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Comment ne pas fêter la Saint Valentin

Posté par Ju le Zébu 14 février 2018 0 commentaire

(sauf si vous vous appelez Valentin.e)

Aujourd’hui nous fêtons les Valentin.e.s, à savoir les bienheureux portants ce joli prénom mais aussi un certain nombre de saints chrétiens comprenant quelques martyrs du IIIeme siècle, plusieurs prêtres, diacres, mais surtout le Saint Patron des amoureux, Valentin de Terni. Ce dernier aurait vécu au cours du IIIeme siècle. L’empereur Claude II le Gothique fait alors interdire les mariages chrétiens (afin d’envoyer plus d’hommes au front). Cependant, Valentin poursuit clandestinement d’unir les couples. Il est alors emprisonné puis exécuté. C’est au Veme siècle que le 14 février est choisi par l’empereur Gélase Ier pour célébrer les Valentins et surtout remplacer une fête païenne romaine qui avait encore un peu lieu entre le 13 et le 15 février, les Lupercales. La Saint Valentin ne prend une tournure galante qu’au XVeme siècle en Grande-Bretagne. L’événement garde aujourd’hui encore son importance dans les pays anglo-saxons et s’est évidemment répandu dans le monde entier.

On peut cependant ne pas être sensible aux nombreux télé-films diffusés sur nos petits écrans et trouver ridicules les pâtisseries en forme de cœur et trop sucrées vendu par deux. En fait, on peut raisonnablement penser que tout ce mercantilisme cliché ne va pas attiser la passion ou renforcer la tendresse des couples. On peut également souligner que tout ceci aurait tendance à cultiver une certaine pression sociale qui voudrait que l’idéal de vie soit un horizon à deux. Qu’être « seul.e » ou plus de deux n’est pas bien. Fêter l’amour est une belle chose mais elle ne s’achète pas et la célébrer une fois et puis l’oublier dès le 15 est sacrément hypocrite. Cela donne à ce sentiment universel si puissant un aspect bien volatile.

Pour toutes ces raisons et celles que nous n’avons pas évoquer on peut vouloir ne pas fêter cette journée. Voici une petite liste (non exhaustive) de choses pour le faire :

1. Levez-vous normalement le matin, de bonne ou mauvaise humeur, buvez une boisson chaude, partez travailler/étudier/glander.

2. Ne mettez pas de lingerie super sexy (sauf si c’est votre habitude) ou de parfum particulièrement aguichant (sauf si c’est votre habitude). Un slip propre n’est pas réservé au jour de fête, n’hésitez pas à changer vos chaussettes également.

3. Si par mégarde vous dessinez quantité de cœur dans vos marges, transformez-les en trèfles à trois ou quatre feuilles (en ajoutant quelques cœurs en plus !)

4. Offrez, le jour de votre choix, une rose à votre voisin/ami/compagnon parce que vous l’aimez bien/beaucoup et une bonne bouteille de rouge à votre voisine/amie/compagne (histoire d’inverser un peu le sexisme dans les cadeaux).

5. N’écoutez pas en boucle « Tea for two and two for tea » et « I will always love you » ou « Can’t stop loving you ».

6. Finissez votre journée en vous couchant satisfait.e de vous (sauf si vous avez fait n’importe quoi au travail/à l’école ou autre raison non professionnelle et que cela vous pèse).

Bonus : Dîtes-vous que vous êtes décidément quelqu’un de bien ! Presque un.e saint.e…

En fait, passez une bonne journée comme les autres et si elle ne l’est pas, faîtes en sorte que ce ne soit pas à cause de ce cher Valentin.

Bien évidemment, si vous aimez les petits cœurs rouges et les cupidons voltigeurs, ne vous privez pas de la Saint-Valentin. Faîtes votre vie !

Kiss, kiss, love <3

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Mon premier tatouage: témoignage et conseils

Posté par MaryCherryTree 4 février 2018 0 commentaire

 

Après des mois de réflexion, d’attente, d’interrogations, ça y est : je me suis enfin fait tatouer. Et vous, vous comptez sauter le pas ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que chacun vit son tatouage d’une manière différente. Pour certain.e.s, il s’agit d’un motif qui est lourd de significations et de projections personnelles ; pour d’autres, c’est l’esthétisme qui prime ; pour d’autres encore, c’est l’acte même de se faire tatouer qui porte tout le sens. Dons, si vous souhaitez vous faire tatouer pour la première fois, mon premier conseil serait de ne pas à tout prix chercher une signification mais suivre votre cœur et vos envies. Mais attention : le tatouage, et surtout le premier, n’est jamais anodin ! Bien sûr, il sera sur votre peau à vie ; mais aussi, s’il est visible il faudra toujours être prêt.e.s à l’assumer. Donc réfléchissez bien avant de sauter le pas.

Pour ma part, le chemin a été tortueux : j’ai hésité entre plusieurs motifs qui, bien qu’ils aient la même signification personnelle, ne se ressemblaient pas. En plus, j’ai été très exigeante dans mon choix d’artiste tatoueu.r.se, et il y a donc eu une grosse année entre le début du projet et sa concrétisation. Mais l’envie de me faire tatouer ne m’a jamais quittée, et je ne regrette pas une seconde ce temps d’attente : c’est si peu comparé à une vie !

Ensuite, en ce qui concerne le tatoueur ou la tatoueuse que vous souhaitez contacter, ce n’est jamais une bonne idée d’aller voir le/la tatoueu.r.se du coin par souci de rapidité ! Si vous n’arrivez pas à attendre plusieurs semaines voire mois pour votre tatouage, alors c’est que votre projet n’est peut être pas si certain que ça. Par ailleurs, il vaut mieux s’assurer que votre tatoueu.r.se est une personne à qui vous pouvez faire entièrement confiance (autant en terme de technique que d’hygiène) ; quitte à aller un peu plus loin ! En plus, n’oubliez pas que les tatoueu.r.se.s sont des artistes qui ont chacun leur style. Si vous voulez quelque chose d’un style particulier (manga, aquarelle, minimaliste…) il vaut mieux vous tourner vers un artiste qui s’y connaît dans ce genre de dessins, pour avoir le meilleur rendu possible !

Perso, j’avais un projet précis en tête, le rendez-vous allait être pris quand soudain…. J’ai « flashé » (c’est le cas de le dire, car les dessins « tout faits » d’un.e tatoueu.r.se que l’on peut adopter tels quels s’appellent  flash) sur le dessin de ma tatoueuse ! Il ressemblait beaucoup à ce que j’avais en tête, et m’a tout simplement sauté aux yeux. Faisant absolument confiance à la tatoueuse en question, j’ai directement réservé ce petit dessin qui est venu orner ma cheville 5 semaines plus tard. Il correspondait parfaitement à son style, car c’était un de ses dessins personnels, et à mes goûts : que demande le peuple ? Donc n’hésite pas à regarder du côtés de flashs proposés par certains artistes, tu pourrais y trouver le dessin pour toi .

Une fois le ou la tatoueu.r.se contacté.e (n’hésitez pas à dialoguer longuement avec lui ou elle, c’est toujours plus rassurant lorsqu’on est dans une relation de confiance, et je suis intimement persuadée que le feeling avec votre tatoueu.r.se joue un rôle important) , armez-vous de patience. Parfois c’est rapide ; mais parfois, il faut savoir attendre plusieurs semaines ou mois ! Cela fait partie du jeu. Une fois le jour J arrivé, no stress : dormez bien la veille (alcool proscrit la veille car ça fluidifie le sang et empêche l’artiste de bien tatouer !), venez accompagné.e si avoir quelqu’un d’autre avec vous vous rassure, mangez bien. Bien que se faire tatouer ne soit pas toujours très agréable, la douleur est rarement insurmontable et ça aussi, ça fait partie du jeu ! Ce n’est pas pour rien que le tatouage est souvent associé à un rite initiatique : il s’agit d’une véritable expérience qui, bien que difficile à décrire, vaut le coup d’être vécue malgré la douleur.

Et voilà, une fois toutes ces étapes passées, voilà que votre peau est joliment décorée ! Dans les semaines suivant votre tatouage, il vous faudra un peu le bichonner (rien de bien méchant ne vous en faites pas) pour assurer une parfaite cicatrisation. Puis toujours le recouvrir de crème solaire indice 50 lorsque vous l’exposez au soleil, car sinon gare au mauvais vieillissement des couleurs et aux effets potentiellement cancérigènes.

Le tatouage est de moins en moins lié aux significations qu’il avait auparavant : il ne s’agit plus seulement d’un acte de rébellion, ou un signe d’appartenance à un groupe ; c’est aussi une belle façon de s’approprier son corps, de le décorer, de commémorer des personnes, des revendications, ou des souvenirs ! Pour ma part, ce fut une expérience unique que je n’oublierai jamais.

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3 semaines après la sortie du nouvel (h)ebdomadaire : bilan

Posté par Gomasio 3 février 2018 0 commentaire

Le magazine imaginé par les concepteurs  de la célèbre revue XXI est né il y a maintenant 3 semaines. Ebdo, c’est d’abord un projet  mûri pendant 2 ans qui a réuni en deux mois des milliers de kiss kiss bankers et ainsi récolté 409 091 € avant la sortie du premier numéro – ce qui en soit est déjà un événement dans la presse écrite.

Nous avions interviewé il y a quelques semaines le rédacteur en chef du magazine qui nous disait “qu’Ebdo n’appartenait à personne à part à lui même” soulignant ainsi la plus grande originalité du journal : ne pas avoir de publicités. On le lit sur leur site et dans le journal, leur objectif est de faire d’Ebdo un objet social, indépendant et collaboratif. Qu’en est-il réellement ?

J’ai acheté les 4 premiers numéros et je ne vais pas faire monter le suspens plus longtemps, j’ai accroché totalement. Je me suis même abonnée, c’est dire. Il se présente comme un magazine “lambda”, on y trouve des reportages, des conseils cultures, des bd et même des recettes et des jeux.

 

Pourquoi lire Ebdo ?

 

La forme :

– son prix : à 3€50 le magazine, il réussit à être l’hebdomadaire d’actualité le plus abordable

– le choix du tarif de l’abonnement : assez révolutionnaire, 4 tarifs sont proposés pour un abonnement mensuel (5, 10, 15 ou 20€). Ainsi, le lecteur/ la lectrice opte pour un tarif selon ses moyens financiers.

– le format : très agréable, plus petit que la plupart de ses camarades, il est léger, transportable n’importe où

– le graphisme global : ce n’est pas une condition nécessaire mais l’esthétique est chouette, les pages sont aérées et colorées

 

Le fond :

-la diversité des articles et surtout leur profondeur. Les reportages sont longs et de qualité (ce qui se faire rare ces derniers temps).

– le choix surprenant des sujets (“les cheveux” par exemple !)

– la fin du “tout savoir tout de suite” : les pages sur l’actualité “brûlante” représente seulement 10% du magazine. On les retrouve dans la rubrique “focus” (voir sommaire) principalement. Ce choix éditorial permet de traiter de plein d’autres sujets moins “in” mais tout aussi intéressants.

– La Source : une plateforme numérique qui recueille des récits, témoignages de lecteurs dont certains sont sélectionnés et publiés dans le journal dans la partie “paroles” (voir sommaire)

 

Le magazine a reçu un accueille mitigé de la part du reste de la presse comme en témoigne cet article. Certaines critiques sont recevables (d’autres sont gratuites). Petit bémol par exemple, selon moi, un magazine « novateur et révolutionnaire » aurait pu faire le choix de ne présenter que des recettes végétariennes  – ou au moins de saison – ? La couverture du premier numéro n’était pas esthétiquement une réussite, ce qui a surpris, mais témoignait aussi de l’humilité de l’hebdomadaire qui se veut accessible à tou.te.s. Sinon, tous les articles ne m’ont effectivement pas passionnée (les choix culturels de “personnalités” – si tant est que Serge Papin en est une – j’avoue que j’en ai un peu rien à cirer…). J’ai choisi les articles qui me tapaient dans l’œil. J’en ai aussi lu qui d’apparence semblaient ennuyants et m’ont finalement agréablement surprise.
De toute façon, il faut être réaliste, peu de personnes ont le temps de lire un magazine de bout en bout, chaque semaine. L’essentiel, c’est d’y trouver son compte le plus possible et Ebdo me semble répondre à cette exigence.

Ebdo nous rend aussi acteur/actrice puisque grâce à la plateforme « La Source », nous sommes libres d’interpeller les journalistes pour leur proposer des sujets de reportage.

Pour conclure, le grand point fort de l’hebdomadaire c’est… de faire du bien. C’est pointer du doigt les problèmes du monde mais aussi de mettre en avant les alternatives quelles que soient leurs échelles. Et c’est peut-être ça la révolution : avoir saisi que les gens en ont assez de ne lire que des nouvelles maussades et que l’on peut rester informé, curieux.se de ce qui se passe dans le monde sans avoir la boule au ventre à chaque fois qu’on lit le journal !

 

BuzzGeekSociété

Newmanity un webmail qui protège vos données… et la planète.

Posté par Gomasio 18 janvier 2018 0 commentaire

Newmanity qu’est-ce que c’est ? Cette start-up française lancée en novembre 2012 a d’abord voulu, à travers son site internet, lancer un réseau social adressé aux personnes sensibles aux questions environnementales mais qui tiennent à utiliser le web malgré tout. Ne réussissant pas à faire sa place comme « nouveau Facebook », la boîte n’a pas baissé les bras et propose désormais de nombreux services web comme l’hébergement de fichiers en ligne et… un webmail !

Pour découvrir Newmanity, rien de mieux que de se balader sur leur blog. Les auteur.e.s s’interrogent sur la webculture et ses enjeux. Ainsi, vous trouverez de nombreux articles qui traitent de la question de la confidentialité et la sécurité sur internet, des entreprises et de l’environnement : « Comment vos emails se retrouvent-ils dans des bases de données d’entreprises? » « PIA : gérer les risques majeurs pour la vie privée » … ou encore cet article très intéressant qui explique pourquoi chercher une alternative à gmail. Et c’est justement de ça dont je souhaitais vous parler.

Concernant les services proposés par Newmanity, il y a donc un webmail. Leur objectif est simple, ils souhaitent casser les codes de la messagerie et vous permettre :

Si vous êtes soucieu.x.ses des questions écologiques, vous n’êtes pas sans ignorer que naviguer sur le web pollue énormément. Sachez qu’envoyer un e-mail avec une pièce jointe d’1 Mo, c’est 20 grammes de CO2 émis. Vos mails ne sont pas stockés par magie et nécessitent le travail quotidien de data-centers, très énergivores. Pour remédier à cela, il existe des data-centers alimentés uniquement avec des énergies renouvelables, Newmanity a choisi d’utiliser le data center EvoSwitch, installé aux Pays-Bas.

En dehors de la protection de l’environnement, c’est la protection de vos données qui est au cœur du projet Newmanity. Comme on peut le voir à travers leur blog, pour Newmanity le respect de votre vie privée est primordial. Adieu les annonces ciblées, la vente des adresses emails aux entreprises…

L’inscription est un jeu d’enfant, il vous suffit de créer un identifiant et un mot de passe, aucune autre information n’est requise. Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas vous lancer !

Pour info, il existe une version payante de ce webmail pour les entreprises, pour la modique somme de 4€ par mois. D’après le magazine Terra Eco, 20% de l’argent récolté par ses abonnements est reversé à des actions écoresponsables choisies au préalable par les salariés.

Et j’ai gardé la meilleure nouvelle pour la fin, Newmanity se refait une beauté pour 2018 et ça c’est chouette. On attend de leurs nouvelles très prochainement !

 

 

BuzzFéminismeSociété

N’en déplaise à Mme Deneuve, le harcèlement n’est pas une forme de drague

Posté par MaryCherryTree 10 janvier 2018 0 commentaire

Dans une tribune publiée dans Le Monde mardi 9 janvier 2018 (vous pouvez trouver une version intégrale du texte gratuite ici) , cosignée entre autres par Catherine Deneuve, des femmes dénoncent le danger du « puritanisme »* sexuel qui menacerait notre société. Elles pointent du doigt la nécessité de différencier harcèlement et drague, de revoir l’ordre de nos priorités, de cesser de confondre l’artiste et son œuvre.

« La drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste » ; parmi les nombreuses déclarations problématiques du texte celle-ci, qui en est la deuxième phrase, en est la plus représentative, car elle se fonde sur une incompréhension qui structure le propos entier : ce que c’est que la drague.

Draguer quelqu’un c’est pourtant simple : exprimer un intérêt pour la personne, sans comportement dangereux, inapproprié ou déplacé, de façon explicite ou non, dans l’espoir de susciter un pareil intérêt chez la personne en face. J’admets que c’est un peu barbare comme façon de définir un acte aussi trivial, mais il semblerait que certain.e.s aient besoin d’une petite piqûre de rappel . A partir du moment où la personne en face n’est pas intéressée, persister lourdement ce n’est plus de la drague, c’est une agression. A partir du moment où votre comportement est physiquement ou psychologiquement menaçant (bloquer la personne dans un coin, la suivre, la menacer, interpeller un.e inconnu.e, voire le/la toucher, l’inciter à boire ou prendre des drogues, la faire culpabiliser…) ce n’est plus de la drague, c’est du harcèlement. A partir du moment où il n’y a pas consentement ce n’est plus de la drague, c’est du harcèlement.

Bien sûr que la drague maladroite existe : draguer maladroitement, c’est cette fille qui bat des cils tellement vite qu’elle frôle la crampe, ou ce mec qui pense que s’appuyer le coude contre un mur en boîte est toujours aussi séduisant que ça l’était dans les années 80’. Ce ne sont pas des comportements dangereux ; ce n’est donc pas du harcèlement.

Minimiser le problème de la sorte et accuser certaines femmes qui osent enfin lever la voix contre ce qu’elles ont vécu de nuire à la cause féministe, c’est nier une réalité sociale qui a des conséquences graves chaque jour. Comment peut-on être une femme, et donc avoir probablement vécu un ou des harcèlement(s), et défendre des hommes qui ont « pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser » ? Ce n’est pas un comportement normal, et encore moins acceptable, que d’imposer un contact physique intime à un.e inconnu.e. C’est un acte tout à fait déplacé qui ne doit pas être normalisé. Ce n’est plus de la drague, c’est du harcèlement.

Partir du principe que cela ne devrait pas être sanctionné a deux conséquences significatives. Premièrement, ça revient au même que de nier l’importance du témoignage. Certaines femmes ont souffert, et souffrent toujours aujourd’hui, de l’impossibilité de témoigner (à cause du tabou à ce sujet, de la peur des représailles, du traumatisme…) ; réduire ce qu’elles ont vécu à un détail ridicule, c’est nuire à la liberté d’expression et à un mouvement de libération. Par ailleurs, le harcèlement fait partie d’une grande bulle de violences systématiques faites aux femmes ; en « laissant passer » certains comportements violents et dangereux, on légitimise un ensemble d’actes dont certains peuvent être encore plus graves. La distinction nécessaire entre harcèlement et drague n’est pas un simple détail mais un élément primordial dans la compréhension du système sexiste dans lequel nous évoluons tou.te.s.

Les auteures de cette tribune osent comparer le mouvement #BalanceTonPorc à une dynamique totalitaire de dénonciation et de puritanisme sexuel. Ce qu’elles oublient, c’est que le premier ressort d’une société totalitaire est celui de la peur ; une peur que beaucoup de femmes ressentent à chaque instant dans leurs milieux personnels, professionnels ; la peur de se faire agresser, harceler. Les mouvements #BalanceTonPorc, #metoo, et plus récemment #timesup, ne mettent pas en cause la liberté de s’exprimer ou d’agir, mais sont au contraire des moteurs essentiels de la libéralisation des femmes et de leur parole partout dans le monde.

Voilà pourquoi, mesdames, j’aime ce féminisme que vous critiquez rudement. Car il s’agit d’un combat pour qu’on ait la liberté de choisir ce que l’on veut, d’être ce que l’on veut ; il s’agit de défendre la possibilité de marcher dans la rue, d’aller à une réunion, ou dans le métro, sans être mises en danger, ou menacées. Bref : on aimerait vivre tranquillement et en harmonie les un.es avec les autres, et pour cela il serait bien que vous cessiez de rédiger de telles bêtises.

*toutes les citations sont directement tirées du texte

 

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« Ils disaient que j’étais flemmard » : interview d’un dys’

Posté par Ju le Zébu 4 janvier 2018 0 commentaire

Est ce que tu saurais définir ce qu’est la dyslexie ?

La dyslexie, c’est confondre certaines lettres, genre le b, le d et le p, ou encore le w et le v, à l’oral comme à l’écrit. Enfin pour moi personnellement. Et quand je lis aussi. Du coup ça me fait confondre des mots.

Comment tu t’en es rendu compte ?

C’est mes parents qui s’en sont rendus compte, vers 6 ans, donc au CE1. Ils s’en sont rendus compte dès que j’ai commencé à écrire, et m’ont envoyé voir une orthophoniste. Les professeurs, à cet age là, s’en sont pas rendus compte : ils disaient que j’étais flemmard, que je n’écoutais pas en classe. Plus tard, vers le CM2, la 6e par contre, les profs me disaient que j’étais analphabète, c’était assez violent. On me reprochait d’être feignant, mais aussi d’être plus bête que la moyenne.

Du coup, comment ta mère a réagi ?

J’avais des cours particuliers avec ma mère, ou j’écrivais beaucoup de dictées, et je lisais beaucoup pour compenser. L’orthophoniste m’a beaucoup aidé : elle me faisait jouer à des jeux pour ne pas confondre les lettres. C’était vraiment bien, parce qu’on apprend plus facilement en s’amusant et ça m’a permis de ne pas bloquer sur la lecture et l’écriture. Par exemple, on écrivait des histoires ensemble, et je devais écrire des bouts de l’histoire. On corrigeait ensuite ensemble.

Tu as fais combien de temps chez l’orthophoniste ?

Du CP jusque en 4e. Ma mère a vraiment remarqué tôt qu’il y avait quelque chose chez moi, et que ce n’était pas de la feignantise. Elle a vraiment assuré, surtout qu’elle ne connaissait même pas l’existence de ce handicap, c’était aussi un monde nouveau pour elle, et elle s’est vraiment battu pour que je puisse rattraper mon retard en lecture et écriture. C’était des amis à elle qui lui ont conseillé d’aller voir un orthophoniste, pour voir si tout allait bien.

Ensuite, c’est l’orthophoniste qui a diagnostiqué la dyslexie. Suite à ça, ma mère en a parlé aux professeurs, et ils ont eu du mal à l’accepter, ils comprenaient pas. Ils disaient que c’était des excuses au fait que je sois un mauvais élève, et ils ne reconnaissaient pas du tout que j’avais un handicap. Après c’était surtout en primaire qu’ils étaient comme ça. Ils s’en foutaient complètement. Quand je suis rentré au collège, certains profs ont commencé à comprendre.

Est-ce que ça se passait bien avec les autres élèves ?

Avec les autres élèves c’était compliqué. J’ai déménagé au collège, et du coup mes anciens amis savaient que j’avais des difficultés donc ils me faisaient pas de réflexions méchantes, mais les nouveaux élèves ne comprenaient pas : il y avait des moqueries, et surtout ils ne comprenaient pas pourquoi j’avais un tiers temps, ils trouvaient que j’étais privilégié et que j’en avais pas besoin. Sans se rendre compte que j’avais un handicap, parce qu’il ne se voit pas. En fait le tiers temps, il me sert beaucoup car ça m’épuise énormément de me concentrer pour pas confondre les lettres. Quand j’étais petit, après deux heures de contrôle j’étais super fatigué, j’allais me coucher directement après. Et puis avec le tiers temps tu es dans une salle à côté, du coup, les autres élèves comprennent directement que j’étais pas comme eux.

Après, à partir du lycée, j’ai arrêté de demander le tiers temps, car c’était plus simple les cours au lycée (j’étais en bac pro), et qu’il y avait moins de cours à l’écrit. Et puis j’avais pas envie de me mettre dans une pièce tout seul aussi.

Est ce que ça a un rapport avec le regard des autres ?

Oui carrément, le jugement des autres m’a beaucoup affecté. Quand je suis arrivé au collège j’ai pris une claque, j’étais nouveau, et les enfants jugeaient beaucoup. Les années collège c’était vraiment les pires. Mais c’est aussi parce qu’il n’y a pas assez de sensibilisation. Franchement, c’est le cas pour tous les handicaps, on n’explique pas aux jeunes ce que c’est et que c’est déjà difficile à vivre, parce qu’il faut compenser, mais en plus de ça, si les autres se moquent, bah ça devient vite invivable. On a tendance à voir que les grandes bases du handicap, mais on sait pas ce que ça recouvre vraiment comme réalité.

Après, les moqueries se sont calmées au lycée. C’est sûrement parce que déjà j’en parlais qu’à mes amis les plus proches. Je n’ai pas pris le tiers temps non plus et j’en parlais pas à tout le monde, car je voulais pas revivre les années collège. Et puis aussi, j’étais en Bac pro du coup il y avait moins l’élitisme de « il faut bien écrire sans faute » par rapport aux bac généraux.

Est ce qu’il y avait d’autres personnes dyslexiques dans les classes ou tu as été ?

Oui, il y en avait deux autres, mais qui ne le disaient pas non plus. Je m’en suis rendu compte, car elles faisaient le même genre de fautes que moi. Et eux, ça n’a pas été pris en charge, alors que moi oui. J’ai eu beaucoup de chance de ce point de vue la, car ça m’a vraiment permis de compenser, j’ai lu beaucoup de livres, et beaucoup de BD. J’ai lu tous les Gaston Lagaffe par exemple. J’ai pas mal de chance car encore aujourd’hui j’aime beaucoup lire, et c’est quelque chose que la plupart des personnes dys aiment pas du tout, car il y a un blocage, ou que c’est dur. Dans ma famille, tout le monde lit énormément. Ça aide.

Maintenant que tu es adulte comment tu le vis ?

Bah beaucoup mieux, déjà parce que c’est très rare que je sois obligé d’écrire maintenant. La plupart du temps, je demande aux autres d’écrire à ma place, parce que j’ai quand même un blocage vis à vis de ça. Je me dis que j’y arriverais pas, c’est compliqué.

Est ce que tu as moins de difficultés avec un téléphone ou un pc pour écrire ?

C’est plus simple, car il y a le correcteur orthographique : j’essaye de bien écrire les mots, et ensuite même si je confonds les lettres, le correcteur va bien me l’écrire donc c’est vachement mieux.

Propos recueillis par Sarah  (amatrice de Shakespeare, jeux de rôle et bon p’tits plats vegan), interview donné par Gabin (doué de ses 10 doigts, cap de tout et fan de Gaston).

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Les 6 choses que je ne veux plus voir ni entendre en 2018

Posté par MaryCherryTree 1 janvier 2018 0 commentaire

Nous venons de fêter la nouvelle année ; alors que le champagne coulait à flots et que des chaleureuses embrassades furent échangées, vous avez sûrement souhaité à tou.te.s vos proches une bonne et heureuse année 2018.

Malheureusement, ces mots ne sont pas performatifs ; il ne suffit pas de les prononcer pour que l’année 2018 s’annonce meilleure que la précédente. Il lui faudrait un petit coup de pouce, une liste de points à éliminer, pour aller sur la bonne voie ; et, heureusement, Berthine est là pour ça !

1-Les licornes

Au début, c’était drôle, c’était mignon, c’était décalé… Mais maintenant STOP ça suffit ! A force d’avoir saturé les réseaux sociaux, les boutiques de déco, voire les habits, le délire des licornes est devenu tout simplement insupportable. Il est grand temps d’en finir.

2- Le débat sur l’écriture inclusive

Qu’on soit pour ou qu’on soit contre, il est indéniable que le débat autour de l’écriture inclusive a pris une place très importante dans l’espace médiatique, jusqu’à en effacer le sens véritable, et occulter d’autres débats. Cessons de dénaturer les problématiques que soulèvent la question de l’écriture inclusive en les médiatisant ad nauseam.

3- Un film « Fast and Furious »

Sans qu’on ne sache trop le pourquoi et le comment, il semblerait que chaque nouvelle année apporte un nouvel épisode de la franchise Fast and Furious. Bon, dans les faits, il n’y a eu « que » 8 films en 14 ans ; mais l’overdose de testostérone et de gros engins est telle qu’un seul film aurait suffit…

4-“Shape of you”

Toi qui te trémousses comme un.e dingue lorsque tu entends les premières notes de Shape of You, toi qui voues un culte à ce fameux petit rouquin, et qui la passes inlassablement à chaque soirée, tu es so 2017 ! Allez, on respire un coup et on innove, ce n’est pas comme si le monde manquait d’artistes différents.

5-Les fonds moches sur les statuts Facebook

Je ne sais pas QUI a fait le design des fonds Facebook, mais j’espère sincèrement que Zuckerberg l’a viré.e depuis. La kitschitude des dégradés de couleurs et autres décors dépasse toutes les limites de ce qui devrait être socialement acceptable, 2018 profiterait grandement de leur disparition totale. (en plus, une question me taraude : ça sert à quoi ??)

6-Le débat chocolatine / pain au chocolat

Au début, c’était drôle. Mais ça, c’était il y a 9 ans. 2018, année du grand chamboulement ? (Est-ce que vous dites « raisintine » ? Non ? Donc c’est bon on dit « pain au chocolat » et 2018 peut suivre tranquillement son cours)

 

Evidemment, cette liste n’est pas exhaustives ; un bon nombre d’autres choses, allant de Manuel Valls à l’expression « je dis ça je dis rien », devraient être définitivement supprimées de nos vies pour les faciliter grandement. Mais, d’après vous , sur quoi pourrais-je écrire des articles si je ne pouvais rager contre quelque chose ?

 

Quoi qu’il en soit, l’équipe de Berthine vous souhaite une heureuse année 2018 !

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BuzzCultureLecture/Ecriture

Petites suggestions de libraire (pour les jeunes lecteurs)

Posté par Ju le Zébu 14 décembre 2017 0 commentaire

Et voilà, il ne reste plus que dix jours avant le réveillon. Soit vous faites partie de ces gens très organisés, qui depuis le 15 novembre on déjà tout emballé et étiqueté au nom de l’heureux destinataire, soit vous commencez à stresser grandement, notamment pour votre sœur de 15 ans ou votre filleul de 12 ans. Pas de panique, offrez des livres ! Ils font toujours meilleur impression que n’importe quel gadget jetable. Le livre a de la valeur dans le temps et surtout une portée symbolique importante (objet de savoirs, d’évasion…). Pour les grands lecteurs comme pour les moins aguerris il y aura une bonne option ! Voici quelques suggestions de ce que vous pourrez trouver en librairie au rayon romans et B.D. Recommandés par votre libraire :

* L’aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux

Ce soir-là, Nine, 16 ans, devait aller à la fête de son lycée mais sa mère, Titania, l’emmène dans une cabane isolée au bord d’un lac, où repose le secret de son passé. Tout au long de la nuit, la mère va reconstituer le fil de sa vie, l’histoire de sa famille, qu’elle avait dû cacher à sa fille jusqu’à présent. Il s’agit d’une épopée familiale drôle et parfois tragique, aux personnages attachants. Anne-Laure Bondoux nous emmène au bord du lac avec Nine et sa mère, avec qui on aimerait rester toute la nuit durant, bien accroché.e aux pages du livres !

À partir de 13 ans : L’aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux, Gallimard, 14,90€

* Les Marvels, Brian Selznick

L’apparence de ce livre, hybride entre roman et roman graphique, respire déjà le merveilleux : sa tranche dorée, sa douce couverture violette, . Très bel objet mais aussi palpitante intrigue sur un support original (la partie graphique est plus importante que la partie textuelle). Les Marvels était une illustre famille de comédiens, jouant générations après générations sur la scène d’un grand théâtre londonien. Une famille mythique, légendaire. Dans les années 60, le jeune Joseph rencontre son oncle pour la première fois et découvre cet univers que ce dernier prend soin de maintenir en vie dans une maison qui semble figée dans le passé.

À partir de 11ans : Les Marvels, Brian Selznick, Bayard, 19,90€

* Nouvelle Sparte, Erik L’Homme

Récit de sciences-fiction dans lequel le monde s’est redivisé en trois puissances, dont la Fédération. Les piliers de cette dernière reposent sur les principes philosophiques, intellectuels, religieux et politiques de la Grèce antique. La ville principale est Nouvelle Sparte, cité idéale où sévissent cependant de nombreux attentats. L’Occidie est soupçonnée d’en être responsable. Valère, tout juste fait citoyen, 16 ans, est envoyé en mission d’espionnage dans sa famille occidienne qu’il ne connaît pas encore.

On découvre avec plaisir et une certaine surprise les rites de ce monde (re)nouveau mais aussi et surtout la langue d’Erik L’Homme qui crée ici une ambiance particulière par l’utilisation de termes un peu « novlangue » (on pense à 1984) mais aussi la construction des phrases (parfois un peu à la Yoda!). Il crée ainsi l’illusion d’une certaine distance dans la manière de penser et ressentir et tout à la fois une nouvelle intimité avec une langue que l’on connaît déjà.

À partir de 13-14ans : Nouvelle Sparte, Erik L’Homme, Gallimard, 13,50€

Vous trouverez également la trilogie Génération K de Marine Carteron, La Belle Sauvage de Phillip Pullman ou bien encore Sauveur et fils de Marie-Aude Murail ou bien Le Journal d’Anne Frank adapté pour la première fois en BD, Enola Holmes (édition collector) ou Solo !

Surtout n’oubliez pas de demander conseil à votre libraire 😉

BuzzCultureLecture/Ecriture

Le meilleur cadeau de Noël par M.-A. Murail

Posté par Loupche 10 décembre 2017 0 commentaire

Chez Berthine, nous nous sommes rendu.e.s compte que nous sommes quelques un.e.s à avoir dernièrement lu ou relu Marie-Aude Murail. Découverte pour certain.e.s, relecture pour d’autres, vous aussi vous avez peut-être lu et adoré certains de ses ouvrages (ou tous!).

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore (et il n’est jamais trop tard pour tomber dedans), il s’agit d’une « écriviatrice » des plus prolifiques et dont la bibliographie est bien longue à défiler. Lors d’une rencontre, elle déclare que son public va de cet âge-là, en désignant une petite fille d’environ sept ans, à celui-là, en serrant la main d’une dame sans âge et aux cheveux blancs.

Elle touche à tous les univers, toutes les ambiances mais toujours pour mettre en avant les caractéristiques de ses personnages et de leurs trajectoires. Ils ont pour point commun d’être en décalage avec le monde dans lequel ils évoluent, un peu perdus parfois et, surtout, ils portent en eux une sacrée force de subversion ! Touchant, drôle, émouvant (aux larmes par moments), le style de Marie-Aude Murail ne saurait que vous charmer. On devient boulimique de ses mots et de la vie qu’ils créent.

La semaine dernière, on vous a parlé de Miss Charity, et aujourd’hui c’est au tour de Sauveur & Fils, sa dernière série, dont le quatrième tome sort en janvier !

Sauveur Saint-Yves habite à Orléans et est psychologue clinicien. Il habite avec son fils Lazare, 8 ans, dans une maison dont le rez-de-chaussée est son cabinet de consultation. Il y reçoit une ribambelle de patient.e.s, de 4 à 70 ans, des familles recomposées, des adolescent.e.s, des couples, etc. Par l’écriture de Marie-Aude Murail, on s’attache aux personnes en les observant à travers les yeux de Sauveur, qui les revoit toutes les semaines. Par exemple, Ella Kuypens, 12 ans, c’est le mardi. Ella, elle aime s’habiller en garçon, et Sauveur l’aide à comprendre pourquoi. Margaux Carré, 14 ans, elle se scarifie. Gabin Poupard, 16 ans, il ne va plus en cours le matin et il joue toute la nuit à World of Warcraft. Et la liste continue. Mais Sauveur a aussi ses propres problèmes, notamment un secret qui le ronge et met en danger son fils — suspens…

Pour faire simple, Sauveur & Fils c’est un roman jeunesse que les adultes adorent lire, l’écriture est légère même quand les sujets sont lourds, les personnages sont incroyablement attachants et on accroche du début à la fin. Tu sais ce que tu ressentais quand tu lisais Harry Potter tard le soir, et que tu devais éteindre la lumière mais que t’arrivais pas à lâcher ton livre même si t’avais école le lendemain ? Bah ça m’a fait pareil avec Sauveur & Fils. Cette série est un parfait cadeau de Noël qui accompagnera tout en douceur les longues soirées d’hiver sous le plaid.

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Viens voir Disiz à l’Olympia le 6 décembre !

Posté par Loupche 4 décembre 2017 0 commentaire

Comment ça tu ne connais pas Disiz ? Tu n’as jamais écouté J’pète les plombs, single sorti en 2000 que les gens connaissent encore par coeur ? Tu n’as pas écouté ses onze albums sortis entre 2000 et 2017 ? Même pas son album de rock perdu au milieu du rap ? Tu n’as pas lu ses deux romans, pas vu Dans tes rêves, film dont il est l’acteur principal ? Tu ne l’as même pas vu jouer Othello en 2013 ? Et du coup, tu n’as pas lu notre dernier article sur lui (parce que chez Berthine, on le kiffe) ?

Bon, comme tu le vois ça fait beaucoup. Mais ne t’inquiète pas, pas besoin de connaître toute son oeuvre pour apprécier ses concerts. C’est un artiste total, et il amène sur scène ce besoin de créer, d’aller au-delà d’un simple concert.

« Plus qu’un concert, un concept » (c’est lui qui l’a dit)

A l’Olympia ce mercredi 6 décembre, aura lieu un concert culminant de la tournée « Pacifique Tour » de Disiz la Peste. Son dernier album, Pacifique (t’aurais pu deviner le titre mais je te le matraque quand même parce que c’est vraiment super et que tu devrais aller écouter), est un mélange de genres qui défie toutes les catégories dans lesquelles on pourrait placer un chanteur. C’est du rap ? Oui. C’est de la soul ? Oui. De l’électro ? Aussi. Du rock ? Eh oui. On trouve également toutes sortes de sujets dans les 20 titres de l’album, de la situation actuelle des migrants en Méditerranée (Poisson étrange, clip juste en-dessous) à l’amour (Menteur menteuse, La fille de la piscine) en passant par la colère (L.U.T.T.E) et la difficulté d’exister (Splash, Qu’ils ont de la chance).

En plus d’être un incroyable artiste, il est excellent sur scène et t’emporte où il veut, quand il veut. Alors, tu es convaincu.e ? Non, pas encore ? Tu veux un peu sentir l’ambiance à ses concerts pour voir si ça vaut le coup ? Alors regarde cette vidéo (juste en-dessous) qu’il a sorti ce week-end, et viens sauter avec nous mercredi ! Oui oui, Berthine y sera !