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Fêter le printemps : Un livre, un film, une recette.

Posté par MaryCherryTree 6 avril 2018 0 commentaire

Les oiseaux chantent au petit matin, les jours s’allongent, les chocolats de Pâques vous font prendre quelques kilos et le pollen vous fait éternuer à longueur de journée : pas de doute possible, Dame Nature s’est réveillée et le printemps est parmi nous ! Pour fêter cette période du renouveau et des couleurs pastel, je vous propose un petit programme tout simple : Un livre, un film, et une recette.

 

 Un livre : Don Quichotte de Cervantès.

Le printemps, c’est l’âge des possibles. Avec le retour du soleil, vous faites un grand ménage et vous prenez de nombreuses résolutions : et si l’une d’elles était de vous (re-) plonger dans cet immense classique ? En près de 900 pages, ce chef d’œuvre a révolutionné la littérature européenne ; rien que ça ! Publié pour la première fois en 1605, Don Quichotte (ou L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche) est une parodie du roman chevaleresque qui était alors très à la mode, et des mœurs médiévales que transmettaient ces derniers. Le personnage principal, Alonso Quichano, est obsédé par les livres de chevalerie, qu’il collectionne de manière obsessive. Si bien que, consumé par son idéal romanesque, il s’invente une personnalité : il devient le Chevalier Don Quichotte, prend un écuyer (le paysan Sancho Panza), et sillonne les terres espagnoles sur un vieux cheval, Rossinante, qu’il prend pour un noble destrier…

Si ce roman me paraît particulièrement adapté à l’ère printanière, c’est parce qu’il offre à ses lect.eur.rice.s une belle réflexion sur l’imagination et sur les possibles. Certes, se lancer dedans n’est pas facile : mais une fois rentré dedans, vous verrez, il est difficile de s’en décrocher ! On a parfois du mal à croire que les mots ont près de 420 ans tant le propos est moderne ; et on s’attache très fortement à Don Quichotte qui représente toujours pour moi, à ce jour, un des personnages romanesques les plus fascinants du monde littéraire.

Que Dieu me protège! s’écria  Sancho, n’avais-je pas prévenu Votre Grâce de bien prendre garde? Ne l’ai-je pas avertie que c’étaient des moulins à vent et que, pour s’y tromper, il fallait en avoir d’autres dans la tête?

Sancho Panza à Don Quichotte , Livre III

 

Béni soit celui qui inventa le sommeil !

Don Quichotte, Livre II

Un film: La Vie aquatique (Wes Anderson)

Prenez des décors (trop) vifs, ajoutez une aventure rocambolesque, et une parodie de Jacques Cousteau, saupoudrez d’une bonne dose d’absurde et vous aurez La Vie aquatique, The Life aquatic with Steve Zissou en VO,  de Wes Anderson. Avec le formidable (et cultissime) Bill Murray incarnant Steve Zissou, mais aussi d’autres grands acteurs comme Cate Blanchett et Jeff Goldblum, ce film totalement décalé vous emmènera dans les tréfonds de l’univers andersonien. Steve Zissou est un océanographe tombé en désuétude, et qui décide de retrouver sa célébrité en poursuivant un requin-jaguar qui aurait dévoré son partenaire et ami Esteban de Plantier. Accompagné d’un groupe hétéroclite, il s’engage dans une folle épopée maritime. Ce n’est pas facile de trouver des mots pour qualifier ce film, parce qu’il est à la fois totalement absurde, mais il pose aussi des questions sur de réels sujets comme la famille et la célébrité, tout en dressant une satire très juste de Jacques Cousteau… Bref un OVNI cinématographique, rafraîchissant, drôle, parfait pour le printemps !

 

Le petit plus: Une BO quasi-entièrement constituée de reprises en portugais de chansons de David Bowie!

Une recette : Gnocchis aux pois gourmands et aux oignons

Alliez un grand classique de la cuisine italienne avec un légume de saison trop méconnu, pour un véritable moment de plaisir gustatif !

Ingrédients (pour 4 personnes) :

500g de gnocchis

600g de pois gourmands (une grosse poignée)

Un oignon rouge

De la sauce tomate nature

Du basilic frais

Huile, poivre, sel.

 

Préparation :

  • Préparez les pois gourmands : coupez les petites queues, enlevez les évetuenls fils sur la tranche des cosses, et lavez-les à l’eau claire. Ne les écossez pas ! L’enveloppe se mange tout à fait.
  • Faites bouillir les pois gourmands dans une large quantité d’eau, pendant 5-10 minutes.
  • Pendant que vos pois cuisent, coupez très finement l’oignon rouge et faites le revenir dans une grande poêle avec beaucoup d’huile d’olive (personnellement, je rajoute souvent un peu de sucre pour les faire caraméliser). Lorsque les pois sont cuits, rajoutez les dans la poêle, puis faites cuire à feu très doux.
  • En utilisant la même eau que pour les pois gourmands, faites bouillir vos gnocchis, entre 3 et 5 minutes. Une fois cuits et égouttés, mettez les dans la poêle avec les légumes. Recouvrez généreusement de sauce tomate, salez, poivrez, et laissez le tout cuire une dizaine de minute, pour que les gnocchis s’imprègnent de la saveur des légumes.
  • Servez dans un grand plat avec des feuilles de basilic frais. Vous pouvez rajouter un peu de parmesan, ou de l’huile d’olive, ou les deux !

Il ne vous reste plus qu’à déguster et à fêter, en famille, autour d’un bon plat chaud, l’arrivée des beaux jours.

CinémaCulture

La Mort de Staline, camarades, allez au cinéma !

Posté par La Petite Brune 4 avril 2018 0 commentaire

« Dans la nuit du 2 mars 1953, un homme se meurt, anéanti par une terrible attaque.Cet homme, dictateur, tyran, tortionnaire, c’est Joseph Staline. Et si chaque membre de sa garde rapprochée – comme Beria, Khrouchtchev ou encore Malenkov – la joue fine, le poste suprême de Secrétaire Général de l’URSS est à portée de main. »

C’est aujourd’hui que sort La Mort de Staline, le nouveau long métrage d’Armando Iannucci.

S’il y a bien des films à ne pas rater, La Mort de Staline en fait définitivement partie ! Pourquoi ? Parce que c’est la comédie satyrique de ce printemps. Tout est réuni, reconstitution historique au top, jeu de haut vol pour les comédiens et dialogues solides !

Armando Iannucci signe ici un film magistral. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce réalisateur, on doit à ce réalisateur In the Loop, sorti en 2009 et surtout la série Veep, satire politique qui suit une sénatrice devenue Vice-Présidente !

Mais ce bonbon du 7ème art ne serait pas ce qu’il est sans les comédiens, à savoir Jason Isaacs, Andrea Riseborough, Olga Kurylenko, Steve Buscemi, Rupert Friend, Jeffrey Tambor, ou Richard Brake.

Cette comédie franco-brutanique, adaptée de la BD éponyme de Fabien Nury et Thierry Robin, a tout bon du début à la fin. En effet, elle met en scène tout un esprit absent des salles obscures depuis de années. Ça ne dénonce pas salement mais touche du doigt des faits historiques avec un certain regard satyrique. Mais saviez-vous pour autant qu’à deux jours de sa sortie, le film a été interdit en Russie ? Signe d’une inspiration de faits réels bien réels !

Alors camarades, filez au cinéma (et si vous hésitez encore, allez sur notre compte Twitter, une surprise vous attend !)

CinémaCulture

« Wonder Wheel »: Woody Allen n’est plus ce qu’il était

Posté par MaryCherryTree 6 février 2018 0 commentaire

Un film de Woody Allen (2018)

Synopsis officiel: Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l’effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

Avec: Kate Winslet, Justin Timberlake, James Belushi

N.B : Je ne vais pas me lancer dans les méandres du débat sur la séparation entre l’artiste et l’œuvre pour le moment ; peut-être aurais -je le temps de m’exprimer plus amplement sur le sujet dans un autre article. Mais laissez-moi quand même faire une simple remarque : c’est étrange à quel point l’intrigue de son dernier film fait écho à la vie personnelle de Woody Allen et au scandale qui l’entoure !

Au centre de l’intrigue, il y a Ginny. Magnifiquement interprétée par Kate Winslet, cette ex-actrice au bord de la crise de nerfs valse entre son mari alcoolique violent, son fils pyromane, et ses migraines insoutenables, sans jamais savoir où poser les pieds. Quand soudain, Mickey déboule dans sa vie : ce maître-nageur, incarné par Justin Timberlake (qui n’a cesse de prouver qu’il est probablement meilleur acteur que chanteur…),  de vingt ans son cadet, réveille en elle une passion et un appétit pour la vie qu’elle n’avait connues que sur les scènes de théâtres. Mais leur idylle est troublée par la venue de la jeune Carolina (Juno Temple), la belle-fille de Ginny, qui est recherchée par son ex-mari et qui déclenchera une violente jalousie chez Ginny.

 

Tout le long du film, le doute plane : où se trouve la limite entre le réel, et le joué ? Sommes-nous en train de voir le destin de personnages réels, ou est-ce une mise en abime cinématographique, où chaque personnage joue lui-même un rôle ? Car lorsque Mickey récite des poèmes, on ne peut s’empêcher d’avoir un petit sourire en coin en admirant sa fausse niaiserie ; et Ginny ne semble toujours pas sortie de ses vieux costumes de scène. La lumière qui baigne les personnages est souvent artificielle, elle aussi : entourés d’un halo rouge, orange, ou jaune, l’intrigue se plie et se déplie dans une étrange fausseté. Le seul personnage ancré dans le réel n’est autre que Humpty, mari de Ginny et père de Carolina, à la fois inquiétant et attendrissant.

Là réside la grande force de Wonder Wheel. En jouant sans cesse sur cette illusion du réel, Woody Allen nous fait douter jusqu’à la dernière minute sur ce que nous sommes en train de voir. Malheureusement, le scénario est terriblement plat… Lorsqu’on a été habitués à des chefs d’œuvre comme Match Point ou Annie Hall, il est difficile de retrouver Woody Allen dans ce film, notamment dans les répliques qui sont plus plates que des crêpes natures. L’intrigue est très prévisible et la fin, plus que décevante… Allen signe là un film peu distrayant bien qu’intéressant, à défaut de pouvoir mêler les deux comme ils savaient si bien le faire auparavant ; quel dommage !

Le petit plus : Une ambiance très réussie ; tout le film se déroule dans l’immense fête foraine de Coney Island dans les années 50’, B.O à l’appui ! Et un personnage hilarant bien trop peu exploité : le fils pyromane de Ginny.

Le petit moins : Le rythme trop lent, voire ennuyeux.

6.5/10

CinémaCulture

« Le Grand Jeu », la fresque bluffante d’Aaron Sorkin

Posté par MaryCherryTree 13 janvier 2018 0 commentaire

(film d’Aaron Sorkin, 2017)

Synopsis : Une jeune femme surdouée, en route pour devenir championne olympique de ski acrobatique, perd tout du jour au lendemain. Après s’être installée à Los Angeles pour commencer une nouvelle vie, elle est embarquée dans le monde du poker, et organise des parties clandestines où stars hollywoodiennes et autres milliardaires s’affrontent… Quelques années plus tard, cette « Princesse du Poker » est poursuivie en justice par le FBI.

Avec : Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner

 

Mon avis : Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’histoire de Molly Bloom est vraie. Tiré de son livre autobiographique, le film retrace avec élégance le parcours de la jeune femme dans le monde obscur des grands jeux de poker américains, ainsi que le procès qui en a découlé. Sans pour autant abuser des « flashbacks » (grande tare des biopics hollywoodien…), le scénario passe d’une période à l’autre sans trop d’efforts.

Le Grand Jeu (Molly’s Game en VO) est un film divertissant très réussi. Aaron Sorkin (créateur du fabuleux Social Network entre autres) capture bien l’ambiance frauduleuse, bling bling, démesurée des matchs de poker pendant lesquels des milliards de dollars sont brassés en quelques heures, et malgré la longueur du film (2h15 !) on ne s’ennuie jamais. L’actrice principale, Jessica Chastain, parvient à bien saisir l’ambiguïté du personnage qu’elle incarne et Idris Elba est merveilleux en avocat bienveillant. Toute la tension du film repose sur une question essentielle :où se trouve le curseur moral de Molly? Au final, n’est-elle pas la personne la plus morale de tout son entourage?

Un point positif: si Molly réussit, c’est grâce à son intelligence et son sens des affaires affûté. Les personnages qui l’entourent la sous-estiment constamment et rapportent tous ses succès à sa beauté. Mais il n’en est rien, c’est l’esprit de Molly qui l’a menée aussi loin, et non son corps.

Seule la relation entre Molly et son père trop exigeant (joué par Kevin Costner) est un brin trop mélodramatique pour être crédible. Globalement, sans que Le Grand Jeu ne soit un film exceptionnel, il est un excellent divertissement dans lequel je me suis laissé plonger à cœur joie.

8/10

Le petit plus : Une narration en voix-off très efficace, et plusieurs moments comiques réussis

Le petit moins : Un scénario trop prévisible… Et c’est très « américain » dans la réalisation!

 

(une gommette sera offerte à ceux ou celles qui ont repéré mon super jeu de mots dans le titre)

CinémaCulture

« Bienvenue à Suburbicon », la satire ratée de George Clooney

Posté par MaryCherryTree 12 décembre 2017 0 commentaire

(film de George Clooney, 2017)

Synopsis officiel: Durant l’été 1959, tous les résidents de Suburbicon semblent vivre leur rêve américain dans cette parcelle de paradis. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, entre les murs de ces pavillons, se cache une réalité tout autre faite de mensonge, de trahison, de duperie et de violence… Bienvenue à Suburbicon.

Mon avis: Tout est parfait à Suburbicon : le gazon y est d’un vert éclatant, les façades parfaitement entretenues, ses habitants sont heureux, la vie est paisible… Jusqu’à ce que deux événements viennent chambouler cet équilibre parfait : d’une part, une famille noire vient s’installer dans le quartier ; d’autre part, deux hommes braquent la famille Lodge en pleine nuit, et la marquent à jamais…

Il est très clair que les frères Coen, auteurs du scénario, et Clooney, réalisateur du film, voulaient ici dresser un portrait satirique des Etats Unis des années 50’ : habitants bigots et racistes, couleurs criardes… Mais il semblerait qu’au-delà de ce portrait du passé, il y a quelque chose de plus actuel. Difficile de ne pas faire le lien avec l’Amérique de Trump..

L’intention est louable, mais le film est raté. Les frères Coen, pourtant responsables d’incroyables scénarios ( The Big Lebowski, Fargo… ), manquent leur cible et nous livrent une histoire trop peu originale pour être décalée, mais trop décalée pour être vraisemblable, laissant les spectateurs dans un « entre-deux » qui met très mal à l’aise. Par ailleurs, la réalisation est tout à fait plate, ce qui fait que la majorité de l’intrigue tombe à l’eau et, au final…. On s’ennuie.

Heureusement, les acteurs sont impeccables. Matt Damon (dont la qualité de jeu semble s’améliorer avec l’âge !) joue très bien, mais c’est Julianne Moore qui détonne particulièrement, ; elle fait froid dans le dos, à tel point qu’on ne sait plus si elle est plus bête ou méchante !

Le petit plus : L’intervention hilarante de Oscar Isaac* en enquêteur d’une firme d’assurance vie

Le petit moins : Le reste du film

3/10

*Il est ici important de préciser que votre humble rédactrice de critiques ciné est une fan absolue de Oscar Isaac et le suivrait jusqu’au bout du monde ; l’objectivité de ce « petit plus » est donc à revoir.

CinémaCulture

Faut-il aller voir « Coco », le dernier Disney-Pixar?

Posté par MaryCherryTree 7 décembre 2017 0 commentaire

Un film de Lee Unkrinch et Adrian Molina (2017)

Synopsis officiel:  Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. 
Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révélera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel…

Mon avis: Dès les premières minutes du film, c’est très clair : Coco est une véritable merveille visuelle. Les couleurs chatoyantes, les petits détails dans chaque dessin, et la qualité de l’animation auront de quoi vous laisser bouche-bée. D’autant plus que ces prouesses visuelles servent à l’intrigue ; le jour des morts au Mexique est marqué par des décorations remarquables et très colorées, contrairement à nos traditionnels habits noirs de deuil !

Au Mexique, on est bien loin des mornes couleurs de deuil de chez nous!

Parlons-en, d’ailleurs, de ce dia de muertos: le film est truffé de références à la culture mexicaine. Je suis peu calée en folklore mexicain, et suis donc probablement passée à côté de plein de choses, mais certains clins d’œil m’ont fait rire de bon cœur. Mention spéciale pour l’improbable petit chien qui accompagne Miguel au Monde des morts et qui s’appelle Dante, et surtout pour l’hilarante parodie de Frida Kahlo. Depuis quelques années il y a un réel effort de la part de Disney de représenter à l’écran des civilisations spécifiques et leurs traditions (Vaiana, Rebelle…), et on ne peut que louer cet effort !

Mais Coco n’est pas seulement un bonbon pour les yeux, ou une comédie. Le dessin-animé nous livre aussi une jolie réflexion sur le deuil, la famille, la musique… Ca reste un Disney évidemment, donc ne vous attendez pas à une profondeur de scénario ou des retournements de situation surprenants ; mais dans un monde aussi sombre que le nôtre, ça fait parfois du bien de laisser son cynisme à l’entrée de la salle de cinéma et de se laisser emporter par des bons sentiments, non ?

Le petit plus : Une B.O originale qui, à une exception près, parvient à éviter les mélodies nunuches Disnéennes et donne vraiment la pêche !

Le petit moins : Un « grand méchant » un peu trop fade…

 8/10

CinémaCulture

Voir ou revoir « Dans ses yeux », oscar 2010 du meilleur film étranger

Posté par Gomasio 24 novembre 2017 1 Commentaire

El secreto de sus ojos, 2009, un film de Juan José Campanella

Synopsis officiel : 1974, Buenos Aires. Benjamin Esposito enquête sur le meurtre violent d’une jeune femme.
25 ans plus tard, il décide d’écrire un roman basé sur cette affaire « classée » dont il a été témoin et protagoniste. Ce travail d’écriture le ramène à ce meurtre qui l’obsède depuis tant d’années mais également à l’amour qu’il portait alors à sa collègue de travail. Benjamin replonge ainsi dans cette période sombre de l’Argentine où l’ambiance était étouffante et les apparences trompeuses…

Avec : Ricardo Darín, Soledad Villamil, Pablo Rago

Un thriller impeccablement ficelé

Il est des films dont on ne ressort pas indemne. Celui-ci en fait définitivement partie.  Adapté du roman La pregunta de sus ojos d’Eduardo Sacheri , Dans ses yeux réussit naturellement à être excellent là où on l’attend, à savoir un thriller mais il touche bien plus large : une histoire d’amour impossible dont l’ombre règne sur le film de la première minute à la dernière ; une critique déguisée mais aiguisée de la justice argentine sans oublier bien sûr une plongée dans les tréfonds des motivations psychologiques des hommes (avec un petit h).

Quand le scénario rencontre l’Histoire

1974, une jeune femme de 23 ans, Liliana, tout juste mariée, se fait violer et assassiner. Le policier Benjamin Esposito découvre son corps mutilé et décide de prendre cette affaire au sérieux en dépit des obstacles auxquels il doit faire face. Malgré des magistrats corrompus, qui souhaitent classer l’affaire au plus vite, Esposito, accompagné de Sandoval son meilleur ami, réussit à arrêter le coupable. Ce qui pourrait être la fin du film n’est finalement que le début de l’histoire. Deux ans plus tard, au moment où la junte militaire renverse la présidence de Isabel Martínez de Perón, le meurtrier est relâché pour venir garnir les milices de la dictature qui s’installe.

Quand l’amour rate son train

En parallèle, on suit l’histoire d’amour avortée entre Esposito et Irene, sa supérieure au moment de l’affaire. Belle, charismatique, fiancée à un homme riche, Irene est inaccessible aux yeux d’Esposito qui ne voit pas que son amour est réciproque. L’occasion manquée se cristallise dans une scène emblématique qui structure la temporalité du film  : la séparation sur le quai de gare, déchirante de nostalgie. 25 ans plus tard, les deux amants se retrouvent alors que Benjamin écrit un roman… sur l’affaire.

La justice ou la vengeance

C’est bien sûr le thème principal du film. Sans jamais verser dans le manichéisme ou le moralisme, le film confronte une justice institutionnelle corrompue à une justice personnelle vengeresse en nous laissant seuls juges. La position de chaque protagoniste évolue au cours du film entre ces deux extrêmes. Et chacun d’eux, à sa manière, nous demande jusqu’où nous sommes prêts à aller pour obtenir justice.

« Comment vivre avec le vide ? »

C’est peut-être la question centrale que pose le film. Celle qui parvient à tisser un fil entre l’amour et la justice.  Comment vivre sans amour ? Comment vivre sans justice ? Comment vivre sans passion ? Comment vivre en ayant perdu dans des conditions atroces la femme qu’on aimait ? 25 ans après la mort de Liliana, les questions semblent toujours sans réponse. Et pourtant…

 

C’est un chef-d’œuvre que signe ici Juan José Campanella.  Les flashback incessants nous invitent bien évidemment à nous poser la question du poids du passé et de l’intérêt de le remuer. Le film manie ces allers-retours à merveille. En deux heures seulement, les personnages principaux et secondaires sont dévoilés en profondeur avec chacun leur part de lumière et de noirceur. Le tout avec une telle complexité que notre colère première devient tristesse. Nous devenons spectateurs d’un drame, celui d’une justice incapable de la rendre.

 

 

 

CinémaCulture

Etes-vous prêt.e.s pour Star Wars VIII?

Posté par MaryCherryTree 31 octobre 2017 0 commentaire

 

Un article de Kajitrim.

Dans quelques mois sort (enfin) le 8ème opus de Star Wars, tant attendu par les fans… Mais, me diriez-vous cher lect.eur.trice, on était déjà paumés pour le VII, alors comment on va faire pour le VIII ? Et c’est là que l’humble fan de Star Wars que je suis vous vient en aide ! On va donc commencer à la fin de  Star-Wars VI : Le Retour du Jedi et vous expliquer ce qui s’est passé jusqu’ici ; vous pourrez ainsi passer pour le.la plus averti.e des fans intergalactiques !

 

Commençons par la fin (haha) du Retour du Jedi : l’empereur Sheev Palpatine et son disciple sith, Dark Vador (Darth Vader pour les puristes) meurent, et la deuxième étoile de la mort est détruite par la Résistance. C’est donc la déchéance du premier Empire Galactique, et ils cumulent défaites sur défaites. Ce qu’il reste de l’armée impériale se réfugie donc sur la planète Jakku (Oh tiens, mais quelle coïncidence ! La planète d’origine de Rey) un an après la mort de leur empereur, et se livre à l’ultime combat de l’Empire. Le combat est sanglant, mais la Nouvelle République (tout juste fondée) en sort vainqueur. Les derniers hauts fonctionnaires de l’Empire sont donc poussés à signer l’Accord Galactique.

Une cht’iote carte de galaxie Star Wars (Moi? Du Nord? Nooooon)

Cet accord stipule la fin des hostilités entre le Nouvelle République et le Premier Empire Galactique, ainsi que la restriction du territoire impérial à la Bordure Intérieure et au Noyau. De plus, l’Empire doit abandonner Coruscant, une grande partie de ses écoles d’officiers, et au recrutement d’une armée, les impériaux sont ainsi totalement à nu. Tous signent cet accord, sauf un petit groupuscule du nom de Premier Ordre, guidé par le Leader Suprême du Premier Ordre : Snoke (ne cherchez pas personne ne sait qui c’est). Le Sénat ne s’en préoccupe pas, car le groupe est trop petit, et il soudoie une partie des sénateurs afin de convaincre l’assemblée du caractère inoffensif de l’ordre. Pendant ce temps, le Général Hux et son patron Snoke commencent la conquête de planètes de la bordure Extérieure, la construction de Starkiller Base et l’enrôlement d’une armée.

Snoke, ce beau gosse intergalactique…

Tout ça est bien beau, mais nos chers personnages principaux disnéens, d’où sortent-ils ? Rey on ne sait pas, FN-2187 (alias Finn) fait partie des enfants enlevés pour devenir stormtrooper, Poe Dameron rejoint la Nouvelle Résistance fondée par la sénatrice Organa/Skywalker – inquiétée par la montée en puissance des dangereux extrémistes de Marine Le Pen Snoke. Ben Solo – fils de Leia Organa et Han Solo – rejoint la nouvelle école de Jedi de Luke Skywalker, avant d’être attiré au côté obscur de la force par Snoke, qui le met à la tête de l’organisation nommée « chevaliers de Ren » et le charge de détruire son ancienne école. Suite à la mort de tous ses élèves, Luke s’éxile sur une planète inconnue de tous. Han et Leia se séparent, effarés par la cruauté de leur propre fils, et Han se remet à ses activités de contrebande.

Je suis pas pro-empire, mais personne d’autre ne fait d’armures aussi belles! Bien blanches…

Commence le Réveil de la Force : Poe récupère une moitié de carte menant à Luke, et la donne à son (si mignon) droïde BB-8, avant de se faire emprisonner par Kylo Ren (anciennement Ben Solo). BB-8 rencontre Rey, FN-2187 sauve Poe et devient Fin. Ils s’écrasent ensuite sur Jakku ; Poe « meurt » et Finn rencontre Rey et BB-8, et ils se font courser par les Stormtroopers avant de s’enfuir dans le Millenium Falcon. Arrive enfin notre cher Han Solo ! Il repère son vaisseau, et le récupère (je passe les détails). Tout ce beau monde rejoint donc la nouvelle Résistance – où se trouve Poe (oh tiens ! Le bg est revenu d’entre les morts !) – sauf Rey, qui a entretemps été enlevée par Kylo Ren (Tiens donc, il semble avoir une légère addiction à la séquestration ce petit). Une mission est donc envoyée sur Starkiller base afin de sauver Rey et détruire la machine de Guerre déjà coupable de la destruction de 5 planètes. Sur Starkiller, Rey s’échappe, Han est tué par Ben et Rey bat Ben au combat de sabres. Poe débarque en X-Wing et détruit le destructeur de planètes (cette ironie !). Bref c’est la débandade, comme la fin du Nouvel Espoir (tiens, encore une coïncidence). Enfin, R2-D2 se réveille de sa longue sieste et révèle la 2ème moitié de la carte menant à Luke, que Rey rejoint.

Oh c’est beau… A votre avis lequel.laquelle a été payé.e 10 fois plus que l’autre? La jeune star féminine du film ou le vieux qui fait une apparition de 10 secondes?

Et c’est ainsi que la totalité de Star Wars VII se résume en 1 paragraphe ! Vous  êtes maintenant au courant de toute l’histoire qui mène à Star Wars VIII. Donc si vous vouliez dragueur.se professionnel.le de fans de Star Wars ; vous voilà au point ! Par contre les trekkies… vous feriez mieux de vous en éloigner !

 

Kajitrim.

CinémaCulture

« The Square », une palme d’or méritée?

Posté par MaryCherryTree 24 octobre 2017 0 commentaire

The Square, 2017, un film de Ruben Östlund

Synopsis officiel: Conservateur apprécié d’un musée d’art contemporain, Christian fait aussi partie de ces gens qui roulent en voiture électrique et soutiennent les grandes causes humanitaires. Il prépare sa prochaine exposition, intitulée « The Square », autour d’une installation incitant les visiteurs à l’altruisme et leur rappelant leur devoir à l’égard de leurs prochains. Mais il est parfois difficile de vivre en accord avec ses valeurs : quand Christian se fait voler son téléphone portable, sa réaction ne l’honore guère… Il se retrouve alors plongé dans une véritable crise existentielle.

Avec: Claes Bang, Elisabeth Moss

 

Vous avez sûrement déjà entendu parler de The Square. Lauréat plutôt controversé de la palme d’or à Cannes en 2017, il est indéniable que le dernier long-métrage de Ruben Östlund (le réalisateur suédois également à l’origine du très bon Force Majeure en 2011 ) a fait couler beaucoup d’encre. « Quel manque d’audace !  » s’était exclamé Télérama au lendemain de la cérémonie , à propos du choix du jury, présidé cette année par Pedro Almodovar, de couronner ce film : il est vrai que comparé à 120 Battements par Minute (Robin Campillo) , ou encore Faute d’amour (Andreï Zviaguintsev), The Square pourrait presque paraître fade. J’ai bien dit « presque » …

Comme son titre l’indique, dans The Square, tout est question de symétrie. Symétrie dans la forme d’abord, car les plans bénéficient tout au long du film d’une précision et d’une répartition tout à fait géométrique. Ces formes parfaites, ces personnages si bien alignés, contrastent avec la façon dont le personnage principal, Christian, est filmé : souvent, pour ne pas dire toujours, en décalage par rapport au reste du cadre. Comme si, dans une société si bien ordonnée, il sortait du lot.

On retrouve également cette symétrie dans la relation entre les personnages : d’une part il y a Christian, conservateur d’un grand musée d’art contemporain, qui conduit une très belle voiture et est toujours impeccablement habillé ; de l’autre, les plus démunis, voire les mendiants, dont la présence est omniprésente dans le scénario.

Le rythme du film est lent ; Östlund prend le temps de s’arrêter (parfois trop !) longuement sur certaines scènes. Et parfois, sans qu’on s’y attende, ça claque ! Soit par des scènes comiques plutôt réussies, soit par des scènes glaçantes qui font réfléchir (une scène est particulièrement marquante, celle du singe au gala, que je vous laisse découvrir… Pour l’instant, elle ne m’a toujours pas quittée). En fait, il y a une grande distance entre l’apparente froideur de la mise en scène, du décor et du scénario, et les bons sentiments que le film cherche à transmettre. C’est d’ailleurs son principal défaut : à force de jouer sur ces bons sentiments, la réflexion perd de sa saveur…

Il y a un côté indubitablement surréaliste à l’ensemble de l’oeuvre; bien que le scénario paraisse ancré dans la réalité au début, au fur et à mesure que les péripéties se déroulent on commence à se demander constamment où se trouve la frontière entre réalité et délire…

The Square est donc un pari ambitieux. C’est une véritable expérience de visionnage qui, à mon avis, aurait bénéficié d’une grosse poignée de minutes en moins et d’une exploration plus en profondeur de certains thèmes et personnages.

7.5/10

CinémaCulture

Des places à gagner pour le film « Au revoir là-haut » de Albert Dupontel

Posté par Maxima 22 octobre 2017 7 Commentaires

Synopsis officiel : Novembre 1918. A quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre et le lieutenant Pradelle qui, en donnant l’ordre d’un assaut absurde, brise leurs vies en même temps qu’il lie leurs destins.Sur les ruines du carnage de la Première Guerre mondiale, chacun va tâcher de survivre : Pradelle s’apprête à faire fortune sur le dos des morts tandis qu’Albert et Edouard, condamnés à vivre, vont tenter de monter une arnaque monumentale.

 Avec : Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Nahuel Perez Biscayart

 

3 lots de 2 places à gagner

Pour gagner vos places vous pouvez jouer en commentant l’article ci-dessous en mettant simplement « je participe » (veillez à mettre une adresse email valide lorsque vous commentez). Nous contacterons les 3 gagnants le 26 octobre au matin. Multipliez votre chance de gagner en retweetant le tweet suivant :

 

 

L’auteur Pierre Lemaitre nous parle de l’adaptation de son livre au cinéma.

 

Découvrez les secrets de la réalisation d’ Au Revoir Là-Haut