois sentie mal. Elsa Triolet nous parle en effet d’une face sombre de l’humain, l’humain qui poursuit sa route coûte que coûte pour chuter d’encore plus haut.

Si vous êtes d’humeur à lire, je vous copie la première page de ce roman édifiant. Nous sommes quelque part dans la campagne, Martine n’est qu’une petite fille au milieu d’une fratrie qu’elle méprise, d’une boue collante et miséreuse.

« C’était cette mauvaise heure crépusculaire, où, avant la nuit aveugle, on voit mal, on voit faux. Le camion arrêté dans une petite route, au fond d’un silence froid, cotonneux et humide, penchait du coté d’un fantôme de cabane. Le crépuscule salissait le ciel, le chemin défoncé et ses flaques d’eau, les vagues d’une palissade, et une haie de broussailles finement emmêlées comme des cheveux gris enroulés sur les dents d’un peigne. Derrière, un gros chien, broussailleux lui aussi, de race indécise, traînait sa chaîne avec un bruit solitaire. Son long poil était collé par la boue du terrain, une boue tenace, où l’on distinguait la pointe d’un sabot d’enfant, englué. Cette boue retenait aussi une roue de bicyclette sans pneu, un seau, un pot de chambre, d’autres choses indistinctes…Au fond, la cabane, comme une grande caisse vieille et sale, un assemblage de planches à échardes, clouées ensemble. Il n’y avait pas de lumière derrière la fenêtre aux vitres étrangement intactes pour un univers brisé. […] ».

Elsa Triolet, Roses à crédit, Chapitre I « Un univers brisé »

PS : Roses à Crédit a été adapté au cinéma par Amos Gitaï en 2010 (je n’ai pas vu le film et j’ai un peu de mal avec Léa Seydoux mais si vous êtes plus cinéphile que lecteur, il s’agit peut-être d’une bonne option pour découvrir ce récit)

 

CultureLecture/EcritureSociété

Une histoire de frontières, une histoire humaine

Posté par Ju le Zébu 23 avril 2017 0 commentaire

Je viens de terminer la lecture de Zinc (Zink, en néerlandais, Belgique) de David Van Reybrouk. Des sons en « ink » et en « ouk », voilà qui peut vous sembler un brin exotique ! L’auteur traite dans cet essai de l’histoire étonnante d’un petit bout de territoire perché entre la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne : la Calamine, Kalamijn. On y trouve le village de Moresnet-Neutre. Le connaissez-vous ? Je n’y ai jamais mis les pieds mais la région alentour m’est familière, c’est celle où a grandi ma mère. C’est elle d’ailleurs qui m’a glissé le livre en me disant : « Nous allions nous y promener et ramasser de petites fleurs blanches ». Les petites fleurs en question ne poussent que dans les sols riches en zinc. L’histoire de la Calamine débute, comme bon nombre de conflits frontaliers, avec l’exploitation de ressources. Le tracé des frontières n’a-t-il pas pour principale mission de déterminer qui peut exploiter un sol ? Les frontières sont abstraites. Elles sont invisibles. A moins qu’elles ne soient naturelles. On manque rarement une montagne ou un océan (mais rien ne nous empêche de les traverser). Mais entre les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique, dans ces plats pays où les maisons se ressemblent, où les langues sont sœurs, où les fêtes et coutumes sont partagées, où sont les frontières ? Il y a des gens. Cela vaut pour toutes les frontières du monde. Il y a des gens. Poser des lignes sur l’humain, mouvant, vivant, est source de drames.

L’enquête menée par Van Reybrouk se concentre sur un homme, un habitant de Moresnet : Emil Rixen. Les faits revêtent ainsi un aspect humain qui donne du sens à la portée des événements et des dates. Cet homme, né au début du XXeme siècle, aura connu tous les grands changements de son village, de son époque. Né « Neutre », il aura été tour à tour Allemand et Belge. Il aura servi deux armées, fui les rangs du Reich et tout de même été fait prisonnier durant plusieurs mois par les Alliés. Ses enfants déclarent : « Ce sont les frontières qui l’ont traversé ».

Au XIXeme siècle, le zinc est en vogue. Les Pays-Bas et la Prusse, suite à la chute de Napoléon (qui avait tracé des petites lignes partout et frappé à coup de Code) effectuent un redécoupage. Personne ne veut céder à l’autre la Calamine et son village de Moresnet. Puisqu’il en est ainsi, le traité d’Aix-la-Chapelle octroie provisoirement un statut juridique unique en Europe au village : la neutralité. Moresnet se voit greffé de « Neutre » pour une centaine d’années. Quelles sont donc les conséquences d’un tel statut ? Le village ne répond à aucune autorité étatique. Pas de monnaie locale, pas de taxe. Pas de roi ou de parlement. L’organisation politique se fonde sur celle de la mine, principale activité économique. Le contre-maître est également une sorte de garde-chasse. Le code napoléonien, qui a été effacé ou adapté partout où le général français été passé, devient le seul texte de loi appliqué.

Moresnet_Karte

Mais qui habite donc ce village grandissant ? De petits êtres bleus au chapeau blanc ! Mais non ! Les habitants de Moresnet forment un « ensemble cosmopolite local ». Emil Rixen est né d’une mère allemande dans une famille du village. Il épousera une Limbourgeoise (région du Sud des Pays-Bas). Peut-être a-t-il aussi appris le français. Peut-être même l’espéranto qui est choisi pendant un temps comme langue officielle. Ce mélange et cette tolérance sont l’essence de ces régions de rencontres culturelles et linguistiques. Loin d’être des « zones tampons » faisant office de gris dans une palette entre le blanc et le noir, entre deux nations, elles recouvrent une identité propre et unique.

La Calamine forme aujourd’hui le territoire de la minorité des Belges germanophones. Moresnet, sur les photos que j’ai pu voir, ressemble à n’importe quel village du coin. Ordinairement paisible. A travers cet essai, Van Reybrouk parvient à nous expliquer comment le dessin des frontières actuelles s’est fait et quel en a été le prix humain. Je retiendrais de cette lecture comment la mixité des langues, des personnes a été brisée par le jeu des nations, des nationalismes. Lorsque je me rends aux Pays-Bas, dans ma famille, cela nous prend moins de temps pour nous rendre à Aix-la-Chappelle ou à Liège que de faire un tour à Amsterdam. Le dialecte que nous parlons est plus proche de l’allemand que du néerlandais. Où sont les frontières ? Dans nos têtes.

Référence :

Zinc, David Van Reybrouk, Actes Sud,, Novembre 2016 (8,50€, env. 75 pages)

 

CultureLecture/Ecriture

Vernon Subutex de Virginie Despentes, tome 3 prévu pour le 24 mai!

Posté par MaryCherryTree 22 avril 2017 0 commentaire

Crédits photo: Couverture de Vernon Subutex I, Karim Adduchi, Getty Images.

Après des succès tels que Baise Moi (1993) ou encore Apocalypse Bébé (2010), le talent de Virginie Despentes n’est plus à prouver. Son style d’apparence cru et incisif est marqué d’une poésie sous-jacente bouleversante ; il n’y a pas à dire, Virginie Despentes est une grande romancière. C’est pourquoi il est d’autant plus étonnant que les premiers tomes de la trilogie Vernon Subutex soient encore meilleurs que prévus.

Vernon Subutex, c’est l’histoire d’un homme qui s’appelle Vernon (jusque-là, pas de grande surprise) qui a la cinquantaine ; ancien patron d’un magasin de disque, il tombe dans une spirale infernale après la fermeture de sa boutique. Ses amis meurent un à un, emportés tour à tour par le cancer ou encore la déprime. Puis il est expulsé de son appartement, et ainsi débute une longue cavalcade dans Paris.

Mais les gens de cette génération avaient été élevés au rythme de la Voix dans la Maison des Secrets : un monde dans lequel le téléphone pouvait sonner à n’importe quel moment pour te donner l’ordre de virer la moitié de tes collègues. Éliminer son prochain est la règle d’or de jeux dont on les a gavés au biberon. Comment leur demander, aujourd’hui de trouver ça morbide ?

 

Vernon Subutex I, Edition Grasset, page 21

 

La construction romanesque est remarquable. C’est une intrigue polyphonique, c’est-à-dire que chaque chapitre est centré autour d’un personnage différent (et de Vernon, à une transsexuelle brésilienne, à un membre des Jeunes Identitaires ou encore une adolescente musulmane très pieuse, je peux vous  dire qu’il y en a, des différences !). En tout, une petite vingtaine de personnages se tournent autour, se croisent, se connaissent, se rencontrent, et gravitent tout simplement autour du mystérieux Vernon Subutex, jusqu’à ce que leurs voix multiples se rejoignent en fin de roman.

On y retrouve tous les éléments si reconnaissables du style de Despentes : le tableau social réaliste, l’engagement féroce, et une façon de décrire chaque personnage avec tant de clairvoyance qu’il est impossible de ne pas s’y identifier, même avec les plus improbables.

La prunelle de mes yeux. L’expression peine à rendre ce qui lie le parent à son nouveau-né. La prunelle de ses yeux, on pouvait la lui arracher sans qu’il tombe – la moelle de mes os s’approcherait davantage, pour dire que ça parcourt tout ce qu’on est, et qu’il s’agit du lien qui s’établit, avant même qu’on soit capable de reconnaître son enfant parmi les autres. Il était à peine arrivé, et déjà la terreur avait rempli Patrice.

Vernon Subutex I, Edition Grasset, page 273

Exemple concret: le Patrice dont il est question dans cet extrait, père épanoui d’un nouveau-né, bat sa femme et vote FN.

Le second tome, plus lumineux, vient parfaitement compléter la noirceur du premier. Mais alors, quelles surprises nous réserve l’ultime épisode ? Réponse (très attendue !) le 24 mai. Si ce n’est pas déjà fait, il vous reste un gros mois pour lire les deux premiers !